Sport

Les chaînes se battent à coup de millions pour diffuser les jeux olympiques, mais seul TV 8 Mont Blanc a voulu de la version paralympiques dont elle a récupéré les droits pour un euro. Explication avec Patrice Mallet.

Cet été, Patrice Mallet a interrompu précipitamment ses vacances. Le directeur de la rédaction de TV 8 Mont Blanc a en effet dû rejoindre d’urgence le siège de la chaîne quand celle-ci a acquis, une semaine avant le début de la compétition, les droits des jeux olympiques pour un euro symbolique. On ne parle bien sûr pas de ceux qui ont vu Usain Bolt s’imposer comme la légende vivante du sprint, dont les droits de retransmission se chiffraient en dizaines de millions d’euros. Là, il s’agit de leur version handisport, les jeux paralympiques, une compétition se déroulant également à Londres depuis une dizaine de jours, dont la diffusion en France et en direct se fait exclusivement sur la 8. Avec un Patrice Mallet qui s’est ainsi retrouvé plus vite que prévu derrière un micro pour nous commenter des épreuves délaissées par les autres chaînes. Il est aussi dans La Voix pour expliquer comment notre télé savoyarde est devenue la chaîne paralympique.

 

Alors que se termine un Tour sans duel au sommet, Antoine Blondin nous renvoie en 1975 quand Bernard Thévenet vole la vedette à Eddy Merckx. Place à la nanarachie dans les Aravis.

En 1975, un seul nom éclabousse la planète cyclisme : Eddy Merckx. Après des années d’un règne hégémonique et sans partage, le belge, vainqueur de 5 Tours de France sur les 6 derniers disputés, se présente en grandissime favori au départ de la Grande Boucle. Comme un clin d’œil au « Roi Eddy », cette 62ème édition s’élance de Charleroi, autant dire sur le pas de sa porte, et on s’attend une fois encore à ce que le « cannibale », comme on le surnomme alors dans le peloton, ne fasse qu’une bouchée de la concurrence. Mais cette domination, jugée par beaucoup comme arrogante, a le don d’agacer. Sur le bord des routes, la France du tour reprend en cœur ce drôle de tube de l’été : « Merckx, Merckx, et merde… » et l’exaspération populaire touche à son comble sur les pentes du Puy de Dôme, plus volcanique que jamais, quand un Dupont-la-Joie de première catégorie assène une droite en plein bide au cannibale, estomaqué et redevenu d’un seul coup tellement humain.

 

Le Tour de France avance et La Voix revient sur l’histoire de la grande boucle en Savoie racontée par de grands écrivains. Rendez-vous donc en 1957 pour un tour de taille dépeint par Antoine Blondin.

Alors que Le Tour passe cette semaine par la Savoie, retrouvons un épisode dantesque qui le lie désormais dans l’histoire à la Vallée de l’Arc en Haute-Maurienne. En 1957, tandis que l’URSS lance son satellite Spoutnik et que le traité de Rome - fondement de la future Union européenne - est ratifié, la France se liquéfie sous la chaleur d’un été particulièrement caniculaire. Le Tour, qui en est à sa 44e édition, souffre également et dans les colonnes de L’équipe, Pierre Chany ose le jeu de mot… « tour crématoire ». Audacieux 12 ans à peine après la fin de la seconde guerre mondiale. Les coureurs, eux, se débrouillent comme ils peuvent, c’est le temps de la « chasse à la canette » où l’on entre avec fracas dans les bistros pour piller les frigos et ressortir, comme on est entré, les poches bourrées de bouteilles de Perrier, d’Orangina, de bières ou même de cônes glacés…

 

Le Tour de France a inspiré les grandes plumes du journalisme quand il passait par la Savoie. Retour sur leurs récits épiques en commençant avec Albert Londres.

A l’occasion du lancement de la 99ème édition du Tour de France, parti le 30 juin de Liège en Belgique, La Voix vous propose de revivre des temps forts de l’histoire de la Grande Boucle en Savoie à travers les écrits d’écrivains de renom. D’Albert Londres à Antoine Blondin, la plus grande course cycliste au monde a de tout temps inspiré et fasciné les plumes majuscules, prouvant ainsi qu’on pouvait associer cyclisme et littérature, chronique sportive et envolée lyrique. Nous sommes donc allés déterrer ces documents rares, voire oubliés, que nous mettrons en ligne tout au long du Tour de France avec un principe simple : pour fêter trois semaines de courses du Tour 2012, trois récits d’étapes épiques en Savoie.

 

Evian Thonon Gaillard traverse une passe difficile en championnat, mais il brille dans les kiosques avec ETG Mag. Une vitrine en papier glacée digne de la Ligue 1 pour les Croix de Savoie.

Ca y est, c’est fait. Tout comme l'OM avec l’OM MAG, l’A.S. St Etienne et Le Maillot Vert,  ou encore le PSG et son 100 % PSG, l’Evian-Thonon-Gaillard FC a désormais son magazine officiel. Baptisé l’ETG MAG et disponible en kiosque et dans les boutiques du Parc des Sports d’Annecy depuis le 15 octobre, il affiche en Une un Sidney Govou tout sourire. Au menu de cette première mouture, outre une interview de quatre pages de l’ex-international devenu joueur vedette du club, le magazine offre un panorama complet de la planète foot des Croix de Savoie. Des brèves sur l’équipe, les portraits des joueurs clefs, une interview du directeur sportif Pascal Dupraz, le récapitulatif des neuf premières rencontres de la saison, des stats en veux-tu en-voilà, un trombinoscope de l’équipe façon vignettes Panini et surtout une pelletée de clichés des dieux du stade en plein match qui donnent dans la pause plastique à l’esthétique impeccable.

