Dossier

Tremblement de terre HaitiPresque chaque jour un nouveau fléau s’abat sur la planète. Alors suite au drame d'Haïti, nous republions un dossier où l'on se demande si toutes ces catastrophes sont vraiment la faute à pas de chance.

Au moment même où je démarre cet article, peinard devant mon écran, Wilma vient de saccager les côtes mexicaines et se dirige vers la Floride. Quelques semaines à peine après le passage de ses copines Rita et Katrina, ce cyclone doit faire trembler une fois de plus les Etats-Unis. On a beau être la plus grande puissance du monde, on devient tout petit quand mère Nature se fâche. Les Américains seraient-ils victimes d’une punition divine ? En 1248, c’est ce qu’ont cru les Savoyards lorsque le mont Granier envoya plusieurs centaines de millions de tonnes de roches débarouler jusqu’à Myans dans l’un des plus grands effondrements de montagne de l’histoire.

 

Selon le sociologue genevois Jean Rossiaud, les catastrophes ont toujours une cause humaine. Et le destin a bon dos quand on ne souhaite pas regarder les risques en face. (dossier le temps des catastrophes)

Dans votre travail sur le management du risque, pourquoi dites-vous qu’il n’y a pas de catastrophe naturelle ?

Nous sommes partis du principe que toutes les catastrophes sont anthropiques, c’est à dire faîtes par l’homme.

 

Notre région est connue pour être une zone sismique. Mais pourrions-nous connaître un tremblement de terre similaire à celui qui vient de frapper Haïti ? (dossier le temps des catastrophes)

Le méga tremblement de terre paraît être la catastrophe ultime. Et à la vue des images du séisme d’Haiti, en se remémorant les deux petites secousses qui viennent de remuer le Mont-Blanc autour de Vallorcine, on se demande si quelque chose de semblable pourrait survenir dans les pays de Savoie. Oui, répond François Thouvenot, chercheur au SISMALP de Grenoble, un groupe qui rassemble des scientifiques étudiant les phénomènes sismiques dans les Alpes.

 

Pour Dominique Frey, co-présidente de l’ACALP à Gilly-sur-Isère, nos dirigeants n’ont aucune volonté d’identifier les risques liés aux imprévus technologiques. (dossier le temps des catastrophes)

 « Aujourd’hui, je ne suis pas capable de faire le lien entre les cancers et l’usine. Je sais juste qu’il y a eu beaucoup de cancers et une grosse pollution à la dioxine, qui est un produit cancérigène. Après, c’est le rôle des experts, mais ils ne semblent pas plus capables que moi de faire ce lien. C’est comme pour l’amiante ou Tchernobyl, c’est sûr que les informations sont contrôlées. Les responsables pensent que nous ne sommes pas capables de comprendre. Donc on ne nous dit pas tout.

 

Capable de communiquer à tout va puis de se transformer en grande muette, l’industrie nucléaire serait-elle la menace numéro un ? (dossier le temps des catastrophes)

Une note adressée aux parents d’élèves de Savoie vient de les informer sur l’utilisation de pastilles d’iode en cas d’accident dans la centrale nucléaire du Bugey. Cela n’avait jamais été fait auparavant. Au même moment, des pharmaciens de la région Ile-de-France ont reçu une note les invitant à stocker des comprimés d’iode stable. La France craindrait-elle des accidents dans ses centrales nucléaires ? Située à 30 km de Lyon, celle du Bugey constitue pour nous la menace la plus proche.

 

Un des grands barrages tarins qui lâche, et c’est toute la ville de Grenoble qui se retrouverait sous les eaux. (dossier le temps des catastrophes)

Que se passerait-il si l’un des deux grands barrages emblèmes de la Tarentaise, Tignes et Roseland, venait à craquer de façon inopinée ? Il est facile d’imaginer que toute la vallée serait ravagée. Albertville aussi. On prévoit même une élévation de près de six mètres du lit de l’Isère à Grenoble, environ sept heures après le drame. C’est que ces gigantesques ouvrages d’art contiennent chacun plus de 15 millions de m3 d’eau. Alors pour éviter une telle catastrophe, les barrages sont surveillés de très près.

 


Page 2 de 2

Notre fil twitter

Vos produits savoyards

Bannière