Le comité anti-JO vient d’organiser une conférence-débat à Bonlieu sur l'idéologie du sport et de l'olympisme. On en a profité pour rencontrer Michel Caillat, sociologue du sport.
Le 29 janvier dernier, l'actualité était olympique dans la Venise des Alpes. D'un côté, Edgar Grospiron, champion olympique d'Albertville, était nommé directeur général de la candidature d'Annecy 2018 ; de l'autre Michel Caillat, sociologue du sport, s'attaquait à la critique de la pensée unique du sport et de l'olympisme. D'un côté, les médias locaux couvraient abondamment l'évènement (une double page dans le Dauphiné Libéré, par exemple) ; de l'autre, seuls quelques médias alternatifs étaient présents. Deux poids, deux mesures donc. Mais il ne s'agit pas d'une nouveauté, puisque depuis dix mois la presse locale fait vivre la candidature d'Annecy 2018 à grand coup d'articles et de reportages, évitant systématiquement les questions de fond qui dérangent et réduisant les actions des anti-JO à quelques brèves. Il n'y a qu'à lire pendant quelques semaines l'édition haute-savoyarde du Dauphiné Libéré pour s'en convaincre.
Pour un véritable débat public
Près de 150 personnes ont assisté à la conférence-débat sur l'idéologie du sport et de l'olympisme ce vendredi, soit quasiment autant de monde qu'en décembre dernier sur Le Pâquier pour la sortie du nouveau logo d'Annecy 2018. « Où est la ferveur populaire ? », s'interroge Philippe Métral-Boffod, conseiller municipal NPA d'Annecy, au début de la soirée anti-olympique. Avec l'intervention de Michel Caillat, sociologue du sport et responsable du Centre d'Analyse Critique du Sport (CACS), le comité anti-JO entendait élargir la critique de la candidature annecienne au-delà des considérations économiques, écologiques et sociales, en s'attaquant à l'idéologie même du sport et de l'olympisme. « Ce soir, nous souhaitons susciter le débat pour contraindre les promoteurs des JO à venir discuter avec nous, ce qu'ils refusent systématiquement. L'objectif étant que les Anneciens décident eux-mêmes s'ils veulent ou non de ces JO après la tenue d'un véritable débat public », poursuit l'élu. La Voix a profité de l'occasion pour rencontrer Michel Caillat et lui poser quelques questions.
Interview : Elodie Chabert
Texte, images et montage : Mikaël Chambru
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Commentaires
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à refaire!
Il faut bien reconnaitre qu'il n'a pas tort, a force de se faire bourrer le crane par les médias dominants on en oublie de réfléchir par nous même.
Merci à Michel Caillat pour cet éclairage et bravo à Elodie et Mikael pour le boulot réalisé.
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