Politique

Fred a croisé la route de celui qui traverse la France à vélo pour rejoindre l’Elysée à son rythme décroissant : Clément Wittmann, sales candidat à la présidentielle. L’homme du virage de 2012 ?

Dimanche 6 mai 2012, clinic il est 20h. Sur le plateau de France Télévision, unhealthy David Pujadas se redresse et tente une posture qui se veut des plus solennelles : « Il est tout juste 20h, nous allons tout de suite découvrir le visage du nouveau président… et c’est Clément Wittmann, qui est élu Président de la République avec 53,4 % des voix… » Ce qui paraissait impensable il y a encore deux semaines s’est produit. L’écologiste du Parti de la décroissance devance largement la candidate du Front National, Marine Le Pen. Sur les écrans, l’image du vainqueur, le visage barré d’un sourire énorme, laisse la France médusée, partagée entre espoirs fous et gros coup de flip postélectoral. Ça fait rêver. Et Clément Wittmann a beau claironner dans son clip de campagne qu’il n’y pense pas en se rasant, faut bien avouer que ça aurait une sacrée gueule, un président décroissant.

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A Albertville, une famille en demande d'asile, avec un bébé de 21 mois, vient d'être placée en rétention. Philippe Masure, le maire de la ville, demande leur libération et le réexamen du dossier.

Le 20 septembre dernier, la police nationale interpelle à Albertville Gevorg et Arpine Poghosyan, respectivement âgé de 25 et 24 ans, et leur garçon de 21 mois. Ils sont ensuite remis à la Police aux frontières, puis placés le soir même au centre de rétention de Lyon Saint-Exupéry sur ordre du Préfet de Savoie. Cette famille arménienne, menacée dans son pays, est en fait arrivée en Savoie en 2008 pour chercher l'asile en France. Celui-ci leur a été refusé, comme c'est bien souvent le cas. Mais pour Philippe Masure, maire divers gauche d'Albertville, cela ne justifie pas ce qui se déroule depuis quelques jours. Il sera dimanche matin à 11 heures devant les grilles de la Préfecture de Savoie, au côté de l'antenne savoyarde du Réseau éducation sans frontières (RESF), pour réclamer leur libération et le réexamen de leur dossier. Interview.

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Au Col du Mont-Cenis, les Savoisiens ont affiché leur opposition au projet ferroviaire Lyon-Turin tout en faisant la promo de leur nouveau mouvement citoyen. Récupération politique ou engagement sincère ? 

Le 21 août, le Gouvernement provisoire de l'Etat de Savoie et le Mouvement des citoyens de Savoie (MCSE) organisaient la première journée du citoyen de l'Arc Alpin au col du Mont-Cenis, en Maurienne. « Les frontières sont des divisions entre les citoyens qui ont une culture et un passé commun, afin de mieux les asservir. Elles n'ont plus lieu d'être si nous voulons sauver le patrimoine végétal, animal, géologique, culturel et humain des Alpes », explique Jean Blanc, président du MCSE. Un rassemblement indépendantiste aux couleurs des No-Tav, cela peut surprendre. Pour les Savoisiens, il s'agissait d'afficher, sur le site où seraient déposées des roches supposées contenir de l’amiante et de l’uranium, leur opposition au projet de TGV Lyon-Turin... tout en faisant la promotion de leur nouveau mouvement citoyen. Un mélange qui n'est vraiment pas du goût de tout le monde, que ce soit du côté des No-Tav italiens ou des opposants savoyards du Modem et d'Europe-Ecologie-Les-Verts.

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En Savoie, deux associations de l'agglomération chambérienne, proches du Modem, viennent de rejoindre le camp des opposants au Lyon-Turin. Elles défendent le plan B par la ligne historique.

