Politique

Virginie Duby-Muller, député de Haute-Savoie, a déposé une proposition de loi afin que les Suisses habitant en France s'y déclarent comme résidents. Elle prône la transparence pour tous.

Il n’y a pas que les comptes en Suisse que l’on aurait tendance à oublier de déclarer. De l’autre côté de la frontière, c’est leur domicile que des milliers de personnes ne déclarent pas. Résultat, elles ne sont pas comptabilisées dans les habitants de leurs communes de vie effective. Celles-ci se retrouvent ainsi lésées aux niveaux de la taxe d’habitation, de la dotation de l’Etat (proportionnelle à la population d’une commune) et du reversement de l’impôt prélevé à la source en Suisse sur les revenus des travailleurs frontaliers. Autant de manques à gagner ayant incité la jeune députée UMP Virginie Duby-Muller à déposer une proposition de loi concernant tout particulièrement sa circonscription. Co-signée par plus de trente députés, elle devrait prochainement être discutée dans le cadre des niches parlementaires réservées à l’opposition. En attendant, son auteur nous confie pourquoi elle souhaite imposer aux habitants d’une commune l’obligation de se déclarer.

 

Les Alsaciens ont signifié un double non au projet de fusion régionale. Par la participation très faible au référendum, et par le vote du Haut-Rhin. Pas de quoi motiver les élus savoyards…

Non, c’est un non ! Le projet de fusion alsacienne a donc été rejeté par la population de cette région, et finit quelque part dans les eaux profondes du Rhin. S’appuyant sur un sondage publié début mars estimant que près des trois-quarts des alsaciens étaient favorables à la fusion, le « Oui » était donné largement favori (voir notre article). Au final, c’est surtout l’abstention qui à battu des records ce dimanche en Alsace. Seul 33,92 % des électeurs bas-rhinois se sont déplacés, contre à peine plus (37,18 %) dans le Haut-Rhin. Les choses étaient pourtant claires : pour que le projet passe, les votes positifs devaient représenter plus de la moitié des suffrages et au moins 25 % des électeurs inscrits dans chacun des départements. Or si dans le Bas-Rhin le « Oui » sort largement majoritaire (67,53%) il ne représente que 22,90 % des inscrits. Et dans le Haut-Rhin, c’est le « Non » qui s’impose assez nettement à plus de 55 %.

 

Quand la vie politique a des allures de chronique judiciaire, La Voix préfère causer du référendum alsacien de ce dimanche. Un vote pour une simplification administrative redoutée par les brigades républicaines.

Unie et indivisible. C’est ce qui attend l’Alsace et les Alsaciens demain, ou plutôt après demain, si le « Oui » l’emporte dimanche soir à l’issue du référendum sur l’unification de ses institutions.  « Approuvez-vous le projet de création d’une Collectivité Territoriale d’Alsace, par fusion du Conseil régional d’Alsace, du Conseil général du Bas-Rhin et du Conseil général du Haut-Rhin ? » Voilà la question à laquelle les 1,3 million d’Alsaciens appelés aux urnes devront répondre ce 7 avril. Depuis des mois, voire des années, le projet a mobilisé la classe politique locale. La plupart des élus locaux se sont rapidement rangés derrière un « Oui » franc et massif. Pourquoi ? « Le conseil régional et les deux conseils régionaux veulent fusionner pour simplifier le mille-feuille institutionnel, faire des économies et donner plus d’efficacité à la nouvelle collectivité », expliquait au Figaro il y a quelques semaines le président UMP de la région Alsace Philippe Richert.

 

Dénonçant « les échecs de plus en plus flagrant » de Jean-Luc Rigaut, Denis Duperthuy est déjà en campagne depuis des mois en espérant faire basculer Annecy à gauche l'année prochaine. Interview.

