Du fait falsifié à l’oubli volontaire, un documentaire diffusé sur France 5 accumule les contres vérités sur le linceul de Turin. Revue de détail par l’auteur de Qui a peur du saint suaire ?
France 5 diffuse actuellement une série documentaire réalisée par Patric Jean, Mirages. L’objectif de cette œuvre proposée par la chaîne du savoir est de dénoncer l’obscurantisme qui, de tout temps, se serait « opposé à la raison », comme le souligne la voix off dans le premier épisode consacré aux miracles religieux. Dans ce film, d’après ce qu’on peut lire sur le site de France 5, « le professeur Henri Broch avec une équipe de spécialistes, met les miracles à l’épreuve de la science ». Démontrer scientifiquement qu’il n’y a pas de miracle, voilà donc l’intention. Alors, direction Lourdes ? Va-t-on nous révéler la véritable cause des guérisons dites miraculeuses ? Ou nous faire un inventaire de tout ce qui pourrait être considéré comme une intervention divine défiant les lois de la physique ? Non, pour discréditer la notion même de miracle, le film se contente de deux exemples, dont l’un que je connais bien : le linceul de Turin. Et ce qu’il en est dit ressemble fort à un tissu de mensonges.

Un linge jamais analysé dans des conditions normales
Le linceul de Turin, plus connu sous le nom de saint suaire, est la plus célèbre relique de la chrétienté. Il s’agirait du linge dans lequel Jésus a été enveloppé avant d’être mis au tombeau. J’y ai consacré une enquête publiée l’année dernière (voir ses bonnes feuilles savoyardes), d’où ma connaissance de cet objet qui a longtemps séjourné à Chambéry avant de rejoindre le Piémont. J’en suis arrivé à la conclusion qu’aucune expertise du linceul n’est aujourd’hui indiscutable, l’objet n’ayant en fait jamais été analysé dans des conditions « normales » d’un point de vue scientifique. Il est donc de ce point de vue impossible de déterminer s’il s’agit d’une relique authentique ou d’un faux, et ce tant que le Pape ne permettra pas de procéder à de nouvelles analyses en bonne et due forme.
L’empreinte de la résurrection ?
La particularité de ce linge de lin est que figure dessus l’image d’un homme - en recto et verso - correspondant au crucifié dépeint par les évangiles. Cela relèverait-il du miracle ? Oui, car « lors de sa résurrection, le corps aurait imprimé son image », nous dit la voix off de Mirages en guise de présentation du suaire. Du moins, c’est ce qu’affirmeraient ses partisans, dont les seuls figurant brièvement dans le film sont deux des responsables du Centre de sindonologie de Turin, l’instance scientifique officielle dépendant de l’archevêché et du Vatican. Première contre-vérité, il est loin d’être revendiqué par tous ses défenseurs que l’image du suaire provient de la résurrection. Et surtout pas du côté des instances officielles. Gian Maria Zaccone, vice-président du Centro présent dans le film, m’a même dit expressément le contraire en insistant beaucoup sur le fait que la résurrection et l’image du linceul ne pouvaient pas avoir de lien, car ceci serait théologiquement impossible. C’est que la résurrection devant relever exclusivement de la foi, elle ne peut pas avoir laissé de trace matérielle. On se contente donc à Turin d’évoquer une image à l’origine inexpliquée mais pas forcément miraculeuse. Mirages va néanmoins privilégier cette vision qui colle à son propos, tout en occultant un grand nombre de caractéristiques très particulières du suaire.
Expert en zététique
Dans une approche qui se veut scientifique, le film s’affaire à démontrer que le linceul n’est qu’une supercherie en s’appuyant sur des experts censés apporter leur lumière rationnelle. Le principal d’entre eux est le co-auteur de la série, Henri Broch, physicien exerçant à l’université de Nice mais surtout figure tutélaire de la zététique, une discipline dont l’objet est de cultiver le doute et de démasquer l’ensemble des phénomènes présentés comme paranormaux. Figurent également dans le film un chimiste, un médecin légiste, un professionnel du carbone 14, un ingénieur « spécialiste des textiles », un historien des images et un sociologue. Avec une telle équipe, qu’on se le dise, la science va parler, et démonter toutes les illusions véhiculées par la supposée relique.