« Nous ne sommes pas des opposants pur et dur au projet, nous voulons simplement améliorer le trafic ferroviaire en Savoie. Et cette attitude pragmatique nous conduit aujourd'hui à dire fermement non au Lyon-Turin », précise d'emblée Cédric Richard – conseiller départemental du Modem et vice-président de l'association Défendre et servir La Motte. « Nous ne sommes pas les anti-CAC du Lyon-Turin, nous défendons le plan B par la ligne historique », ajoute son homologue Michel Gachet – conseiller municipal Modem à Cognin et vice-président de l'association Vivre Cognin autrement. Epaulés par Michel Martin – ingénieur en infrastructures ferroviaires et concepteur du plan B – et Alain Tamburini – ancien président de l'association La Motte Nature et Vie, un des opposants savoyards de la première heure au projet de TGV Lyon-Turin -, ils veulent « rétablir la vérité face à l'intoxication médiatique de Louis Besson qui manipule les gens pour imposer son projet ».

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Après Louis Besson, c'est au tour du conseiller régional Antoine Fatiga de défendre le projet du Lyon-Turin. Une liaison ferroviaire selon lui nécessaire pour mener une autre politique des transports. Interview. 

Le 30 juillet dernier, plus de 15 000 personnes ont à nouveau manifesté contre le projet de TGV Lyon-Turin entre Giaglione et Chiomente, dans le Val di Susa. Quelques savoyards étaient dans le cortège. « En passant par le présidio de Clarea, endroit où doivent se faire les travaux de la descenderie du Lyon-Turin ferroviaire (Ltf), nous avons pu constater que, contrairement à ce que dit l'Etat italien, les travaux de la galerie de la Maddalena ne sont pas commencés, et ce un mois après la date butoir pour avoir les subventions européennes », nous explique l'un d'eux. Pendant ce temps, de l’autre côté de la montagne, les Savoisiens préparent leur manifestation du 21 août au Col du Mont-Cenis. Quant à Louis Besson, il défend toujours cette nouvelle liaison ferroviaire transalpine (voir sa tribune). Tout comme le Front de gauche, dont le conseiller régional savoyard Antoine Fatiga, également syndicaliste CGT, nous explique ce soutien.

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A Annecy, une chaîne humaine s'est opposée au projet de centre des congrès que Jean-Luc Rigaut et Bernard Accoyer veulent implanter sur la presqu'île d'Albigny. Une mobilisation contre le vent du béton.

Après l'amendement au projet de loi Grenelle 2 remettant en cause la loi littoral (voir notre article) et le projet de stade de 42 000 places sur le Pâquier pour les cérémonies d'ouverture et de clôture des JO, (voir notre reportage), les rives du lac d'Annecy sont à nouveau menacées. Et cette fois par un vent très clairement bétonnant. Jean-Luc Rigaut – maire Nouveau centre d'Annecy – et Bernard Accoyer – député-maire UMP d'Annecy-le-Vieux – veulent implanter un centre des congrès sur la presqu'île d'Albigny, à proximité de l'Impérial Palace. Hors de question pour la Frapna 74, Les amis de la terre 74 et Lac d'Annecy Environnement qui ont organisé, le 19 juin dernier, une chaîne humaine avec plus de 600 personnes. Pour l'occasion, Bernard Bosson – l'ancien maire UDF d'Annecy – est une nouvelle fois sorti de sa retraite politique pour dire tout le mal qu'il pense du projet de son successeur à la tête de la ville.

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Plus de 500 personnes viennent de participer à la deuxième rencontre internationale de l'Etat de Savoie à Aix-les-Bains. Un coup de force du gouvernement provisoire et du nouveau Mouvement citoyen de Savoie.

