Environnement

Un convoi de déchets radioactifs italiens était attendu en Savoie aujourd’hui et les anti-nucléaires ont pisté en vain un train devenu fantôme. En fait, pills les Savoyards l’avaient seulement raté.

Comme le 24 juillet dernier (voir notre reportage), un convoi de déchets radioactifs italiens devait la traverser la Savoie ce mardi matin. Cela devait être le vingtième du genre depuis le 17 décembre 2007 et le contrat conclu entre Areva et la société italienne Sogin (Société de gestion des installations nucléaires). Parti lundi soir à 23h43 de Vercelli (Italie), ce train transportant du combustible usé hautement radioactif doit rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche). Il est composé de deux wagons, soit un chargement de 7,37 tonnes. « Avec ce transport, près de 200 tonnes ont été livrées », précise ce matin Areva dans un communiqué de presse annonçant le dit convoi. De leur côté, les anti-nucléaires contestent toujours sa légalité et dénoncent une atteinte grave à l’obligation d’information dans l’application d’un contrat qui prévoit au total l’acheminement de 235 tonnes de déchets nucléaires italiens vers La Hague.

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Dans le Bugey, les opposants aux projets de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux se sont à nouveau mobilisés le week-end dernier. En jeu, le renouvellement de plusieurs permis de recherche.

Souvenez-vous, il y un an, plus de 800 personnes manifestaient à Lantenay contre le projet de la compagnie pétrolière britannique Celtique Petroleum d'exploiter un gisement de pétrole brut (voir notre reportage). Cette mobilisation avait entraîné la démission du maire de ce petit village de 250 habitants. Son successeur, résolument opposé à tous forages d'hydrocarbures dans le Bugey (voir notre reportage vidéo), était convoqué, en compagnie du maire de Corcelles et du conseil général du canton de Brénod, le 15 décembre dernier à la sous-Préfecture de Nantua. La raison ? Une réunion avec les services de l'Etat, en présence d'un représentant de la Celtique Petroleum qui réclame le renouvellement du permis des Moussières. Ce permis de recherche de pétrole et d'hydrocarbures liquides ou gazeux, accordée en 2008 à la compagnie pétrolière britannique, couvre 3,269 km2 situés dans les départements de l'Ain, de la Saône-et-Loire, du Jura, de la Savoie et de la Haute-Savoie. La menace n'a donc pas encore disparue.

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A Annecy, une manif soutenant la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a eu lieu ce week end. On y a également dénoncé le bétonnage des terres agricoles et le projet Lyon-Turin.

A l'occasion de la journée européenne contre les Grands projet inutiles du 8 décembre, environ 150 personnes ont défilés dans les rues d'Annecy aux cris de « Non au bitume, on veut des légumes ! ». Parmi les manifestants, des militants des Amis de la Terre, de la Confédération paysanne, de la FRAPNA, de Sud-Solidaires, de la CNT, d'Europe-Ecologie-les-Verts, du Mouvement région Savoie... Tout ce petit monde a bravé le froid pour afficher son soutien aux opposants au projet d'aéroport du pays nantais, mais aussi pour dénoncer plus largement le bétonnage des terres agricoles. C'est que 74 000 hectares de ces terres disparaissent en France chaque année, dont 600 dans le 74. En cause, selon les manifestants, les projets d’infrastructures telles que le TGV Lyon-Turin ou le centre des congrès d'Annecy. Comme à Chambéry le 10 novembre dernier, ils ont symboliquement ouvert un chantier sur la place Notre-Dame après un défilé éclair entre la Préfecture et la mairie. L'objectif ? Rebaptiser les lieux « Impasse Notre-Dame ».

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Après qu'un millier d'opposants au Lyon-Turin se soit vu interdire de manifester à Lyon, place à la suite du débat confrontant pacifiquement deux visions écologistes de ce projet ferroviaire.

