Tribune Libre

Lundi prochain, la Ville de Chambéry votera l'installation d'un système de vidéosurveillance. Une décision qui réjouit la droite locale, mais que conteste vigoureusement la Ligue des droits de l'homme.

Le 27 février prochain, le conseil municipal de Chambéry va voter une délibération relative à l'installation de caméras de vidéosurveillance dans certains quartiers de la ville. Coût estimé du dispositif : 250 000 euros, dont la moitié serait financée par l'Etat. Pour la majorité socialiste, l'objectif est « d'améliorer la sécurité des personnes et des biens et de lutter contre le sentiment d'insécurité ». Une position que partage la droite locale. Seuls les conseillers municipaux du Modem, du Front de Gauche et du NPA s’y sont opposés lors du précédent conseil municipal. Un appel a été lancée sur Facebook invitant les Chambériens à venir, caméra et appareil photo en main, soumettre les élus à la vidéosurveillance. Moins spectaculaire dans la forme, la Ligue des droits de l'homme a adressé un courrier au Conseil municipal pour dénoncer « une voie qui deviendra exponentiellement liberticide » en lui faisant la morale républicaine. Une lettre de passionné que nous publions en intégralité.

 

Cela fait plus de quinze ans que Marcel Girardin observe l’évolution du projet ferroviaire Lyon Turin. Il nous fait parvenir aujourd’hui une tribune remise hier matin au commissaire enquêteur.

L’enquête publique sur les accès français jusqu’à la «  future gare internationale voyageurs » de Chambéry, située sur l’axe du futur tunnel ferroviaire de base du Lyon-Turin s’achèvera le 5 mars 2012 en Savoie, en Isère et dans le Rhône. Cette étape administrative doit nous conduire à élargir notre vision avec, en tête, la défense des intérêts stratégiques de la France. Le caractère européen voire transcontinental de ce projet a été constamment mis en avant pour en justifier la noble motivation mais a été essentiellement porté et défendu par des élus locaux, aux ambitions surtout locales. Le 30 janvier dernier, Messieurs Thierry Mariani et Mario Ciaccia, ministres français et italien des transports, ont cependant signé, à Rome, un avenant au vieil accord franco-italien du 29 janvier 2001, portant sur la construction de ce même tunnel de 57 kilomètres de long dont l’achèvement est maintenant annoncé pour 2023 après l’avoir été pour 2012, alors que la date de 2030 paraît bien plus raisonnable.

 

Quand l'attention se porte sur l'avenir du projet ferroviaire Lyon-Turin, l’ACAC relève que pendant qu’on cause du train, les autoroutes, elles, gagnent encore du terrain.

Nous nous félicitons des nombreux avis actuellement donnés dans l’enquête publique des accès au Lyon-Turin ferroviaire (ndlr: voir notre article). Notre association rendra le sien, détaillé et argumenté, à la fin du mois de février. Celui-ci sera consultable sur son site internet www.acac73.org/ 

Mais n'oublions pas : pendant que nous débattons sur le Lyon-Turin ferroviaire, les projets autoroutiers avancent.

Comme l'indiquait, début janvier, l’Éco des Pays de Savoie, malgré la crise, il n'y a pas de limitation de vitesse pour les investissements des sociétés d'autoroutes... et toujours, pour nous, une grande absence de débat !


 

Un an après le dernier procès de l’incinérateur de Gilly sur Isère, l'ACALP dénonce l’inertie du parquet d'Albertville dans les suites du dossier de la dioxine.

Alors qu'il était visé par la procédure pénale dans le dossier de la pollution à la dioxine de l'incinérateur de Gilly sur Isère, le Syndicat intercommunal SIMIGEDA, propriétaire de l'incinérateur, s'est dissous. Il ne pouvait donc plus être poursuivi pénalement. Cette dissolution autorisée par l'autorité préfectorale, qui n'ignorait pas que le SIMIGEDA était poursuivi devant le Tribunal correctionnel, a permis aux élus d'éviter une condamnation pénale.

Souvenez-vous du procès de la dioxine à Albertville le 29 novembre 2010 et des déclarations péremptoires du Procureur de la République annonçant qu'il allait poursuivre sans tarder la dissolution du SIMIGEDA dans les trois mois. Et bien, plus d'un an plus tard, le Parquet d'Albertville n'a toujours pas donné signe de vie dans ce dossier !