Des faux suaires incomparables
Commençons par son image prétendument non faite de mains d’homme. On la dit impossible à reproduire, mais pas pour Henri Broch qui affirme réaliser depuis une trentaine d’années des copies conformes à l’original à l’aide d’un bas-relief et de pigments d’ocre rouge. Je lui ai proposé de m’en prêter une afin que je la fasse analyser pour voir notamment si elle était dotée de l’une des spécificités principales de l’image du linceul, à savoir sa superficialité. La coloration n’est en effet présente que sur quelques millièmes de millimètres, d’après les études réalisées et publiées dans des revues scientifiques à la fin des années 1970. Une substance colorante de type teinture devant, à priori, pénétrer davantage le tissu, il conviendrait de comparer les répliques avec ce qui a pu être observé sur la dite relique. Mais Henri Broch a refusé de me prêter un de ses suaires, m’expliquant qu’il n’était pas question qu’ils sortent de son laboratoire. Il faudrait donc prendre acte qu’ils correspondent en tout point à l’original, mais sans pouvoir le vérifier. Un modèle de méthode scientifique pour cet homme qui n’a jamais publié dans une revue digne de ce nom à ce sujet. Le chimiste italien présent dans le film, Luigi Garlaschelli, a lui aussi réalisé des faux linceuls, dont le dernier est d’une qualité nettement supérieure à ceux de Broch. Il a même publié ses résultats dans une revue scientifique, mais en y reconnaissant l’imperfection de sa méthode, et surtout sans examiner la superficialité de l’image. Il a donc mis de côté une des principales difficultés, mais ceci n’est pas dit dans le film. Garlaschelli nous apprend en revanche à quoi ressemblait le suaire en 1350, comme s’il avait été là pour le voir.
Un cadavre qui tient debout ?
Passons au crucifié figurant sur le linge. Depuis plus d’un siècle, nombre de médecins et d’anatomistes se sont penchés sur son cas, et une sorte de consensus s’est établi autour de l’idée qu’il avait tout d’un véritable cadavre. J’ai rencontré pour mon livre quelqu’un qui a consacré sa thèse de médecine à ce sujet. Mais là, nous avons un médecin légiste qui nous dit que « la représentation est plutôt celle d’un corps en position verticale », et qu’il n’y a pas assez de sang dans la chevelure. Cela suffit à Patric Jean et Henri Broch pour balayer, sans même se donner la peine d’en dire quoi que ce soit, les affirmations de tous les médecins qui se sont prononcés pour affirmer que ce corps est dans un état typique de la rigidité cadavérique. Beaucoup se sont aussi beaucoup penchés sur les tâches de ce qui serait du sang en étant fascinés par leur réalisme. Un constat conforté par des analyses biologiques ayant établi que ces taches étaient entourées d’une substance ayant les propriétés du sérum physiologique, ce qui va dans le sens d’un véritable cadavre et pas d’un faussaire oeuvrant à l’aide d’un bas-relief et d’une quelconque teinture.
Un Jésus nu
Si ce n’est pas celui d’un homme comme le prétend le film, le corps présent sur le linge y ressemble en tout cas bien plus que ceux figurant dans les œuvres d’art de l’époque à laquelle il est apparu de façon certaine, en 1350 dans le village champenois de Lirey. Si c’est une œuvre d’art, celui qui l’a réalisé était doté d’une technique d’un réalisme sans équivalent parmi ses contemporains. C’est ce qui explique que certains ont été jusqu’à chercher Léonard de Vinci pour trouver une explication, seul un génie pareil ayant pu réaliser une telle œuvre. Mais Léonard de Vinci n’étant pas encore né en 1350, ce n’était guère possible. L’expert en images anciennes n’évoque pas cette physionomie particulièrement réaliste dans le film, mais il dit que le XIVe siècle était un temps où l’on représentait le Christ souffrant et ensanglanté, ce qui correspond à l’image du linceul. Il dit aussi que l’homme a des doigts assez longs, ce qui est une autre tendance de l’époque. Il prétend enfin qu’il était également courant au XIVe de représenter le Christ nu, or c’est une des principales étrangetés de l’image du suaire. En effet, aucun peintre de ce temps n’a entrepris de réaliser ce qu’aurait fait le faussaire : retirer son pagne au crucifié pour montrer ses fesses. Les nombreux artistes ayant réalisé des copies du linceul lui ont d’ailleurs en général rajouté ce pagne, comme s’il ne pouvait être question de présenter un Jésus nu, bien que les auteurs du film entendent nous démontrer le contraire.