Hier, à l'occasion du sommet franco-italien de Lyon, François Hollande et le président du Conseil transalpin Mario Monti ont signé une « déclaration commune relative au tunnel Lyon-Turin ». Et ceci après que Laurent Fabius, en charge des affaires étrangères, a annoncé en Conseil des ministres le 28 novembre dernier un projet de loi « autorisant l'approbation de l'accord pour la réalisation et l'exploitation d'une nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin ». Pas de changement donc à ce sujet depuis l'arrivée au pouvoir des socialistes : leur politique s'inscrit dans la continuité des engagements pris par les gouvernements précédents. L’unanimité est néanmoins loin d’être de mise autour de ce gigantesque projet, comme en ont d’ailleurs témoigné hier le millier de manifestants qui a été encerclé par à peu près autant de policiers. Une contradiction qui s’exprime aussi chez nous, mais de façon plus paisible avec la fin du débat opposant nos deux écolos savoyards.

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Alors que le sujet est à l’ordre du jour du sommet franco-italien, La Voix propose un débat sur le projet ferroviaire Lyon-Turin confrontant deux visions d’écologistes. Celle d’un pro et celle d’un anti.

En ce jour de sommet franco-italien, voici un face à face entre un partisan et un adversaire du Lyon - Turin. Quatre ans après le débat avec Louis Besson qui portait déjà sur la pertinence de ce projet ferroviaire face au temps qui passe (voir ici), celui que nous vous proposons aujourd’hui oppose deux écolos savoyards, à l’heure où la plupart d’entre eux est désormais opposés à la réalisation de ce gigantesque chantier. Car contrairement à ce que nous affirmait dernièrement le président de la commission intergouvernementale du projet ferroviaire Lyon-Turin (voir notre interview), les opposants sont de plus en plus nombreux en Savoie. Jérôme Rebourg, représentant de l'Association anti-contournement autoroutier de Chambéry (ACAC) et de la Fédération nationale des associations des usagers des transports (FNAUT) – continue lui de défendre bec et ongle ce projet, tandis que Jean-Paul Lhuillier – de la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (FRAPNA) et de France nature environnement (FNE) – est devenu résolument contre. Deux points de vue qu’ils défendent dans La Voix.

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L’ARSMB organise une « marche des respects » au pays du Mont Blanc pour dénoncer des politiques vantant le développement durable mais poursuivant le tout routier. Interview de son président.

Au pays du mont-Blanc, ils devraient être nombreux à se retrouver demain en fin de matinée sur l’air de régulation des poids lourds du Fayet. Non pas des chauffeurs en route vers le tunnel, mais des marcheurs exaspérés qu’on empeste l’atmosphère. Ils veulent donc occuper ce terrain emblématique, à l’appel de l’Association pour le respect du site du Mont-Blanc (ARSMB). Son président, Simon Métral, nous annonce aujourd’hui que cette marche dite « des respects » risque de ne pas se dérouler comme les précédentes. Il dit avoir « subi des pressions » pour qu’elle n’ait pas lieu. Il dénonce surtout le positionnement des institutions que sont l’Etat, les Conseils généraux mais aussi la société Autoroute et Tunnel du Mont Blanc (ATMB), qu’il accuse de mettre en œuvre, sous couvert de développement durable, une politique qui pourrait se résumer à la une que nous avions publiée il y a quelques années : tous les chemins mènent au péage. L'ARSMB voudrait donc qu’on change enfin de voie.

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En cas d’élection du plus beau panorama du monde, le vainqueur serait au pays du Mont-Blanc. C'est du moins ce que disait Paulo Perrier, après avoir arpenté la planète entière.