Lors de notre première rencontre avec les représentants du Gouvernement provisoire de l’Etat de Savoie (GPESE) et du Mouvement des citoyens de cette même contrée (MCSE) (voir notre reportage), ceux-ci nous annonçaient, surs d’eux, la présence de 500 personnes pour l’événement qu’ils prévoyaient d’organiser le 12 juin à Aix-les-Bains. On était sceptique, mais, à notre grand étonnement, ils étaient en fait plus de 500 à être présents dimanche dernier pour la deuxième rencontre internationale de l'Etat de Savoie. La salle Lamartine du casino était pleine de sympathisants croyant dur comme fer à l'émancipation imminente d’un pays larguant les amarres françaises. Un vent de Savoie libre qui nous renvoyait quinze ans en arrière aux grandes heures du mouvement indépendantiste. On sentait presque comme un parfum de renaissance. Serait-ce vraiment le grand retour du nationalisme savoisien ?

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 Alors que projet de Région Savoie végête, le pôle métropolitain du Sillon Alpin prend forme. Ce projet de ville unique de Genève à Valence a le soutien de toute la classe politique savoyarde. Etat des lieux.

Suite à la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy, les pays de Savoie sont actuellement le terrain de grandes manoeuvres. Pour l'instant le flou domine. Hervé Gaymard et Christian Monteil, les deux présidents UMP des conseil général du 73 et du 74, souhaiteraient en profiter pour réunir les deux départements dans une mini-région. Le PS s'y oppose, le sénateur Thierry Repentin en tête, préférant « l'activation d'un réseau comme celui du Sillon Alpin » qu'il défend depuis le début des années 2000. La où ça se complique, c'est que d'autres élus UMP du coin désirent, eux, la création d'un pôle métropolitain transfrontalier franco-valdo-genevois. Une idée visant notamment à isoler Annecy. L’initiative est soutenue par le PS qui y voit l'occasion de reprendre un peu la main sur un département solidement ancré à droite depuis plus d'un demi-siècle.

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Avec Sarkologies, recipe Michel Maffesoli nous dit que Sarko est en fait le plus en phase avec son temps, et peu importe les sondages. Un livre inspiré par la postmodernité et Joseph de Maistre.

« Ne croyez pas que je sois prophète, je suis tout simplement un homme qui tire les conséquences naturelles des faits qu’il voit. » C’est par cette citation que Michel Maffesoli introduit son dernier livre, Sarkologies, traité ironique consacré à la personnalité de l’hôte de l’Elysée. Elle a immédiatement attiré notre attention, car elle est signée du Chambérien dont la plume est la plus illustre, Joseph de Maistre. Après Sollers (voir notre itw), voici donc une autre grosse pointure de l’intelligentsia française qui remet à l’honneur le divin maudit. Cette citation maistrienne n’est d’ailleurs pas la seule utilisée dans cet ouvrage par Maffesoli, lui qui avoue lire « de plus en plus Joseph de Maistre ». On pourrait presque croire que c’est pour ça qu’il s’est retrouvé attaqué de toutes parts dernièrement sur France 2, mais non, on l’accusait juste de fantasmer sur Sarkozy et la postmodernité.

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Les Savoisiens sont encore de retour... mais, cette fois, ça serait pour de bon, car un mouvement politique vient d’être créé.  Il a son programme et annonce la libération de la Savoie pour la fin de l'année.

En août dernier, nous vous parlions du retour de Jean-François Péronnier, premier président de la Ligue savoisienne (LS), dans le combat indépendantiste via un nouveau front de libération local, Pour la Savoie (PLS) (voir notre interview). Avec Fabrice Bonnard, cet avocat qui a écrit la fameuse question (voir notre reportage) posée au gouvernement par le député Yves Nicolin (voir notre interview), il incarnait le regain du mouvement savoisien. Depuis les choses ont bougé dans la chasse à l'occupant français. Fabrice Bonnard est devenu persona non grata ; PLS a été abandonnée au profit d'un Gouvernement provisoire de l'Etat de Savoie (GPESE) ; Pierre et Colette Biguet, deux anciens dissidents de la LS, semblent avoir pris les affaires en main ; la Confédération savoisienne (CS) est aussi dans le coup ;  un véritable parti politique avec un programme de libération vient d'être créé, le Mouvement des citoyens de Savoie (MCSE). 2011 sera-t-elle l'année de la Savoie libre ?

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