Après Lionel Tardy (voir notre interview) et Jean-Luc Rigaut (voir notre interview), c'est au tour de Denis Duperthuy de défendre sa candidature au poste de premier magistrat de la ville d'Annecy dans nos colonnes. Candidat socialiste déclaré depuis l'été dernier, il espère jouer les troubles fêtes en faisant basculer la préfecture haut-savoyarde à gauche pour la première fois depuis la Libération. Sur les bancs de l'opposition de gauche au conseil municipal, Denis Duperthuis dénonce depuis 2008 la politique menée par Jean-Luc Rigaut. Et il l'a affronté lors des élections cantonales de 2011. Une cuisante défaite. En 2012, il n'a pas non plus réussi à l'emporter face à Lionel Tardy aux élections législatives. Bref, deux tours de chauffe grandeur nature ratés. Mais avec une score en progression et un bon résultat pour François Hollande à la présidentielle, Denis Duperthuy affirme pouvoir faire basculer l'année prochaine Annecy dans l'escarcelle socialiste.

 

Le NPA souhaite instaurer la gratuité des transports en commun dans le bassin annecien. Les centristes sont contre, les socialistes hésitent et l'UMP est pour. Une utopie bientôt réelle ?

A Annecy, la campagne des élections municipales 2014 a déjà commencé. En octobre, le député UMP Lionel Tardy a lancé sa candidature (voir notre interview). Quelques semaines plus tard, Jean-Luc Rigaut se déclara candidat à sa propre succession (voir notre interview). Un air de déjà-vu, puisqu'en 2008 la droite et le centre s'étaient déjà affrontés pour briguer le poste de premier magistrat de la ville. Le conseiller municipal socialiste, Denis Duperthuy, est lui en embuscade depuis l’été dernier, espérant cette fois-ci jouer les troubles fêtes en faisant basculer Annecy pour la première fois de son histoire à gauche. Mais en ce début d'année 2013, c'est le conseiller municipal NPA, Philippe Métral-Boffod, lui-aussi candidat en 2014, qui tire son épingle du jeu. Il vient d’imposer dans le débat public l'un de ses thèmes de campagne : la gratuité des bus sur l'agglomération annecienne, « une réponse à un besoin social et environnemental ».

 

Deux élus du Pays de Gex ont émis le vœu de faire sécession avec le département de l’Ain. L’un d’eux, Bernard Tardy, maire d’Echevenex, nous dit pourquoi il veut rejoindre la Yaute.

En présentant ses vœux le mois dernier, Bernard Tardy, maire UMP d’Echevenex, en a émis un qui fait causer : le rattachement du Pays de Gex à la Haute-Savoie. Il renchérit ainsi sur la demande formulée par Gérard Paoli, conseiller général UMP du canton de Gex, de quitter l’Ain pour rejoindre la Yaute. Derrière tout ça, une histoire de gros sous et la remise en cause par le Conseil général de nos voisins de l’Ain de l’affectation du pactole genevois engendré par les frontaliers. Mais il y a aussi une logique de territoire et une réalité historique qui renvoient le Pays de Gex vers la Savoie et sa province du Genevois. Alors, pourrait-il la réjoindre 400 ans après avoir quitté nos ducs pour rallier la France ? Cela nous invite-il à imaginer une nouvelle collectivité savoyarde qui pourrait accueillir certains de ses voisins ? Bernard Tardy nous verrait bien tous dans un même département, mais il souligne surtout que l’avenir de son bassin de vie passe par une gouvernance transfrontalière.

 

Après avoir signé un édito en faveur de la dénationalisation des régions, Gilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef à Paris Match, revendique dans La Voix son indépendantisme breton.

Juste avant noël, Paris Match a publié un édito plutôt surprenant. Gilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef de son état, y fustigeait une France qui serait le seul pays où « chacun prend pour acquis que la nation est une et indivisible ». Renvoyant notamment au million de Catalans qui est descendu dernièrement dans la rue pour réclamer l’indépendance, l’éditorialiste constatait que l’air du temps était à la dénationalisation des régions, à l’instar de ce qui s’est passé dans certains pays de l’est. Dans ce contexte, la France est en retard d’une guerre avec son « rêve jacobin » qui piétine la vérité historique. En Savoie comme à Nantes, là où Jean-Marc Ayrault perpétue un déni de Bretagne confinant au ridicule, ce que déplore Gilles Martin-Chauffier. Bref, son édito nous a bien plu et il nous a donné envie d’interroger ce journaliste de renom qui assume ici tranquillement son indépendantisme breton. De quoi inspirer d’illustres Savoyards ?