Faire dire au pape ce qu’il n’a pas dit
Aure affirmation, le suaire aurait été présenté comme un faux par l’Eglise dès son apparition à Lirey, comme en attesterait une bulle du pape Clément VII datant de 1390. Dans le film, on présente le texte d’un vieux manuscrit qui révélerait que la supercherie fut vite démasquée. Le pape aurait décrété que le linceul « n’est pas le vrai suaire » mais « seulement une peinture, un tableau ». Sauf que le pape n’a pas dit ça. Dans cette bulle faisant suite à une plainte de l’évêque de Troyes, Clément VII a au contraire fait retirer ces mots qui figuraient dans le projet de bulle pour adopter une position plus ambiguë. Mais cela fait plus de cent ans que cette contre-vérité circule, depuis que le chanoine Ulysse Chevalier a pris comme référence un projet de bulle qui allait être modifié plutôt que la version finale. Et cela continue, malgré la redécouverte il y a peu du seul original connu de la version définitive de cette bulle, qui ne dit pas que le linceul n’est pas le vrai suaire, ni que c’est une peinture ou un tableau.
De la datation et de ses marges statistiques
Dans ce film qui les accumule, on parle bien sûr de la datation au carbone 14. Réalisée en 1988 par trois laboratoires prestigieux, elle a établi que le lin ayant servi à confectionner le suaire aurait été produit aux alentours du XIVe siècle, ce qui consacrerait la thèse du faux. Pour traiter de ce point, l’expert en Mirages est Jacques Evin, ancien directeur du laboratoire de datation de Lyon. Il déclare que les datations effectuées en 1988 par les différents laboratoires « étaient très proches les unes des autres, et les marges statistiques vont très bien les unes avec les autres ». Or là encore c’est faux, et c’est sans doute la principale raison qui devrait inviter à reconsidérer le résultat de cette datation. Elle avait en effet un niveau de significativité de seulement 5%. Obtenue au moyen de calculs statistiques, cette probabilité permet de déterminer si la dispersion des résultats (relativement importante en l’occurrence) provient uniquement de l’imprécision des mesures. Le taux de 5% traduit ainsi le fait qu’il y a 95% de chances pour cette dispersion ne provienne pas d’une telle imprécision. Cela suggère que des mesures fiables et différentes ont pu être relevées sur un échantillon, qui n’aurait donc pas été homogène, ce qui est l’exigence principale pour une expertise fiable. « Un tel niveau, c’est mauvais. Normalement, avec un tel résultat, je refais les mesures », m’a d’ailleurs confié le radiocarboniste Timothy Jull, qui a participé à la datation de 1988 au sein du laboratoire de Tucson. Mais dans cette opération chapotée par le British Museum, on a fait comme si de rien n’était et comme si tous les résultats concordaient parfaitement, malgré la réalité des chiffres. Une fois de plus, cela n’est pas évoqué dans le film où Jacques Evin se contente de faire ce qu’il fait depuis plus de vingt ans, c’est-à-dire défendre quoi qu’il en soit la datation du carbone 14 et toute intitiative médiatique allant dans le sens de la thèse du faux, pour des raisons qu’il a eu l’honnêteté de m’avouer.
Les « spécialistes »
Bref, ce documentaire est plus que partial. Il ne répond aucunement à l’exigence de la méthode scientifique qui consiste à éprouver les différentes possibilités sans écarter la moindre donnée. Tous les intervenants sont en revanche là pour donner une caution à la thèse du film, quitte à accumuler les contres vérités et les omissions. De pures spéculations (l’allure du suaire à l’origine, la façon dont il était présenté au XIVe siècle) sont présentées comme des positions faisant autorité, vu qu’elles sont avancées par de prétendus « spécialistes ». Par exemple Jean-Théo Flamme, qui serait « ingénieur et expert en textile ». Il affirme qu’il était impossible de réaliser au temps de Jésus un linceul du type de celui de Turin, car il nécessiterait un métier à tisser inventé au VIe siècle en Chine. Les propos de cet homme que l’on a découvert lors d’un dossier du magazine Science et Vie - dont le contenu était plus ou moins similaire à celui de ce film - sont contradictoires avec ceux d’experts en textiles anciens reconnus, et en premier lieu Gabriel Vial, une sommité en la matière. Comme d’autres qui ont pu analyser le linceul, il n’a vu aucun obstacle technique à ce qu’un linge de ce type soit fabriqué dans l’Antiquité au Moyen-Orient. Mais les auteurs du film préfèrent l’avis de leur « expert » belge, vu ce qu’il raconte.
