Dans la 3e circonscription du 74, Gilbert Saillet représente le MRS. La gauche le soutient, même si elle préfèrerait qu’il oublie sa vision de la région. Il la défend néanmoins dans La Voix.

Alors que le nouveau gouvernement s’installe, nous voici avec un autre candidat battant la campagne pour un vrai changement qui passerait par le Parlement. Après Philippe Deparis (voir notre interview), La Voix accueille Gilbert Saillet, candidat Europe Ecologie Les Verts dans la 3e circonscription du 74. Un candidat soutenu par le PS, dont la suppléante est la conseillère régionale socialiste Claire Donzel. Mais Gilbert Saillet représente surtout le Mouvement région Savoie. Il est même le seul régionaliste se présentant à ces législatives, Noël Communod n’étant que suppléant de Béatrice Faure dans la 3e circonscription du 73. Notre invité du jour, un sexagénaire qui étudia les Beaux Arts à Genève et la micromécanique - « version horlogerie » - à Annemasse, a rejoint le MRS il y a seulement un an. Attiré par son ami Bernard Juillet (voir notre interview), il s’est tout de suite lancé dans le bain électoral en se présentant aux cantonales. Et le voilà maintenant en lice pour gagner un siège de député.

Entrepreneur et citoyen engagé

S’il est un petit nouveau dans le régionalisme savoyard, Gilbert Saillet a déjà bien roulé sa bosse et fait ses preuves. Doté d’un don de créateur en horlogerie et porté par le destin au bon endroit au bon moment, ce fringant sexagénaire s’est retrouvé à la tête d’une entreprise d’horlogerie à Genève à l’âge de 23 ans. Il a travaillé pour les plus grandes marques, de la Suisse au Japon. Parallèlement, Gilbert a œuvré dans l’art monumental, étant notamment à l’origine de la fresque du géant du barrage de Tignes. Citoyen engagé, il a aussi beaucoup milité dans des associations environnementales et au sein de CRHA (Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui), le collectif des « indignés » des Glières qui dénonce depuis cinq ans la récupération par Sarkozy de ce symbole de la résistance. Dernièrement, Gilbert Saillet a encore été parmi ceux qui ont lancé le mouvement d’opposition aux gaz de schiste qui fédère aujourd’hui nombres d’élus et d’habitants de la région. Il était d’ailleurs présent le week-end dernier à Annecy lors de la dernière manifestation (voir notre reportage).


Pas son étiquette dans sa poche

Le profil associatif de Gilbert colle pile poil à un candidat écologiste de gauche, mais il avoue avoir une caractéristique qui plait moins à sa suppléante, par ailleurs 1ère secrétaire fédérale du parti socialiste de la Yaute. Et oui, il est MRS, et il tient à ce que ça se sache, par exemple en l’affichant dans sa permanence de La Roche-sur-Foron. Or la région Savoie, madame Donzel se demande bien ce qu’elle fait dans cette campagne avec ses stickers ornés de la croix. Alors Gilbert lui dit, le candidat d’une gauche unie pour faire front - et au moins passer le premier tour - refusant de mettre son étiquette dans sa poche, quoi qu’en pense ceux, notamment au sein d’Europe Ecologie, pour qui le régionalisme savoyard est encore un repoussoir. Gilbert Saillet en livre pourtant une nouvelle facette, et en se retrouvant dans une circonscription où Martial Saddier doit faire face à une opposition de droite très conséquente, il pourrait créer la surprise. Encore un qui nous changerait de nos habituels députés ?

Gilbert Saillet, vous êtes candidat aux législatives sous la bannière d’Europe Ecologie les Verts, mais vous avez la particularité de représenter le Mouvement région Savoie et d’incarner pour ces élections le partenariat qui existe entre les deux formations. Un partenariat qui ne semble pas vraiment assumé. Vous ne trouvez pas ?