 

Avant la manifestation contre le mariage pour tous, Bernadette Laclais réaffirme son opposition à un projet de loi qui remet en cause les fondamentaux de la filiation. En marchant sur des oeufs.

« Une intime conviction » l’incitant à voter non. Voilà ce qu’exprimait le 8 novembre dernier Bernadette Laclais dans une tribune publiée sur le site internet du quotidien Le Monde. En gros, parce que son propos n’était pas aussi explicite, prenant une forme très mesurée en vue d’éviter toute « provocation » que pourrait susciter l’opposition d’une députée socialiste fraîchement élue à une mesure emblématique du « changement » : le mariage pour tous. Elle se contentait en fait de réclamer une liberté de vote, émettant des réserves sur un projet de loi accordant le droit d’adopter aux couples homosexuels. Quelques jours avant la manifestation contre le mariage pour tous, à laquelle Bernadette Laclais ne participera pas, La Voix revient avec elle sur le contenu de cette tribune. Et là encore, elle a souhaité peser chaque mot, imposant une interview écrite pour ce sujet ultra-sensible. Cela manque donc de réactivité, mais permet tout de même de mieux comprendre le son de cloche original de la maire de Chambéry.

 

Suite aux agissements des forces de l'ordre lors du sommet franco-italien, Noël Communod annonce que les opposants au Lyon-Turin vont porter plainte devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

Pour les opposants au Lyon-Turin, le sommet Franco-Italien où François Hollande et Mario Monti ont signé une « déclaration commune relative au tunnel Lyon-Turin » a été entaché « d’un déni notoire de démocratie ». Noël Communod – conseiller régional Europe-Ecologie-Les-Verts et président du Mouvement région Savoie –  l'affirme. Le 3 décembre dernier, de 7h30 au Fréjus à 20h30 à Lyon, il a vécu au plus près une liberté de manifester bafouée par le gouvernement socialiste (voir son récit). « On dit que la police française est la meilleure pour le maintien de l'ordre. J'en ai eu la preuve... Depuis lundi, je rêve toutes les nuits de robocop et des yeux des policiers que j'ai vu pendant des heures prêts à attaquer les manifestants », a-t-il expliqué à l'occasion de la manifestation annecienne contre les grands projets inutiles. S'interrogeant sur des agissements provocateurs, Noël Communod a également annoncé qu’une plainte va être déposée devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

 

Ambilly, Annemasse et Gaillard viennent de se voir dotées d’une Zone de sécurité prioritaire par Manuel Valls. Une annonce dont se félicite Guillaume Mathelier, le maire PS d'Ambilly. Interview.

Deux des quarante-neuf nouvelles Zones de sécurité prioritaire (ZSP) annoncées la semaine dernière par Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, se trouvent en Savoie. L'une dans le quartier des Hauts de Chambéry, l'autre dans des quartiers d’Ambilly, Annemasse et Gaillard. Cette deuxième vague de ZSP, après une première liste de quinze communes dévoilée en août dernier, est censée concerner des quartiers populaires « touchés par une forte délinquance », l'objectif étant d'y « expérimenter de nouveaux moyens pour lutter contre la délinquance ». Du côté des élus locaux, de droite comme de gauche, il y a unanimité pour se réjouir de cette annonce qu'ils réclamaient à l'unisson depuis plusieurs mois. Et Guillaume Mathelier, maire d'Ambilly et premier secrétaire fédéral du Parti socialiste du 74, souhaite nous convaincre de la pertinence de cette ZSP pour améliorer le quotidien des Savoyards.

 


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