Un copié collé de la thèse de Blanrue
Finalement, ce film reprend l’argumentaire développé par un dénommé Paul-Eric Blanrue. Auteur de deux livres (quasi identiques) sur le linceul, il était aussi la référence n°1 dans le dossier de Science et Vie mentionné ci-dessus. La fabrication d’un faux suaire avec un bas-relief, la falsification historique à propos de la bulle de Clément VII, la théorie artistique qui tend vers le nu, l’absence de nuance sur l’opération carbone 14, l’expert en textile inconnu au bataillon qui vient contredire tous ses pairs, le passage par perte et profit de la plupart des données médicales, tout était déjà chez Blanrue. Si ce dernier ne se retrouve pas dans le film, c’est peut-être parce qu’il est aujourd’hui devenu le grand défenseur de l’historien révisionniste Robert Faurisson, ce qui aurait tendance à le rendre infréquentable. L'accès à la vidéo de Mirages a d'ailleurs été supprimé sur son blog où il se réjouit que France 5 valide sa thèse. En fait, c’est essentiellement celle ressassée depuis des années par les zététiciens de France et d’ailleurs, cette sorte de confrérie rationaliste dont Henri Broch, le co-auteur du film, est le plus célèbre des militants.
« Il faut toujours une contre argumentation en face »
Qu’en est-il maintenant du sang de Saint Janvier, le second pseudo miracle exposé dans le premier épisode de Mirages ? Je ne connaissais rien de cette histoire de sang qui aurait la particularité de passer de l’état solide à liquide, et vice-versa. Cela peut évidemment être une arnaque, mais en voyant Henri Broch affirmer d’entrée de jeu qu’il a tout ce qu’il faut sur son bureau pour reproduire ce fameux sang miraculeux, on ne peut s’empêcher de sourire. C’est néanmoins avec ses deux tours de passe passe que lui et Patric Jean prétendent démontrer que les miracles n’existent pas. Plutôt léger, non ? Quant à l’épisode deux de cette série assez courte, puisque c’est aussi le dernier, il est consacré aux soi-disant pouvoirs de l’esprit : voyants, radiesthésistes, tordeurs de cuillères ou marcheurs sur les braises sont tous mis dans le même panier. Il y aurait de quoi dire, mais on se contentera de relever cette injonction d'un des experts sur le traitement par les médias de tous les phénomènes de croyance : « Quand on a quelqu’un qui croit, il faut toujours une contre argumentation en face ». Ce film se veut d’ailleurs très critique de l’action des médias qui donneraient du crédit à des choses ou des gens qui n’en méritent pas, car ce qu'ils avancent ne résisterait pas à la méthode scientifique. A la vue de ce que se dit dans Mirages sur le suaire, c’est ce qu’on pourrait reprocher à la RTBF et à France 5 - deux chaînes pourtant réputées pour leur qualité - qui cautionnent une telle entreprise de progagande rationaliste où l’info mise en images relève en fait du mirage.
Brice Perrier, auteur de Qui a peur du saint suaire ? (éditions Florent Massot)
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Commentaires
Dans ce cas là, c'est à l'église d'apporter la preuve de ces affirmations, de démontrer que ce n'est pas que du baratin, de la propagande.
C'est très simple, il lui suffit d’autoriser une nouvelle datation au carbone 14 sur des échantillons prélevés en plusieurs endroit (en suivant les recommandations de plusieurs expert en carbone 14 croyants et non-croyants.)
Quels sont les risques pour l'église:
- Validation de la date: Renforcement des croyants, renforcement de la probabilité de la véracité du linceul.
- Non-validation de la date: Cela ne changera pas la croyance des catholiques et cela évitera qu'ils prient devant de fausse relique (ce qui les détournent de la dévotion de leur vrais dieux)
Par contre: il y a un vrais risque économique pour la ville de Turin, si le linceul est faux. Mais les croyants et le pape ne sont pas sensible aux bien matériel et préfère (normalement) la véracité et la pureté de leur croyance...
C'est à celui qui annonce un miracle de fournir la preuve ou d'aider les scientifiques à fournir la preuve de leurs affirmations.