Pour tout vous dire, on m’en veut beaucoup d’être au MRS, car certains à Europe Ecologie Les Verts ne nous aiment pas du tout. Il demeure une confusion très forte avec la Ligue savoisienne.

Parce que le MRS a auparavant été sous la coupe de la Ligue ?

Je ne sais pas, mais il y a eu une séparation (voir notre histoire du régionalisme savoyard), et je peux vous dire que cela n’a plus rien à voir. Nous, on ne veut pas se séparer de la France, juste laisser les mains plus libres aux régions. Je suis pour que notre région, qui va au-delà de la Savoie en englobant une partie de l’Ain et de la Suisse, dispose d’une liberté de financement, notamment pour les problématiques transfrontalières. Si on regarde autour de nous, on peut voir que les régions se débrouillent très bien avec des budgets conséquents. C’est le cas au Val d’Aoste ou dans les cantons suisses où l’on bénéficie d’un système fédéral. Alors qu’en Savoie, quelles sont nos possibilités financières pour discuter avec les gens de l’autre côté de la frontière ? Et puis à travers une région Savoie, il s’agit aussi de défendre notre patrimoine tant culturel que territorial, de faire en sorte que l’on garde notre université de Savoie aujourd’hui menacée. Tout ceci pourrait se faire dans un cadre fédéraliste, ce qui ne nuirait pas à la République. Bien au contraire elle serait renforcée si on donnait d’avantage de pouvoir au peuple et aux régions. Ces dernières doivent avoir leur mot à dire, mais là, nos élus locaux sont de plus en plus incapables de répondre à la demande, car ils n’ont pas de moyens. Tout se décide loin de chez nous. Et avec la réforme territoriale qui est prévue, ça pourrait encore empirer. Le petit club de foot du coin risque de devoir aller demander sa subvention à Lyon.

Ce désir de rapport différent au territoire qu’Europe Ecologie est censé porter avec le concept de fédéralisme différencié, qui le met concrètement en avant chez les écolos par chez nous ?

Notre candidate à la présidentielle défendait cette idée.

Certes, mais à part lors du discours qu’Eva Joly a prononcé à l’université d’été de Régions et peuples solidaires (voir ici), on ne peut pas dire qu’elle ait beaucoup évoquer cela. Et puis je vous parlais des écolos de la région…

Il est certain que le régionalisme n’est pas du tout mis en avant. C’est pour ça que je suis bien content que le MRS s’attache à le faire. Mais au sein d’EELV, même si on appelle officiellement au fédéralisme, il y a une guerre, ou pas loin de ça, entre ceux qui sont au MRS et ceux qui n’y sont pas. Etre au MRS, c’est être un peu un renégat. Mais c’est dû à une incompréhension, car les gens ne comprennent rien au discours qu’on tient. On n’est pas des indépendantistes qui veulent sortir de l’euro !

On entend dire chez les Verts qu’une région Savoie serait néfaste car forcément à droite vu la sociologie locale. Qu’en pensez-vous ?

Tant qu’on aura à côté de chez nous un paradis fiscal et qu’on misera sur le tourisme de luxe, la Savoie sera à droite. Mais rien n’est jamais définitif et les ressources vont quand même se tarir. Il y avait un livre qui s’appelait Quand la Chine s’éveillera, et bien je pense que quand la Suisse s’éteindra, on va se retrouver dans une catastrophe économique impensable. Ce pays n’est pas la garantie de notre avenir économique.

Alors qu’on le voit comme ça ?

Oui, et on nous annonce 300 000 personnes en plus d’ici vingt ans sur le bassin genevois. Si on avait une région avec, je ne vais pas aller jusqu’à dire un parlement, mais un pouvoir décisionnel et des fonds, on pourrait s’engager sur des positions saines même si Bernes ou Paris ne sont pas d’accord.

Mais pour revenir à la notion de droite et de gauche, est-ce que l’écologie doit forcément être de gauche ?

