La fin d’un grand n’importe quoi

L’affaire qui opposa notre reporter Mikaël Chambru à la SNCF et au ministère public s’est terminée par une relaxe définitive, et un baroud d’honneur du grand n’importe quoi. Lire la suite

« La Savoie a un hymne, un drapeau et une langue »

Défendant à l’Assemblée le francoprovençal quand le Gouvernement renonce à ratifier la charte des langues régionales, Bernadette Laclais revendique sa spécificité savoyarde. Lire la suite

Les pays de Savoie ont besoin de leur Université !

Alors qu’un projet de loi prévoit l’absorption de l’Université de Savoie par celle de Grenoble, La Voix vous invite à signer la pétition lancée pour sauvegarder son autonomie. Lire la suite

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  • Entendons la voix des princes du désert

    Et revoilà Jean Bertolino pour un nouveau coup de gueule, cette fois en faveur des Touaregs. Il appelle à entendre la voix de ces princes du désert alliés de circonstance des djihadistes.

    Pourvu que ces bras cassés de soldats maliens, qui ont fui comme des poules mouillées devant les djihadistes, ne commencent pas à massacrer des Touaregs en reprenant le contrôle des villes que le corps expéditionnaire français a libérées à leur place. Le découpage colonial de l'Afrique fut profondément injuste et les peuples de langue tamasheq ont été - comme les Kurdes au Moyen Orient - les oubliés de l'Histoire. Le Sahara était leur biotope et en le répartissant entre l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, le Mali, et la Lybie, cette nation des sables, qui vivait dans la mouvance, s'est du jour au lendemain retrouvée sujette de seconde zone de pays avec lesquels elle n'avait rien en commun, ni la langue, ni les us et coutumes. Des familles entières furent divisées par ces frontières arbitraires et, depuis, les Touaregs qui veulent recouvrer leur liberté d'antan réclament à corps et à cri qu'on leur accorde un territoire bien à eux.

 
  • Supplique au préfet Carenco et aux syndics Saddier et Mermin

    Alors que le préfet de Haute-Savoie vient d’accepter le permis de démolir de l’Hôpital sarde de Bonneville, l’avocat Jean-Luc Favre lance une supplique pour que ne soit pas commis un crime patrimonial.

    Faudrait-il la force du "J’accuse" de ZOLA, son éloquence rageuse pour que vous mesuriez enfin l'erreur irréparable que vous allez commettre en vous associant à la démolition de l'Hôpital Sarde de Bonneville. Sans l'indispensable Faucigny, nous aurions tous ignoré le crime patrimonial que vous vous apprêté à commettre. Sans doute, la presse palatine dite "régionale" s'apprête davantage à vous tendre les ciseaux de vos inaugurations narcissiques qu'à remplir son devoir déontologique d'information. À l'échelle de votre vallée, avec le "petit bras" armé du Préfet CARENCO, davantage sensible aux sirènes des élus locaux qu'au vent de l’histoire, la complicité coupable de Monsieur MERMIN, que le concept même de "conflit d'intérêts" ne semble pas effleurer, Monsieur le Maire de Bonneville, vous joindrez-vous aux infamies commises par les talibans démolisseurs des bouddhas ou les salafistes, des tombeaux de Tombouctou ?

 
  • « La Bretagne va redevenir indépendante »

    Après avoir signé un édito en faveur de la dénationalisation des régions, Gilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef à Paris Match, revendique dans La Voix son indépendantisme breton.

    Juste avant noël, Paris Match a publié un édito plutôt surprenant. Gilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef de son état, y fustigeait une France qui serait le seul pays où « chacun prend pour acquis que la nation est une et indivisible ». Renvoyant notamment au million de Catalans qui est descendu dernièrement dans la rue pour réclamer l’indépendance, l’éditorialiste constatait que l’air du temps était à la dénationalisation des régions, à l’instar de ce qui s’est passé dans certains pays de l’est. Dans ce contexte, la France est en retard d’une guerre avec son « rêve jacobin » qui piétine la vérité historique. En Savoie comme à Nantes, là où Jean-Marc Ayrault perpétue un déni de Bretagne confinant au ridicule, ce que déplore Gilles Martin-Chauffier. Bref, son édito nous a bien plu et il nous a donné envie d’interroger ce journaliste de renom qui assume ici tranquillement son indépendantisme breton. De quoi inspirer d’illustres Savoyards ?

