Sur fond de régionalisation des structures contrôlant la qualité de l’air imposée par la loi Grenelle, l’association Air de l’ain et des pays de Savoie serait menacée. Notre air n'est pourtant pas celui de Lyon.

L’Air de l’Ain et des Pays de Savoie est l’association qui organise depuis une quinzaine d’années la surveillance de la qualité de l’air de nos départements (Ain, Savoie et Haute-Savoie). Elle lance, en coordination avec les pouvoirs publics, les alertes à la pollution. La loi Grenelle fait obligation aux associations agréées de surveillance de la qualité de l’air d’organiser le territoire national avec une seule association par région. Jusqu’à présent, elles sont six en Rhône-Alpes, dont cinq sont déjà regroupées au sein d’un GIE : une dans le Rhône, deux en Isère, une dans la Drôme, une en Ardèche et une pour l’Ain et les Pays de Savoie. Trois régions qui avaient gardé des particularités locales sont aujourd’hui concernées par ce processus de régionalisation (le décret 2010-1268 précise que cette régionalisation doit entrer en vigueur au plus tard le 1er janvier 2012).


Une inquiétude pour les zones de montagne

L’inquiétude d’une telle décision se trouve dans le risque de concentrer les attentions et les moyens sur les zones les plus fortement peuplées (soit sur notre territoire, les grandes agglomérations lyonnaise et grenobloise) au détriment donc de nos vallées et zones de montagne, soumises pourtant à des particularités bien spécifiques (rappelons le Plan de Protection de l’Atmosphère récemment mis en place dans la vallée de l’Arve). Il est à craindre qu’à l’heure où nos départements parlent préservation des espaces naturels, d’autres auront un discours bien différent… De plus, des inquiétudes se font entendre sur la gestion future de cette grosse structure. Air-APS était une association à taille humaine, au contact des acteurs locaux, reconnue par sa fiabilité et sa transparence. Elle figurait parmi les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air les moins onéreuses de France contrairement à celles regroupées au sein du GIE Atmo-Rhône-Alpes. 

Réunion le 21 octobre

Une régionalisation qu’il va falloir surveiller de près, car s’il en est ainsi pour les moyens financiers, qu’en sera-t-il pour les moyens humains ? Après la définition de la gouvernance de la future structure régionale, les négociateurs s’attaquent au volet social de la fusion. C’est Jean-Paul Claret du Conseil Général de la Savoie, président d’Air-APS, et Jean-Marc Urhy, président de l’ASCOPARG et futur président de l’association régionale, qui mènent les discussions. Une seconde réunion aura lieu le 21 octobre prochain et les salariés d’Air-APS espèrent être, enfin, entendus. Si c’est le cas, le dossier rentrera dans une phase finale pour une application en début d’année 2012. Dans le cas contraire, le dossier enregistrerait un sérieux coup d’arrêt !

Rappelons que l’association est au jour d’aujourd’hui un lieu de débat unique entre pouvoirs publics, collectivités locales, industriels et associations de protection de l’environnement. Affaire à suivre donc…

Antoine Labrenche

 

Commentaires  

 
0 #3 scm7374 03-04-2012 18:38
encore un plan pour casser le mot et ce qui va avec:SAVOIE par une sois disant region qui n'existe que sur le papier et que l'on a nommé rhone alpes
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0 #2 Fabrice 29-10-2011 10:27
Si ce sont des association sous l'égide de la Loi 1901, comment la Région peut-elle les récupérer à son compte ? De plus les finances venant des départements, elles ne peuvent être récupérée par la région. Un coup(coût)de pub pour Rhône Alpes et faire croire à son intérêt dans ce dossier
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+1 #1 Ralphe 20-10-2011 13:53
Tout ca n'est que du flan !
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