Moi, j’ai une culture vraiment ancrée à gauche, déjà par ma famille. Mais aujourd’hui, j’appelle à un rassemblement de toutes les forces républicaines qui veulent une véritable démocratie. Mon inspiration, c’est le Conseil national de la résistance qui, après la guerre, rassemblait tout le monde, des communistes aux gaullistes. Il y a juste les patrons qui avaient collaboré qui n’étaient pas acceptés.

Qu’est-ce qui fait que vous vous présentez aujourd’hui comme un candidat MRS ?

Le MRS, je ne connaissais pas, si ce n’est à travers Bernard Juillet qui était dans la même association environnementaliste que moi. Mais quand il m’a fait découvrir ce qu’ils pensaient et ce qu’ils proposaient, je me suis dis : je suis dedans, je suis d’accord. Et un jour, il m’appelle et me dit : « Il nous manque un candidat pour les cantonales, ça serait bien que tu t’impliques. » Depuis que j’avais été viré du parti communiste en 1968 pour m’être engagé aux côtés d’étudiants qu’on ne pouvait pas contrôler, je m’étais juré de ne plus jamais rentrer en politique. Mais Bernard a réussi à me convaincre car j’avais constaté les limites de l’engagement dans des associations. Elles font que, à un moment, on n’avance plus quand on n’a pas le pouvoir de légiférer. On est des consultants et c’est les politiques qui décident. J’ai donc adhéré l’année dernière à la fois au MRS et à Europe Ecologie et je me suis présenté aux cantonales.

En remettant ça aux législatives, qu’espérez-vous comme résultat ?

Aux cantonales, j’ai recueilli 14%, environ le double du PS (8%) et du Front de gauche (7%). C’est pour ça qu’ils m’ont laissé la place et que je me retrouve tout seul à gauche. De l’autre côté, j’ai entendu la semaine dernière un Bernard Accoyer très énervé contre le nombre de candidats de droite en Haute-Savoie. Il demande à ses troupes de retirer des candidatures, mais dans ma circonscription il y aura le sortant très critiqué mais investit par l’UMP, un centriste de droite, un gaulliste - de droite aussi - et un maire qui a rendu sa carte de l’UMP pour se présenter. Accoyer dit qu’ils offrent un boulevard au candidat PS - en l’occurrence moi - pour un duel au second tour avec le Front national. Et c’est sûr que si je me retrouve dans cette situation, je pourrais gagner. Alors ce n’était pas du tout au programme, mais si ça arrive, j’assumerai.

Arriverez-vous à faire bouger les choses en mieux en tant que député ?

L’essentiel sur le plan local serait de régler les problèmes liés au transport, qu’il s’agisse de soucis de santé ou d’embouteillages. On est dans une agglomération transfrontalière sans transport public, ou en tout cas avec rien de fait depuis les années 1960, car on a tout misé sur le tourisme. Il y a aussi ce problème de démographie galopante et une spéculation sur les terrains qui fait qu’on ne peut plus se loger, sauf si on travaille en Suisse. Mais là, on perd de la qualité de vie en passant son temps dans sa bagnole.

Qu’est-ce qu’un député écologiste peut changer à ça ?

Déjà, EELV et les Verts suisses sont les seuls partis à avoir un projet transfrontalier commun et des contacts permanents. On est prêt à agir ensemble.

D’accord, mais là vous vous présentez aux législatives pour siéger à l’Assemblée nationale à Paris, dans le cadre d’un accord électoral avec le parti socialiste dont l’écologie ne semble pas vraiment être la priorité.

Il y a le programme de Hollande, qui n’est pas forcément celui des socialistes. Par exemple sur les gaz de schiste, Hollande veut laisser la place à la recherche alors que, dans la circonscription d’Annemasse, le candidat PS est sur la même ligne que moi et refuse cela car c’est trop risqué. Pour le nucléaire, Hollande est pour l’EPR alors qu’on veut en sortir. Et fermer Fessenheim, c’est un pas en avant mais il n’est pas suffisant.