 

Le championnat de labour est une épreuve où la presse n’est pas invitée. Mais notre reporter est tombé dessus par hasard, découvrant ainsi un sport mécanique bien plus technique que la F1. 

Dimanche 14 août, il fait beau et atrocement chaud au lieu-dit La Grobelle. Dans ce vaste champ sur les hauteurs de Jacob-Bellecombette, à un jet de patate de Chambéry, le soleil tabasse et brûle la couenne jusqu’à la déraison. Sous la tente chauffée à blanc, une centaine de personnes sont alignées autour d’un diot-frites-canettes de coca et de l’alibi équilibre alimentaire du jour composé d’une salade de tomates. En arrière fond, la sono crache de la dance des années 80 : « Aaaaahhhh, Macaréna ! », «Freak out, Le freak, c’est chic… » Mais dans ma tête trotte une autre mélodie, des plus singulières : « Le labour, j’suis pour… » Dans moins d’une heure, ces hectares verdoyants avec vue imprenable sur la croix du Nivolet, accueilleront la finale départementale de labour. En attendant, dans les rangs, les vannes virevoltent par dessus les plateaux repas : «Tiens, t’es là, toi ? Alors, quand est-ce que tu te qualifies, dans 10 ans, c’est ça ? »

 

Alors qu’Evian-Thonon-Gaillard entame sa première saison en Ligue 1, son directeur sportif Pascal Dupraz incarne la continuité d’un club qui reste pour nous les Croix de Savoie. Interview.

Quand il a pris en main l’équipe du FC Gaillard, il y a bientôt vingt ans, celle-ci évoluait en division d’honneur. Mais Pascal Dupraz, ex-joueur pro devenu entraîneur et aujourd’hui directeur sportif, rêvait déjà d’escalader les divisions du foot français jusqu’au sommet. Et demain, son équipe se retrouvera à Brest pour entamer sa première saison en Ligue 1, un an seulement après être montée en Ligue 2. Au final, le club a franchi sept paliers pour rejoindre l’élite. Le rêve est devenu réalité pour cette équipe qui commença à prendre une nouvelle dimension lorsque Gaillard s’associa à Ville-la-Grand afin de fonder les Croix de Savoie. Un club qui ambitionnait de dépasser les frontières départementales pour représenter toute une région en affichant la couleur en rouge et blanc. Mais il s’est depuis vêtu de rose après avoir pris le nom d’une marque. Que reste-t-il alors des Croix de Savoie ? Principalement Pascal Dupraz.

 

La levée de fourches contre le projet de golf des Marches suscite elle aussi des réactions. Et un fidèle de La Voix, membre de l'équipe de golf d'Aix-les-Bains, prend ici la parole pour défendre son sport.

Après avoir révélé les tenants et aboutissants du projet de golf des Marches (voir notre enquête), puis relaté la manifestation des opposants pour sauver les terres agricoles (voir notre reportage), nous sommes allés à la rencontre de golfeurs à l'occasion de la semaine internationale du golf d'Aix-les-Bains. L'un deux, Pierre-Olivier, est un fidèle lecteur du canard savoyard qui ouvre son bec. Face à des « commentaires négatifs et honteux », il veut défendre son sport et convaincre de la nécessité d'aménager aujourd’hui une nouvelle structure golfique en Savoie. D'autant plus que, selon lui, les terres agricoles que certains veulent sauver seraient déjà condamnées. Pierre-Olivier estime donc que l'implantation d'un golf permettrait de les préserver de l'urbanisation. Quant à sa fille Agathe, elle a tenu à nous donner un petit cours de swing.

 

De Saint-Julien-en-Genevois aux Marches, l'AlterTour a traversé la Savoie en dénonçant la compétition et le projet de Sillon Alpin, « un plan de destruction massive dans la concurrence mondialisée ». 

Saint-Julien-en-Genevois, Annemasse, Bonne, Pers-Jussy, Arbusigny, Evires, cimetière de Morette, Annecy, Doussard, Bellecombe-en-Bauge, Cusy, Aix-les-Bains, Chambéry, Saint-Jean-d'Arvey, Les Marches... Pendant  neuf jours, du 2 au 10 juillet dernier, l'AlterTour a sillonné la Savoie. Une première depuis le lancement de « cet autre Tour de France » en 2008 par des mordus de vélo qui haïssent la compétition. C'est que cette caravane cycliste alternative dénonce « le sport-opium du peuple, support de propagande du système concurrentiel mortifère ». « Contre cette folie destructrice », les cyclistes sont venus découvrir les alternatives savoyardes et apporter leur soutien aux résistances locales face à la candidature d'Annecy aux JO 2018 (voir notre reportage vidéo), au projet de Sillon Alpin (voir notre reportage vidéo) et au golf des Marches (voir notre reportage vidéo).

 

En marge de l'Ultra Trail du Mont-Blanc s’est tenue l'Ultra Sieste. Une action symbolique visant à s'arrêter de courir pour mieux réfléchir. A vos marques, prêts, couchez !

Le 27 août dernier, plus de 2 000 sportifs prenaient le départ de la huitième édition de l'Ultra Trail du Mont Blanc (UTMB) : 166 km et 9 500 de dénivelé, soit une vingtaine d'heures de course prévue pour les premiers et quarante six pour les derniers. Suite au mauvais temps, les organisateurs ont suspendu l'épreuve seulement quelques heures après le départ, à la hauteur de Notre-Dame-de-la-Gorge, ce qui provoqua la colère et la déception de nombreux trailers très vite relayés par Le Dauphiné Libéré... suscitant un début de polémiques entre les organisateurs et le quotidien régional qui avait pourtant jusque là très bien fait son travail pour vendre l'UTMB comme un événement éco-responsable, éthique et au service de la science.

 


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