 
  • Quelque chose de pourri

    Face au buzz politico-médiatique engendré par le retour en France de Florence Cassez, le Savoyard Jean Bertolino, prix Albert Londres 1967, observe une forme de pourrissement dans le traitement de l’information.

    J'ai adoré mon métier de reporter. Aujourd'hui, quand je vois ce qu'il est devenu, je suis heureux d'en être sorti et d'écrire des bouquins. Les journalistes sont désormais DES MOUTONS DE PANURGE. Regardez les JT. A un chouya près, la "trombine" du présentateur, on croirait qu'ils ont été clonés. Idem pour la presse écrite. Un exemple flagrant. Jeudi, le corps de Yann Desjeux, assassiné par les djihadistes lors de l'assaut donné par l'armée algérienne à In Amenas, a été rapatrié dans l'indifférence générale. Aucun ministre pour accueillir la dépouille à l'aéroport. Cela à fait une brève dans les journaux qui ont daigné en parler. Le lendemain, Florence Cassez arrivait du Mexique. Toute la presse et notre ministre des affaires étrangères étaient là pour l'accueillir. Oubliant qu'elle avait tout de même été la compagne d'un rançonneur assassin, Fabius la traitait en héroïne et se pavanait à son bras. Elle eut droit au JT de TF1, fut recue par Hollande à l'Elysée, fit et continue de faire la une de tous les journaux et magazines. C'est à gerber vraiment !

 
  • Vends biodiversité pour grands chantiers

    Au cœur du massif de Belledonne, EDF transforme des zones montagnardes inutilisées en « réservoirs de biodiversité ». Des outils de compensation à vendre aux bétonneurs des environs.

    Imaginez une vallée montagnarde de plus de 1 300 hectares située où il n’y a rien. Des chamois, des bouquetins, des pierriers, des alpages, une forêt. Rien. Cette vallée, dont le départ se situe à quinze kilomètres d’Allevard, s’appelle Combe Madame. Elle marque la frontière entre la Savoie et l'Isère dans ce secteur encore non saccagé du massif de Belledonne. Il se trouve qu’EDF est propriétaire de ce morceau de montagne. De l’eau coulant ici en grande quantité, le géant électricien a imaginé un jour pouvoir l’exploiter. De l’autre côté des crêtes du Mouchillon, aux Sept-Laux (les lacs et non de la station de ski), EDF a fait des barrages et tire profit de la ressource hydraulique abondante. Mais Combe Madame, elle n’en avait jamais rien fait. Aujourd'hui, EDF veut rentabiliser cette zone montagnarde en la transformant en « réservoirs de biodiversité » qu'elle revendra ensuite sous la forme de « permis de pollution » aux géants du bulldozer souhaitant dévaster des secteurs protégés. Enquête sur ce marché de l’hectare de réserve naturelle.

 
  • Mais où est passé le train atomique ? Vidéo

    Un convoi de déchets radioactifs italiens était attendu en Savoie aujourd’hui et les anti-nucléaires ont pisté en vain un train devenu fantôme. En fait, les Savoyards l’avaient seulement raté.

    Comme le 24 juillet dernier (voir notre reportage), un convoi de déchets radioactifs italiens devait la traverser la Savoie ce mardi matin. Cela devait être le vingtième du genre depuis le 17 décembre 2007 et le contrat conclu entre Areva et la société italienne Sogin (Société de gestion des installations nucléaires). Parti lundi soir à 23h43 de Vercelli (Italie), ce train transportant du combustible usé hautement radioactif doit rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche). Il est composé de deux wagons, soit un chargement de 7,37 tonnes. « Avec ce transport, près de 200 tonnes ont été livrées », précise ce matin Areva dans un communiqué de presse annonçant le dit convoi. De leur côté, les anti-nucléaires contestent toujours sa légalité et dénoncent une atteinte grave à l’obligation d’information dans l’application d’un contrat qui prévoit au total l’acheminement de 235 tonnes de déchets nucléaires italiens vers La Hague.

 


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