L’objectif est de faire évoluer Hollande dans votre direction ?

Oui, et pour ça il faut qu’on pèse avec un groupe écologique qui pousse dans le bon sens à l’Assemblée. Mais avant tout, il faut bien comprendre que la Haute-Savoie est un des départements les plus concernés car on a besoin d’écologie ici. La pollution de l’air et de l’eau est considérable, on bat des records en termes d’asthme ou de cancer du sein.  Il faut aussi savoir le patrimoine montagnard que l’on détruit à cause de toutes ces baraques. En 1960, une goute d’eau tombée à Chamonix mettait dix-huit heures pour arriver à Genève. Avec le creusage du lit de l’Arve, l’eau met maintenant huit heures. Ça a déraciné tous les piliers des ponts, le lit de la rivière a pu descendre de jusque onze mètres, les ruisseaux font des cascades, les poissons ne remontent plus et ne peuvent plus se reproduire.

Après le mauvais score d’Eva Joly à la présidentielle, on a assisté à une séquence assez étonnante avec des écologistes qui ont fait le forcing pour entrer au gouvernement. Qu’est-ce ça vous inspire ?

L’entrée au gouvernement, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, sauf si Hollande n’avait pas la majorité. Dans ce cas, s’il était obligé d’avoir les écologistes avec lui, ça se concevrait. Mais si le PS a une majorité absolue, on n’a rien à faire là-dedans.

Il aurait donc déjà fallu attendre les législatives. Et ne rejoindre le gouvernement qu’en position de force pour pouvoir imposer des choix écologiques ?

Oui, voilà, là d’accord. C’est pour ça que le but est d’avoir un groupe parlementaire, une puissance de feu pour pousser Hollande, pas pour jouer au béni oui oui. En fait, je préfère la position de Mélenchon sur ce point. On soutient, car on veut virer Sarkozy, mais on ne demande rien et tout est à construire. Avec un héritage qui va être plus lourd qu’on ne le pense car le poids de la Grèce, c’est vraiment pas gagné du tout. On va être obligé d’être solidaire et de se serrer les coudes pour éviter de tomber dans le marasme.

Il y a cinq ans, lors de l’élection de Sarkozy, c’était l’époque du pacte écologique de Nicolas Hulot, du grand ministère de l’écologie et du Grenelle de l’environnement. Avec bien sûr des déceptions derrières, mais quand même une intention de prendre en considération le paramètre environnemental. Là, cette année, Hollande ne parle que de croissance. Pas vraiment la valeur étalon pour un écologiste.

N’appuyez pas là, je vous en prie, c’est un point dur. Et c’est pareil avec le Front de gauche : la croissance à tout prix, le productivisme. Je ne prône pas pour autant la décroissance, mais une croissance verte. Prendre le bus au lieu de sa bagnole par exemple, c’est moins consommer. Supprimer des éclairages publics.

Ça participe à une forme de décroissance…

Une décroissance positive, comme avec le co-voiturage. Mais favoriser les énergies solaires, cela peut faire de la croissance verte. C’est croître quelque part, même si ça ne résoudra pas tout.

Si vous étiez élu, quel serait votre premier geste de député ?

Un projet de loi qui va plus loin que ce qu’a dit Hollande sur l’éducation.

Ah bon, vous voulez réformer l’éducation ? Comment cela ?

Déjà, en arrêtant de supprimer un fonctionnaire sur deux, et en encadrant quelque chose de solide pour nos enfants. La jeunesse, c’est la première chose, il faut un enseignement pour chacun et une santé pour tous. En fait, ce qu’il faudrait, c’est reprendre le programme du Conseil national de la résistance et l’adapter en un programme utopiste et réaliste pour le 21e siècle.

Mais si vous êtes élus, vous n’aurez pas une pensée particulière pour la Savoie ?