Donc, au pape à faire ce qu'il faut (donner son autorisation) pour que je crois que ce linceul est d'époque.
En attendant une preuve, ce linceul n'est qu'un bout de tissu avec un beau dessein dessus... et n'as rien de miraculeux... et je ne sait même pas de quand il date...
Et ceci devrais être la position de toutes personnes croyantes ou pas... Je veux bien croire, mais donnait moi des raisons de croire en ce que vous m'affirmer sans preuves...
Comme les scientifique ne peuvent pas accéder à ce bout de tissu pour l'examiner. Ils ne peuvent que spéculer. Donc les convaincu que c'est un vrais spécule et trouve des arguments pour. Ceux qui pensent que c'est un faux spécule et trouve des arguments contre. Puis les 2 camps s'affrontent pour contredire leurs différentes spéculations et hypothèses... Mais c'est des coups d’épées dans l'eau, car c'est hypothèses contre hypothèses... "La mienne est meilleur que la tienne", "la mienne est plus longue que la tienne"...
Aucunes hypothèses ne cloras le débat ou ne remporteras sur l'autre...
La seul solution le pape décide de laisser bosser les scientifiques dans de bonne conditions.
En attendant une preuve: ceci n'est qu'un bout de tissus très artistique... et je le mettrais pas au mur chez moi...
Ah bon, ce doc rappellerait qu'il subsiste des doutes sur le suaire ? Je crois que vous ne l'avez pas bien regardé. Il ne laisse subsister aucun doute et accumule les affirmations fausses, trompant ainsi le public. C'est ça qui pourrait nous aider à réfléchir ?
Qui a raison qui a tort n'est pas l'interet de la question dans ce documentaire, il ne sert qu'a rappeler qu'il subsiste des doutes dans la plupart des theories considerees comme acquises.
La foi serait antinomique de la preuve.
C’est totalement faux ! Chaque lecteur attentif et sincère de la bible peut le prouver facilement.
Le terme “ foi ” rend le mot grec pistis, qui emporte fondamentalement l’idée de confiance et de ferme conviction. Selon le contexte, ce mot grec peut aussi avoir le sens de “ fidélité ”. — 1Th 3:7 ; Tt 2:10.
la confiance n’est pas aveugle.
L’Apotre Paul donne cette définition de la foi dans sa lettre aux Hébreux
“ La foi est l’attente assurée de choses qu’on espère, la démonstration évidente de réalités que pourtant on ne voit pas. ” (Hé 11:1).
Il faut lire attentivement ses paroles & ne pas en tirer des conclusions attives.
Certes Paul parle de choses qu’on ne voit pas. Mais il en parle comme de réalités qui démontrés de façon évidentes.
L’expression “ attente assurée ” traduit le mot grec hupostasis. Ce mot figure fréquemment dans des documents commerciaux antiques sur papyrus. Il désigne ce qui sous-tend des conditions visibles et garantit une possession future. C’est pourquoi les biblistes J. Moulton et G. Milligan proposent de rendre Hébreux 11:1 comme suit : “ La foi est le titre de propriété de choses qu’on espère. ” (The Vocabulary of the Greek Testament, 1963, p. 660 ; voir aussi TOB). Le mot grec élégkhos, traduit par “ démonstration évidente ”, renferme l’idée de preuves qu’on présente pour démontrer quelque chose, notamment quelque chose qui va à l’encontre de ce qui semble être le cas. De ce fait, ces preuves rendent manifeste ce qu’on n’a pas discerné auparavant et réfutent par conséquent ce qui a seulement paru être le cas. Cette “ démonstration évidente ”, ou preuve convaincante, est si concluante, si puissante qu’elle sert de définition de la foi.
C’est l’Eglise catholique qui a crée le concept de foi comme étant un état de grâce…
D’ailleurs dans un autre de ses écrits (la lettre aux Romains), Paul par de la Création comme PREUVE visible de l’éexistence du Dieu invisible.
Romains 1:20) 20 Car ses [qualités] invisibles se voient clairement depuis la création du monde, parce qu’elles sont perçues par les choses faites, oui sa puissance éternelle et sa Divinité, de sorte qu’ils sont inexcusables [...]
J’ajoute une précision
Le fait que si le Suaire était authentique son témoignage serait supérieur à celui des Evangiles.
Hallucinant !