J’ai traîné mes bottes aux quatre coins du monde, j’ai découvert des paysages merveilleux mais, sans être particulièrement chauvin, juste avant tout savoyard, rien n’est plus beau que ma petite patrie. Alors bien sûr, il y a les gorges du Colorado, la banquise de l’Arctique, les rochers de la baie d’Along, les montagnes des Andes ou des Rocheuses... Partout la nature nous montre ses merveilles. Et les voyages nous donnent l’occasion de vivre des moments où l’émotion l’emporte encore sur la beauté. Moment de béatitude en plein bivouac dans le désert du Sahara, lorsque aucune lumière ne vient perturber une nuit sans lune, que toutes les étoiles brillent dans la voûte du ciel. Moment de déception lorsque, sur une pente enneigée de l’Himalaya, le mal des montagnes vous retourne l’estomac, vous éclate la tête, vous empêche de mettre un pied devant l’autre et qu’il faut arrêter une escalade dont on a tant rêvé. Moment de peur, de frousse lorsque, debout sur un glaçon de la banquise, un gros ours blanc vous scrute au travers de l’œilleton de votre caméra. Impression d’immensité au sommet de l’Ayers Rock, au milieu des déserts de l’Australie, là où la terre et le ciel se confondent tandis que la vue se perd dans l’infini.

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Après le rejet par les communes de la nouvelle charte du Parc national de la Vanoise, Yves Paccalet organise la riposte depuis Bozel. Il dénonce la cupidité des bétonneurs et l'aveuglement des élus locaux.

A quelques mois de fêter ses 50 ans, le Parc national de la Vanoise vit actuellement une crise qui rappelle le climat passionnel dans lequel il a vu le jour dans les années soixante. En cause, une nouvelle charte censée fixer le cap pour les quinze prochaines années. Fruit d'un compromis entre les différents protagonistes du dossier, elle vise à mettre en place une « zone d’adhésion » vouée au développement d'une activité économique durable : tourisme, urbanisme, préservation des paysages et maintien de l’agriculture. Sauf que les municipalités tarines et mauriennaises concernées ne veulent pas en entendre parler. Elles viennent presque toute de donner un avis défavorable à ce texte. Un vrai coup dur pour le premier des dix parcs nationaux français. Mais pas question pour notre invité du jour, Yves Paccalet, de rester les bras croisés.

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Après le procès en appel de l’affaire de l’incinérateur de Gilly-sur-Isère, cialis Dominique Frey déplore que l’ancien préfet de Savoie et Albert Gibello n’aient pas daigné se présenter devant la Cour.

Il y a deux ans, order les représentants de l’association citoyenne active de lutte contre les pollutions (ACALP) avaient quitté la salle d’audience du tribunal correctionnel d’Albertville (voir leur tribune) lors du procès de l’opérateur de l’incinérateur de Gilly-sur-Isère, la société Novergie. Et ceci en guise de protestation face au refus du président du tribunal de joindre à ce procès les citations à comparaître que l’association avait délivrées à l’encontre de l’ancien préfet de Savoie, Pierre-Etienne Bisch, et d’Albert Gibello, ancien maire d’Albertville mais surtout ex-président du Simigeda, le syndicat intercommunal de gestion des déchets qui avait la charge de l’incinérateur. La semaine dernière, le président de la Cour de Chambéry a cette fois accepté de joindre ces deux citations à comparaître au procès en appel de Novergie. De quoi réjouir Dominique Frey, la co-présidente de l’ACALP.

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Malgré les récentes déclarations gouvernementales, 2 500 personnes ont défilé ce week-end à Aix-les-Bains pour dire non au gaz de schiste.  Sous la présidence Hollande, la défiance règne.

Samedi dernier, cinq rassemblements étaient organisés en France à l'occasion d'une journée mondiale contre la fracturation hydraulique. L'un deux se déroulait à Aix-les-Bains, où 2 500 Savoyards ont défilé dans les rues de la cité thermale. Il s'agit de la cinquième manifestation pour dire non au gaz de schiste en pays de Savoie en moins d'un an, après celle de Lantenay (voir notre reportage), de Saint-Julien-en-Genevois (voir notre reportage), de Bourg-en-Bresse (voir notre reportage) et d'Annecy (voir notre reportage). Cette fois-ci encore, ils espèrent faire reculer pour de bon François Hollande et le gouvernement sur cette question. Car le rejet de sept demandes d'exploration d'hydrocarbures annoncé la semaine passée par le président de la République ne les a pas convaincus. Et plusieurs demandes de permis seraient toujours d'actualité en pays de Savoie.

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