Si, bien sûr. La Savoie, pour moi, c’est sacré, et je veux la protéger. Je ne veux plus qu’on me remette des téléphériques et des canons à neige. Quand je vois qu’on fait encore des zones d’aménagement là où il n’y a plus d’eau. Même à 900 mètres, on va installer des canons et des retenues collinaires.

La Savoie, ce n’est pas qu’une nature à préserver. C’est aussi une culture qu’on pourrait célébrer…

Moi, je parle patois savoyard, ce qui est assez rare. Je dis toujours que je suis un Français de la 4e génération. La sœur de ma grand-mère ne parlait que patois.

Vous pourriez alors passer un message en patois à l’Assemblée !

Oui, ça, je le ferai. Je ne vais pas me gêner !

Ben commencez déjà en nous donnant le mot de la fin.

Y’é pa forni ! L’histoire n’est pas finie, elle commence maintenant.

Entretien : Antoine Foray


Dimanche 20 mai Gilbert Saillet organise à Cruseilles un pique-nic républicain et festif. Tous les détails ci-dessous :


MISE A JOUR 19 MAI


ANNULATION

Le pique-nic républicain de Gilbert Saillet est annulé pour cause de terrain impraticable.

Un événement similaire mais sans doute couvert devrait avoir avoir lieu avant le 10 juin ou entre les deux tours.


REUNION PUBLIQUE

Gilbert Saillet organise une réunion publique sur le thème de la réforme des collectités locales avec une présentation du projet actuel par Noël Communod.

Mercredi 30 mai - 20 h

La Roche-sur-Foron - Local de campagne de Gilbert Saillet

 

Commentaires  

 
0 #12 31-07-2012 18:43
non le pouvoir au référendum comme en Suisse

La basse caste est aussi pourrie que la haute, mais elle a juste droit de voler les pauvres par abus de biens sociaux mais ne peut être achetée par les Seigneurs Capitalistes (privilège de la haute caste), alors regrouper les 2 ...
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0 #11 23-05-2012 20:57
Chers Amis,

Les vieilles pierres doivent-elles se taire ? Un cas UNIQUE en France !

Vous êtes sensibilisés à la protection du patrimoine historique rural protégé. Vous souhaitez nous manifester votre soutien, voire votre volonté de participer concrètement à notre combat sur le terrain ou sur Internet par le biais de notre association.

Pour en savoir plus sur notre combat depuis 2004 : Une hostilité obsessionnelle et acharnée !
http://fermedebelairfrangy.blogspot.com/p/bienvenue.html

Votre engagement, nous sera particulièrement précieux : c'est pourquoi nous tenons tout d'abord à vous remercier personnellement de nous lire et potentiellement de nous soutenir, voire de venir nous rejoindre.

Nous comptons tout particulièrement sur votre mobilisation - toute aide est, et sera la bienvenue.

Nous vous invitons dès maintenant à :

1. A vous abonner au flux : http://fermedebelairfrangy.blogspot.com/feeds/posts/default
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Merci de votre intérêt, voire de votre possible engagement et mobilisation !