 

Si les émirs ont le pétrole, les Savoyards disposent eux d’une ressource encore plus essentielle à la vie : l’eau. Mais qui devrait prendre en charge la gestion de ce précieux liquide ?

Tout le monde a en tête ces émirs du Moyen-Orient, qui, profitant de ressources considérables en pétrole, ont construit des empires où le pétrodollar est roi. Plus aucune limite ne semble arrêter ces magnats de l’or noir à qui l’on déroule le tapis rouge à la moindre occasion. Après les îles artificielles destinées à accueillir les milliardaires de notre belle planète, ce sont les clubs de football européens qui semblent être le nouveau divertissement de ces bédouins devenu multi-milliardaires. En ces temps particulièrement difficiles pour le capitalisme ultra-libéral, les comptes en banque (dans des établissement d’ailleurs au bord de la faillite) de nos amis qataris, saoudiens ou koweitiens attisent les pires convoitises. Cela se comprend, mais la question qui nous intéresse ici est en fait la suivante  : quelques individus ont-ils le droit d’exploiter à leur seul profit les ressources naturelles ?

 

Sur fond de régionalisation des structures contrôlant la qualité de l’air imposée par la loi Grenelle, l’association Air de l’ain et des pays de Savoie serait menacée. Notre air n'est pourtant pas celui de Lyon.

L’Air de l’Ain et des Pays de Savoie est l’association qui organise depuis une quinzaine d’années la surveillance de la qualité de l’air de nos départements (Ain, Savoie et Haute-Savoie). Elle lance, en coordination avec les pouvoirs publics, les alertes à la pollution. La loi Grenelle fait obligation aux associations agréées de surveillance de la qualité de l’air d’organiser le territoire national avec une seule association par région. Jusqu’à présent, elles sont six en Rhône-Alpes, dont cinq sont déjà regroupées au sein d’un GIE : une dans le Rhône, deux en Isère, une dans la Drôme, une en Ardèche et une pour l’Ain et les Pays de Savoie. Trois régions qui avaient gardé des particularités locales sont aujourd’hui concernées par ce processus de régionalisation (le décret 2010-1268 précise que cette régionalisation doit entrer en vigueur au plus tard le 1er janvier 2012).

 

Si certains sont scandalisés par le dernier discours d’Eva Joly, y voyant une menace pour leur France une et indivisible, le MRS se réjouit de voir la candidate écologiste défendre sa position régionaliste.

Invitée à s’exprimer devant le congrès de la fédération Régions et peuples solidaires (regroupant 9 partis régionalistes dont le MRS), Eva Joly s’est présentée comme « la candidate de l’écologie et du fédéralisme ». La candidate d’Europe écologie à l’élection présidentielle a dénoncé le système centralisé unitariste français : « La France n’est pas Paris ». Elle s’est très clairement prononcée pour une VI° République fédérale, parlementaire et citoyenne. Pour Eva Joly, l’autonomie politique des régions va de soi « parce que c’est la norme en Europe ». Réaffirmant le principe du fédéralisme différencié, c'est-à-dire l’idée que chaque territoire a ses spécificité et que chaque région doit donc disposer de compétences larges, de moyens fiscaux propres et de la possibilité d’adapter les lois et règlements à ses besoins propres.

 

Le projet immobilier « Centre Ville » à La Ravoire suscite de l’interrogation chez un de nos lecteurs. Il nous fait parvenir cette tribune dans laquelle il interpelle le maire Patrick Mignola. 

La commune de La Ravoire travaille depuis 2006 à un projet de requalification de son centre ville, en concertation avec les habitants. Ce projet  "Centre Ville" a pris la forme d'une Zone d'Aménagement Concerté, la ZAC Valmar, portant sur une surface de 10 hectares du centre de la commune. 1060 logements pour 80 000 m² de SHON (surface hors œuvre nette) y sont prévus, représentant un marché d'environ 240 millions d'euros (estimation: 3000€/m² à la vente). Environ 3000 habitants pourront y être accueillis, la commune en comptant aujourd’hui 8000. Pour La Ravoire, l'enjeu est donc l'un des plus importants des dernières décennies. Symboliquement et quantitativement, c'est un bout de ville majeur qui est en gestation ici, dont l'impact durera des siècles. Au regard des sommes en jeu et du prestige politique d'une telle opération, il semblerait que d'autres forces que démocratiques influencent l'objectivité des décideurs.

 


Page 1 de 5

Notre fil twitter

Vos produits savoyards

Bannière