Si le Suaire était un vrai il témoignerait de l’existence de Jésus, des circonstances de sa mort et éventuellement de sa résurrection… C EST TOUT !!!
Hors les évangiles. Nous apprennent qui était Jésus. Quel était son message, son but, son caractère ses actions.
Les quatre Évangiles (le mot “ Évangile ” voulant dire “ bonne nouvelle ”), écrits par Matthieu, Marc, Luc et Jean, donnent un quadruple récit historique de la vie et de l’activité de Jésus, chaque récit étant un compte rendu indépendant. Les trois premiers Évangiles sont parfois appelés synoptiques (d’un verbe qui signifie “ voir ensemble ”) parce que comparés avec l’Évangile de Jean ils offrent une approche relativement semblable du ministère de Jésus ; néanmoins, chacun porte la touche personnelle de son écrivain. L’Évangile de Jean ajoute certains détails omis par les trois autres.
Peux ont décrédibiliser les Evangiles sous prétexte qu’ils ne sont pas une autobiographie ?
Ridicule ! Depuis quand l’autobiographie serait elle un témoignage plus fiable que la biographie ?
J’ajouterai que les évangiles ne sont pas a proprement parlé des biographies. ; Ce sont des Évangiles. La nuance est importante. Dans une biographie, l’auteur remplit jusqu’à des centaines de pages avec l’objectif de montrer comment son sujet est peu à peu devenu le personnage que tout le monde connaît. Sur les quatre, ceux de Matthieu et de Luc sont les seuls qui parlent de la naissance et de l’enfance de Jésus. Toutefois, leur but n’est pas de montrer comment Jésus est devenu l’homme qu’il fut. Il faut souligner que les disciples de Jésus savaient qu’il avait existé en tant qu’esprit avant de venir sur la terre (Jean 8:23, 58). C’est pourquoi Matthieu et Luc n’ont pas puisé dans l’enfance de Jésus pour expliquer quel genre d’homme il est devenu. Ils ont plutôt relaté les événements qui servaient le but de leurs Évangiles. Or dans quel but les ont-ils écrits ? Le mot “ évangile ” signifie “ bonne nouvelle ”. Les deux hommes avaient le même message : Jésus est le Messie, ou Christ, promis ; il est mort pour les péchés des humains ; il a été ressuscité au ciel. Cela dit, les deux écrivains avaient des origines sensiblement différentes et ont écrit pour des publics eux aussi différents. Matthieu, collecteur d’impôts, a bâti son récit pour un lectorat largement juif. Luc, médecin, a écrit au “ très excellent Théophile ” (peut-être un homme haut placé) et, par extension, à un public plus large de Juifs et de Gentils (Luc 1:1-3). Chaque écrivain a choisi les épisodes les plus utiles et les plus susceptibles de convaincre pour la catégorie de lecteurs à laquelle il s’adressait. Ainsi, le récit de Matthieu souligne les prophéties des Écritures hébraïques qui se sont réalisées en rapport avec Jésus. Luc, lui, suit le schéma historique plus classique que son public non juif pouvait reconnaître. Nulle surprise, donc, si leurs récits sont différents. En revanche, contrairement au dire des critiques, ils ne se contredisent pas. Complémentaires, ils concordent magnifiquement et forment à eux deux un tableau plus détaillé.
quelques remarqques
Si je suis persuadé que le Suaire est un faux ; la polémique qui l’entoure et son instrumentalisation me semble un sujet passionnant.
une remarque la 4ème de couverture parle du Suaire comme étant «peut être » la seul preuve matériel de l’existence de Jésus.
En fait il en existe une autre :
L’ossuaire de Jacques.
Des preuves archéologiques de l’existence de Jésus ?
“ DES preuves de l’existence de Jésus gravées dans la pierre. ” Voilà ce qu’on pouvait lire en manchette de la Biblical Archaeology Review (novembre/décembre 2002). La couverture montrait un reliquaire en pierre calcaire, un ossuaire, découvert en Israël. Les ossuaires étaient très utilisés chez les Juifs entre le Ier siècle avant notre ère et 70 de notre ère. Mais celui-ci avait une valeur particulière. En effet, sur le côté figurait une inscription en araméen qui, selon des spécialistes, contenait les mots suivants : “ Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus. ”
D’après la Bible, Jésus de Nazareth avait un frère, Jacques, connu pour être un fils de Joseph, l’époux de Marie. Quand Jésus a enseigné dans sa ville natale, ses auditeurs, étonnés, se sont demandé : “ N’est-ce pas là le fils du charpentier ? Est-ce que sa mère ne s’appelle pas Marie, et ses frères Jacques, et Joseph, et Simon, et Judas ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? ” — Matthieu 13:54-56 ; Luc 4:22 ; Jean 6:42.
