Sept éleveurs ayant refusé de faire vacciner leur cheptel contre la FCO et les six caissières d'ED grévistes du dimanche se sont retrouvés devant le tribunal à Chambéry. L’occasion de faire front commun.

Alors qu'elles sont toujours en grève chaque dimanche pour obtenir le droit au repos dominical (voir notre dernier reportage), les six caissières du supermarché ED d'Albertville étaient le 15 mars devant le juge, à Chambéry. Elles étaient à nouveau poursuivies par leur employeur pour avoir bloqué l'accès au magasin dans le cadre de leur mobilisation hebdomadaire, la direction d'ED ayant fait appel de la décision du tribunal d'Albertville du 7 septembre 2010 qui donnait raison aux salariées (voir notre reportage). Au même moment et au même endroit, ce sont sept éleveurs savoyards qui étaient convoqués au tribunal pour avoir refusé de faire vacciner leur cheptel contre la fièvre catarrhale ovine. Un procès faisant suite à celui de l'éleveur mauriennais qui s'était tenu le 8 février à Albertville (voir notre reportage).

Devant le Palais de justice, plus de 200 personnes avaient fait le déplacement pour les soutenir et réclamer la relaxe pour tout le monde. L'occasion aussi de provoquer une rencontre entre deux mondes peu habitués à se croiser en pays de Savoie, mais qui pourtant partagent des combats pas si éloignés que cela. Celui des paysans et celui des employées de la grande distribution.

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Interview : Frédéric Delville

Image et montage : Mikaël Chambru

 

Commentaires  

 
0 #7 orly 05-02-2012 14:43
Vous riez les caissières et le paysans, méme combat! Les caissières elles ne touchent pas plusieurs fois dans l'année des sommes, pire que les pauvres fonctionnaires.
Les paysants sont les nouveaux fonctionnaires.
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+2 #6 karl 18-03-2011 11:03
Citation en provenance du commentaire précédent de Mirko :
Il faut soutenir les paysans.
Les caissières, elles, elles ont qu'à changer de boulot si elles veulent pas travailler.

j'ajoute qu'on est jamais caissière par choix. tu imagines la gamine qui dit "moi quand je serai grande je serai caissière !"
les caisssière sont des victimes collatérales du capitalisme... alors de grâce un peu d'empathie !
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+2 #5 karl 18-03-2011 09:02
Citation en provenance du commentaire précédent de Mirko :
Il faut soutenir les paysans.
Les caissières, elles, elles ont qu'à changer de boulot si elles veulent pas travailler.

si elles veulent travailler mais dans le respect du code du travail qui ne prévoit pas qu'on force un salarié a travaillé le dimanche.
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-5 #4 Mirko 18-03-2011 08:40
Il faut soutenir les paysans.
Les caissières, elles, elles ont qu'à changer de boulot si elles veulent pas travailler.
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+1 #3 karl 16-03-2011 20:27
Citation en provenance du commentaire précédent de loren :
fabrecans, payisans méma batalye !/ouvriers, paysans même combat !
ça me rappelle le Larzac...l'histoire est-elle un éternel recommencement ou une éternelle continuité ?v

L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes.
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+3 #2 Manu 16-03-2011 18:26
je dirais une éternelle continuité... même en même temps avec toujours de l'espoir que les choses pourraient enfin changer, en témoigne la lutte des guerrières et des paysans !

en tout cas, je pense qu'il faudrait que se développe ses convergences pour arriver à imaginer une autre société.
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+1 #1 loren 16-03-2011 16:49
fabrecans, payisans méma batalye !/ouvriers, paysans même combat !
ça me rappelle le Larzac...l'histoire est-elle un éternel recommencement ou une éternelle continuité ?v
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