Bien à vous,
Les propriétaires du corps de logis de la Ferme de Bel-Air à Frangy (Haute-Savoie)
http://fermedebelairfrangy.blogspot.fr/p/association_13.html
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0 #10 21-05-2012 06:18
Oui, après Rousseau, il faudra célébrer Joseph de Maistre ! On pourra rappeler qu'il l'a souvent attaqué, qu'il a souvent démontré que Rousseau délirait. Mais Rousseau a aussi chanté la Savoie et les Savoyards et a beaucoup fait pour les rendre célèbres. Il a amené beaucoup de touristes à Chambéry, je crois. Les politiques ne voient pas forcément plus loin.
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+7 #9 20-05-2012 23:14
Et bien il me plait bien aussi ce candidat! J'espère qu'il va passer, même si en Haute-Savoie c'est pas gagné! En tout cas c'est bien qu'il y ait des gens comme lui qui portent les valeurs du MRS (création d'une Région Savoie) au sein d'EELV. En plus il parle patois, c'est génial, enfin une chance de pouvoir mettre cette langue qui en a bien besoin sur le debvant de la scène politique. Un simple droit de le passer au bac serait un minimum! Pour en revenir à la Région Savoie, ce n'est pas une idée de droite que diable! Je jette la pierre aux Socialistes qui, bien implantés à Lyon, défendent bec et ongle la Grande Région Rhône-Alpes, sans âme, grande comme un pays (mais qui n'en a nis les moyens ni l'organisation) et loin des citoyens. Vive le fédéralisme différencié et la démocratie de proximité. Notre belle Savoie a grand besoin d'une prise de conscience écologique (fin de l'urbanisation des espaces agricoles à outrance...) et bien besoin d'un peu d'émancipation politique, que ce soient les Savoyards qui puissent prendre les décisions qui les concernent et non plus les autres qui n'ont de cesse que de défendre les intérêts de leurs grandes villes. La Savoie n'est pas organisée selon le modèle français, centralisé autour d'énormes pôles. Elle repose sur un dense réseau de moyennes villes. Dans Rhône-Alpes, elle condamnée à être réléguée à un second rôle (on se demande lequel???). C'est Bernadette Laclais (Vice Présidente de Rhône-Alpes et Maire de Chambéry) qui le dit: par exemple, Chambéry n'est pas la Capitale de la Savoie pour elle, mais une simple "ville de taille moyenne". L'inscription à l'entrée de Chambéry a d'ailleurs été ôtée (c'est un autre débat, je pourrais polémiquer longtemps sur ce fait et sur celui d'avoir organisé un véritable culte de la personnalité de Rousseau cette année, philosophe pour moi ô combien criticable et beaucoup plus représentatif de la France que de la Savoie). Avec des décideurs comme ça (des monchus, il n'y a pas d'autre mot), la Savoie est appelée à perdre toutes ses prérogatives (Consulat d'Italie, Cour d'Appel, Université, Industries de pointe...) Consolons-nous, pour les stations de ski ils ne pourront pas car à Lyon il n'y a pas assez de montagnes^^. Mais combien de temps pourront nous compter à 100% sur l'Or blanc? Tout ça pour dire que de droite comme de gauche, les politiques devraient comprendre que l'intérêt de la Savoie est enfin de s'assumer et de s'administrer. Et je tiens à le préciser, ce n'est pas être indépendantiste que dire ça!
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+4 #8 20-05-2012 20:33
"représente le MRS". Pourquoi le logo du MRS n'apparaît pas sur le site gilbertsaillet2012.fr?
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-1 #7 20-05-2012 17:01
Vous dites n'importe quoi, puisque justement Gilbert Saillet, candidat EELV aux législatives défend publiquement la région Savoie... alors que c'est une position qu'une bonne partie d'EELV Savoie ne veut pas entendre parler, sans parler du reste de la gauche savoyarde.
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+2 #6 20-05-2012 16:51
Le MRS est vraiment un tremplin formidable pour EELV; on voit de plus en plus de politique et de moins en moins de Savoie (ça devient même un gros mot apparement). Joli hold-up messieurs !
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-4 #5 20-05-2012 12:00
Vive la république des clowns !

a un moment il va falloir produire de la valeur.... et arreter d'être contre tout ! car autrement c'est le trou... mais pour Gilbert c'est une echéance prochaine ... mais pour les autres ?
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+1 #4 20-05-2012 10:58
La jeunesse se présente aux élections, le changement c'est maintenant
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+1 #3 20-05-2012 08:34
Mieux vaut attendre qu'un problème se pose réellement, avant de râler, Laurent. Si on râle pour des problèmes possibles, on n'a pas fini. Pour l'heure, il faut se montrer enthousiaste, et je dis : tous avec Gilbert Saillet pour une république multipolaire : http://savoyarddunouvelobs.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/12/17/republique-multipolaire.html !
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