L’inscription apparaissant sur l’ossuaire correspond effectivement à ce qui est écrit à propos de Jésus le Nazaréen. Si le Jacques mentionné ici était le demi-frère de Jésus Christ, il s’agirait de “ la plus ancienne preuve archéologique de l’existence de Jésus ”, affirme André Lemaire, expert en inscriptions antiques et rédacteur de l’article cité plus haut, paru dans la Biblical Archaeology Review. Hershel Shanks, directeur de la revue, précise que ce reliquaire “ est un objet palpable et visible qui remonte à l’époque du personnage le plus important qui ait jamais existé ”.
Cela dit, les trois noms gravés sur l’ossuaire étaient très répandus au Ier siècle. Il pouvait donc y avoir une autre famille qui recensait un Jacques, un Joseph et un Jésus. André Lemaire a estimé que “ Jérusalem comptait, au cours des deux générations d’avant 70 de notre ère, probablement environ 20 personnes susceptibles de répondre au nom de ‘ Jacques/Jacob, fils de Joseph et frère de Jésus ’ ”. Il pense néanmoins qu’il y a 90 chances sur 100 que le Jacques mentionné sur le reliquaire soit le demi-frère de Jésus Christ.
Il est une autre raison pour laquelle certains croient que le Jacques de l’inscription était le demi-frère de Jésus Christ. S’il était courant d’inscrire le nom du père du défunt, il était très rare de préciser celui d’un frère. Voilà pourquoi des spécialistes pensent que ce Jésus devait être quelqu’un d’important, et donc qu’il s’agissait de Jésus Christ, le fondateur du christianisme.
L’ossuaire est-il authentique ?
Qu’est-ce qu’un ossuaire ? C’est une boîte, ou un coffret, dans laquelle sont déposés les os d’un mort après que son corps, qui reposait dans un tombeau, s’est décomposé. De nombreux ossuaires ont été pillés autour de Jérusalem. Le coffret sur lequel est inscrit le nom de Jacques a été retrouvé sur le marché des antiquités, et non sur un site archéologique officiel. Son propriétaire l’aurait acheté quelques centaines de dollars dans les années 70. Le mystère reste donc entier quant à l’origine de ce reliquaire. “ Si l’on ne peut dire d’où vient un objet ni où il se trouvait pendant presque 2 000 ans, on ne peut prétendre établir un lien entre cet objet et les gens qu’il mentionne ”, déclare le professeur Bruce Chilton, du Bard College, à New York.
Pour compenser le manque de preuves archéologiques, André Lemaire a envoyé le coffret à l’Institut géologique d’Israël. Les chercheurs ont vérifié que l’ossuaire était bien fabriqué à partir de pierre calcaire du Ier ou du IIe siècle de notre ère. “ Aucune trace d’outil ou d’instrument moderne n’a été trouvée ”, ont-ils affirmé. Cependant, des biblistes interviewés par le New York Times ont fait remarquer que “ les preuves indirectes qu’il y ait un lien avec Jésus étaient très probables, mais qu’elles n’en restaient pas moins indirectes ”.
Selon le Time, “ aujourd’hui, presque personne parmi les gens instruits ne doute que Jésus ait existé ”. Néanmoins, nombreux sont ceux qui pensent qu’il devrait y avoir des preuves, autres que bibliques, de l’existence de Jésus. Notre croyance en Jésus Christ devrait-elle reposer uniquement sur l’archéologie ? Quelles preuves avons-nous de l’historicité du “ personnage le plus important qui ait jamais existé ” ?
Mais Jim, qu'est-ce qui selon vous discréditerait l'Eglise en cas de nouvelle analyse ?
Ben oui il y a des conditions normales, par exemple pour le carbone 14, c'est que vous refaites les mesures quand vous avez un niveau de significativité de 5%, ce qui est mauvais, comme le dit Timothy Jull. Il aurait aussi normalement fallu utiliser plusieurs échantillons prélevés à différents endroits du tissu. Voilà ce qui aurait été normal, et cela n'a rien à voir avec une quelconque foi.
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