Le sommet du Mont Dolent aura lieu cette année à Gignod, au Val d’Aoste. Rendez-vous le 26 novembre pour entretenir la voix et les voies de nos montagnes.

Samedi prochain, le 26 novembre, se tiendra le 2ème sommet du Mont Dolent. Prenant le nom d’un sommet qui est en fait un point de rencontre entre la France, l’Italie et la Suisse, cette journée symbolisera à nouveau les liens unissant ceux pour qui la montagne n’est pas une frontière mais un trait d’union : Savoyards, Valdotains et Valaisans. Au programme, voix et voies alpine, avec deux thématiques abordées parallèlement au cours de différentes tables rondes. La voix, c’est celle du francoprovençal, que certains appellent aussi arpitan ou plus communément patois. Les voies, ce sont celles qui nous relient en nous permettant de nous déplacer. Bref, on parlera de transport et d’un patrimoine linguistique à préserver, et ceci dans un lieu emblématique de ces thématiques, le Val d’Aoste, là où notre patois est le plus parlé, et là où nous conduit le tunnel du Mont Blanc.


Culture et société 

« La volonté est de se focaliser d’une part sur une question de vie locale, en l’occurrence la problématique des transports et de la pollution en montagne, d’autre part sur une question culturelle », confie Laurent Blondaz, vice président du MRS et co-organisateur de cette journée. Selon lui, « la culture locale, et le patois en particulier, est souvent dénigrée. En parler est parfois politiquement incorrect, mais d’une manière générale, la disparition du francoprovençal se fait dans l’indifférence générale. Il  y a toujours une cause plus importante… Mais à force de ne traiter que les urgences, notre langue régionale fait aussi l’objet d’un état d’urgence. » C’est que la langue se meurt, alors que, comme disait l’autre, on regarde ailleurs.

Cultiver son identité 

« Ce colloque est là pour parler au plus grand nombre, poursuit Laurent Blondaz. Et rappeler qu’une population ne peut résoudre ses problèmes de société que si elle est émancipée et qu’elle assume son identité, sachant que l’identité, pour nous, ce n’est pas un réflexe de repli sur soi mais au contraire l’occasion de cultiver et d’échanger ce que l’on a de plus beau, dans le respect de l’autre et la bienveillance. » Cultiver son identité, les Valdotains ont su le faire. On devrait avoir l’occasion de le constater en se rendant à cette journée où de nombreux intervenants tenteront de défricher des voies d’avenir enracinées.


Plus d’info, programme complet et inscriptions ici.


 

Commentaires  

 
+5 #6 28-11-2011 08:57
j'y su êtà; y ére franc bien; damajo qu'y isse pas avu mé de mondo; cen qu'y en est sortu en defor, i est que j'ens lo devêr de betar de cârro noûtres visions deférentes dessus l'avenir de noûtra lengoua per ovrar ensemblo se je volens sôvar-la./ j'y étais, c'était très bien; ce qui en est ressorti en "off", c'est que nous avons le devoir de mettre de côté nos visions différentes sur l'avenir de notre langue pour travailler ensemble si nous voulons la sauver.
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+7 #5 21-11-2011 12:08
Citation en provenance du commentaire précédent de Ralphe Baretta :
Je deviendrais... sceptique sur deux liens affiché ici…?!..
- D’autre part, j’attends toujours une réponse, sur :
- Le droit des savoisiens sur un certains point !!! Quel point ?…
- Celui face au CSA Français en rapport à la diffusion radio fm sur la savoie !!!
Merci de ces silences…

De quoi tu parles????
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0 #4 20-11-2011 11:57
Je deviendrais... sceptique sur deux liens affiché ici…?!..
- D’autre part, j’attends toujours une réponse, sur :
- Le droit des savoisiens sur un certains point !!! Quel point ?…
- Celui face au CSA Français en rapport à la diffusion radio fm sur la savoie !!!
Merci de ces silences…
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0 #3 19-11-2011 20:57
(Je voudrais ajouter que mon livre "Muses contemporaines de Savoie", contient plusieurs écrivains francoprovençaux : cinq, je crois.)
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0 #2 19-11-2011 20:49
"De les payer" : les frais de déplacement, je veux dire.
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0 #1 19-11-2011 20:48
Même la littérature francophone de la Savoie n'est pas très soutenue, et elle aussi est souvent dénigrée par principe. C'est ainsi. J'ai fait aujourd'hui à Seynod ma dernière conférence prévue pour la promotion de mon livre sur les écrivains savoyards contemporains, "Muses contemporaines de Savoie", aux éditions Le Tour, et le public était très clairsemé. On peut parler d'échec sur le plan commercial, puisque les ventes n'ont pas été suffisantes pour me payer le déplacement. L'institution qui avait accepté de me recevoir n'aurait pas accepté de les payer. Comme on me demandait où le livre se trouvait, j'ai dû dire que la librairie Decitre d'Annecy avait refusé de mettre en vente ce livre au motif que son titre contient le nom de la Savoie, et qu'Annecy est en "Haute-Savoie". Je n'y avais pas pensé avant, si cela avait été le cas, je l'aurais appelé "Muses contemporaines des Pays de Savoie", même si c'eût été plus long. Mais cela montre la force du rejet dont fait l'objet toute référence à l'ancien duché de Savoie. Il ne s'agit d'ailleurs pas d'incriminer Decitre en général, et de se donner l'occasion puérile et même inepte de médire des Lyonnais en général, car la librairie Decitre de Chambéry a, au contraire, pour ce même livre, effectué un travail remarquable, et je l'y ai bien vendu. Mais le nom du livre ne posait pas de problème vis à vis des institutions de la République. Il s'agit donc d'une question d'éducation, que je crois trop liée à l'Etat central : elle amène à vouer un respect excessif aux formes institutionnelles en place qui fait rejeter la Savoie en Haute-Savoie. J'ajoute, enfin, que la politique, c'est certainement important, mais que les associations à vocation culturelle le sont certainement davantage. Mon impression est que le soutien le plus clair que j'aie reçu au cours de la promotion de ce livre, en dehors de la librairie Decitre de Chambéry, vient essentiellement de la Compagnie de Savoie. Les sociétés savantes, peut-être trop liées aux institutions d'Etat (ses dirigeants sont fréquemment des professeurs fonctionnaires), ne se sont pas montrées très enthousiastes, et les partis politiques qui défendent plus d'autonomie pour la Savoie n'ont, directement ou indirectement, montré aucune forme d'intérêt pour cet ouvrage. Il doit effectivement y avoir des questions plus importantes, comme celle de savoir quelle institution nouvelle et miraculeuse on va pouvoir créer pour sauver le monde, mais du moment évidemment que la façon dont se diffuse la culture, notamment au sein de l'éducation, ne change pas d'un iota - que le secteur de l'éducation, pour être clair, ne soit ni libéralisé, ni décentralisé. C'est du moins mon impression.
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