L’Etat a-t-il mis la charrue avant les bouquetins ?

Dans le massif du Bargy, les bouquetins payent-ils le prix d’une psychose sanitaire ? Entre partialité et méconnaissance, chronologie d’un dossier mal géré. Lire la suite

« Il y a sans cesse des destructions »

Archéologue de la Maurienne, René Chemin a recensé tous ses vestiges. Il en a lui-même trouvé beaucoup alors que la vallée subissait une multitudes de saccages. Interview. Lire la suite

La voué rien qu'en patoué

La Voix lance un site 100 % langue savoyarde, sur lequel sera notamment diffusée notre série de reportages A l'espéraz. Retrouvez sur ce site une voué rien qu'en patoué. Lire la suite

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  • Festival de La Biolle, retour aux origines

    Depuis 30 ans, La Biolle célèbre le cinéma et la ruralité dans un festival à nul autre pareil. Alors que débute aujourd'hui sa nouvelle édition, Fred revient sur son histoire.

    30 piges. Et vous, vous faisiez quoi il y a 30 piges ? Peut-être étiez-vous en train de tripatouiller votre tout nouveau décodeur Canal + en maudissant le malheureux boîtier incapable de vous fournir la moindre image nette, ou vous trémoussiez-vous frénétiquement sur l’air synthétisé des « Sunlights des tropiques » de notre Steevie Wonder national, Gilbert Montagné, ou encore étiez-vous tout entier occupé à fêter la chevauchée victorieuse du « Blaireau » Hinault dans la touffeur de son ultime Tour (d’honneur) maîtrisé de la tête et des épaules ? Eux, une poignée de Biollans, s’échinaient alors à monter brique par brique la structure d’un festival atypique qui fait encore référence aujourd’hui. Coup d’œil dans le rétro.

 
  • Le cri du Berto

    Admirant les parures de la nature automnale, Berto s'inquiète pour sa terre mère chérie. Il dresse un constat noir et lâche encore son fameux cri : Vivaaaa ! Dans le désert ?

    L'automne est là, enfin. Je l'attendais avec impatience. J'aime ses couleurs, ses odeurs d’humus, ses vents qui font tourbillonner les feuilles et ses légères froidures. Je ne m'extasie pas devant l'été indien qui se prolonge un peu trop, les vrais étés qui n'en sont plus, les hivers dégoulinants de flotte tiède et les printemps qui s'échappent. Je ne me dis pas chouette « profitons-en », de cet étrange beau temps. Devant ce dérèglement des saisons, je pense aux glaciers qui disparaissent, aux banquises qui fondent, au permafrost qui libère son méthane, aux terribles sécheresses qui se répandent, aux mers et aux lacs intérieurs qui disparaissent et donc à notre Madre Tierra qui souffre, déréglée par ce maudit réchauffement climatique dû à nos boulimies aveugles. Je vois des ours blancs à la dérive sur des morceaux de glace, des bœufs musqués affolés qui ont perdu le nord et des loups immaculés qui cherchent en vain la neige.

 
  • Lo monchu du ten que fa. Vidéo

    C'est parti pour A l'espéraz avec une première trace de la langue retrouvée sur L’tin shi no – Météo en patois francoprovençal Arpitan, le blog de Lionel Fontannaz. Un spécialiste des nuages, de la pluie et du soleil.

    Parler du temps qu’il fait, qu’il fera, demain, la semaine prochaine, c’est quelque chose d’important dans notre existence. Simple manière de se rencontrer ou véritable information fournie, de la météo dépendent les activités quotidiennes, celles du rural ou de l’urbain : fauche, fauche pas ? Vas skier ou reste à la maison ?

    Lionel Fontannaz a bien compris tout ça et depuis quelques mois il nous donne les prévisions météo de l’Arpitanie en patois sur son blog. Pour lui, il s’agit de maintenir et développer utilement l’usage de l’Arpitan qui est en train de se perdre tant dans le pays que dans sa famille.

    Une initiative si intéressante que La Vo est allée le rencontrer à Genève dans les locaux de l’OMM où ce météorologue professionnel et passionné de patois nous a reçu avec simplicité.

 
  • « Lô Prâz Condus » retrovâ. Vidéo

     A l'espéraz continue chez Denis et Véronique, qui tiennent des chambres d'hôtes en affichant la couleur linguistique aux visiteurs. Un établissement qui mérite bien ses trois rozòns !

    Al espéraz sur la route de Lacrévaz, dans la commune de Viuz-la-Chiésaz, nous avons trouvé l’empreinte de la langue sur une pancarte : Chambres d’Hôtes « Lô Praz Condus ». De quoi exciter notre curiosité pour en apprendre plus sur quelqu’un qui n’a pas cédé à la globalisation et qui a gardé l’esprit et le nom d’un lieu même s’il vient d’une langue qu’on dit vieille, que personne ne comprend, qui ne s’écrit pas et n’a aucune utilité ! Lui, c’est Denis, quelqu’un qui n’a pas peur de dire tout haut qu’il a toujours voulu vivre et travailler au pays. L’endroit, c’est la terre de ses ancêtres : « lô praz condus ». Denis a su trouver sa place entre tradition et vie actuelle et même attirer une fille de la ville, Véronique, dans son petit coin de Savoie, ce qui n’est pas une mince affaire ! Tous les deux ont transformé les bâtiments de ferme en chambres pour hôtes qui viennent de partout savourer les richesses de nôtre belle région.

 
  • La dette est une escroquerie !

    Alors que la dette de la France a franchi le seuil des 2000 milliards, Berto dénonce une escroquerie menée depuis plus de 40 ans par des banksters s'engraissant grâce aux intérêts. 

    La dette publique est une escroquerie ! En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973, dite "loi Rothschild", du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l'Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123). D’une seule phrase découle l'absolue spoliation dont est victime 99% de la population : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France ». Le journaliste engagé Olivier Bonnet explique : « En clair et pour faire simple, la Banque de France a désormais interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui appartient. Depuis l'application de ce principe, la finance et son infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des peuples, en une spirale exponentielle d'accroissement des inégalités. »

 
  • « On doit me laisser cultiver »

    Le maraicher d'Annemasse a fait annuler la modification du PLU qui mettait en péril son exploitation. Une victoire retentissante face à la mairie, qui ne lâche pas pour autant l'affaire. Interview.

    Malgré les condamnations et les défaites devant les tribunaux, il n'a jamais lâché. La semaine dernière, ça a payé. Dans l'affaire l'opposant à la mairie d'Annemasse pour sa demande d'annulation de la modification du PLU qui rendait constructible une partie essentielle de son exploitation, Pierre GrandChamp a gagné. La Cour administrative d'appel de Lyon a annulé ce nouveau PLU, jugé incompatible avec la poursuite d'une activité agricole dans la commune. Un rebondissement retentissant dans cette affaire qui agite Annemasse depuis des années, le projet de vente du terrain municipal exploité par Pierre Grandchamp en vue de construire une mosquée l'ayant envenimée, faisant dériver le sujet en le rendant particulièrement passionnel. Aujourd'hui, l'histoire est loin d'être terminée, mais pour Pierre Grandchamp, cette victoire est synonyme d'espoir. Celui de pouvoir continuer son métier, et peut-être de transmettre son exploitation à ses fils...

 


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