Les Savoisiens sont encore de retour... mais, cette fois, ça serait pour de bon, car un mouvement politique vient d’être créé.  Il a son programme et annonce la libération de la Savoie pour la fin de l'année.

En août dernier, nous vous parlions du retour de Jean-François Péronnier, premier président de la Ligue savoisienne (LS), dans le combat indépendantiste via un nouveau front de libération local, Pour la Savoie (PLS) (voir notre interview). Avec Fabrice Bonnard, cet avocat qui a écrit la fameuse question (voir notre reportage) posée au gouvernement par le député Yves Nicolin (voir notre interview), il incarnait le regain du mouvement savoisien. Depuis les choses ont bougé dans la chasse à l'occupant français. Fabrice Bonnard est devenu persona non grata ; PLS a été abandonnée au profit d'un Gouvernement provisoire de l'Etat de Savoie (GPESE) ; Pierre et Colette Biguet, deux anciens dissidents de la LS, semblent avoir pris les affaires en main ; la Confédération savoisienne (CS) est aussi dans le coup ;  un véritable parti politique avec un programme de libération vient d'être créé, le Mouvement des citoyens de Savoie (MCSE). 2011 sera-t-elle l'année de la Savoie libre ?

C'est le 12 décembre dernier que les Savoisiens ont signé leur retour sur la scène politique locale. Lors de la « première rencontre internationale de l’État de Savoie », ils ont créé la surprise en réunissant à Albertville plus de 200 personnes. A la tribune, Pierre Biguet annonçait la création du GPESE – dont il est le porte-parole – pour porter sur la scène internationale les revendications des Savoisiens, notamment auprès de l'ONU. Depuis, ce gouvernement provisoire – qui rassemble la quasi-totalité des mouvements indépendantistes exceptée la LS – prépare activement la reconnaissance de l'Etat de Savoie par le droit international et son devenir au coeur des Alpes. Il cherche aussi à convaincre les Savoyards de s'engager dans la libération du territoire national en leur expliquant leur histoire et leur droit, afin de « prouver que le peuple de Savoie n'est pas mort et qu'il est toujours là pour faire quelque chose ». Pour y parvenir, les Savoisiens multiplient les réunions (sur invitation) dans toutes les provinces, « plusieurs par semaine depuis début janvier », nous dit-on, avec comme objectif de dépoussiérer l'image qui leur colle à la peau depuis les années 90 et l'époque de la LS. Nous avons réussi à nous faire inviter à l'une d'entre elles. C'était le 28 avril dernier à Chambéry.

« D'habitude, il y a plus de monde ! »

Lors de cette réunion, une vingtaine de personnes sont présentes, uniquement des Savoisiens de longue date, dont pas mal d'ancien de la LS. « D'habitude, il y a beaucoup plus de monde ! Et surtout, il y a des Savoyards qui veulent connaître leur histoire, nous assure Colette Biguet. C'est très important car ce sont eux qui vont faire bouger les choses. » Pas de chance, nous ne les croiserons pas ce soir. Nous sommes un peu déçu, nous aurions vraiment aimé rencontrés ces néo-savoisiens, qui seraient de plus en plus nombreux à vouloir libérer la Savoie de l'occupant français. « Nous avons besoin des médias pour faire comprendre que la Savoie sera libérée d'ici à la fin de l'année », martèle à plusieurs reprises Pierre Biguet lors de la réunion. Ici, nous sommes donc les bienvenus. Enfin, presque. Car l'indépendantiste a de la mémoire et peut avoir tendance à être un peu rancunier. Certains n'ont toujours pas digéré le documentaire réalisé par Brice Perrier en 2007 sur la CS (voir le film). On nous le rappelle cordialement lors de notre arrivée. 

« Une fois la Savoie libérée, cela ne se passera plus comme ça »

Mais nos récentes mésaventures judiciaires avec le Ministère public (voir notre article) font de nous des victimes de l'Etat français, au même titre que les Savoisiens. « J'aime pas taper sur la France, mais elle se classe quand même 44e sur 178 pays pour la liberté de la presse. Une fois la Savoie libérée, cela ne se passera plus comme ça », nous certifie Pierre Biguet. On nous propose même une carte de presse de l'Etat de Savoie. Nous déclinons, nous ne sommes pas venus pour ça. A notre grande surprise, il sera beaucoup question des médias et de stratégie médiatique lors de cette soirée. Le GPESE veut en effet moderniser l'image des Savoisiens et essaye d'en convaincre les militants présents ce soir-là. Nous sommes aussi peut-être là pour ça. « Sur nos tracts, nous ne mettons plus de croix de Savoie pour éviter que les gens les mettent directement à la poubelle... et ça fonctionne : nous avons des retombées incroyables depuis », fait remarquer Colette Biguet. Exit aussi le terme Savoisien : « Dans la tête des gens, ça leur rappelle la Ligue Savoisienne ! Et ici, on ne parle pas de ça... on parle de l'Etat de Savoie. »

Encore une histoire de traité

Les Savoisiens ont un message à faire passer aux Savoyards : « au regard du droit international, la Savoie, ce n'est pas la France. » Rien de nouveau à première vue. C'est encore une histoire de traité, de cession, d'annexion, de notification et de ratification au sein de laquelle nous avons bien souvent du mal à nous y retrouver, tant l'argumentation juridique des indépendantistes évolue au fil des années. En 2011, exit l'argumentaire de Fabrice Bonnard pourtant très en vogue l'an passé, car ce dernier aurait « trahi les Savoisiens ». Colette Biguet nous présente une autre version de l'histoire au sein de laquelle la Savoie ne serait plus française depuis 1871. Cela nous rappelle les propos de  Jean-François Péronnier  pour qui l’indépendance n’aurait même pas en Savoie à se gagner au terme d’une lutte pour la liberté, puisqu'il suffirait de prendre acte de ce qui est déjà notre statut, celui de ressortissants d’un pays libre. En bon Savoyard, nous allons essayer de comprendre cette vision qui part d’un point de vue initialement développée par Henri Dénarié, le véritable père de la Savoie libre (voir article).

Une cession à l'empereur

Dénarié avait relevé que le traité de Turin du 24 mars 1860 cède le territoire de la Savoie à Napoléon III. « Il s'agit d'une cession à l'Empereur des Français et non pas à la République », précise Colette Biguet. En 1871, Thiers renverse Napoléon III et son empire pour créer pour la IIIe République : « le droit de suite des accords internationaux ne s'applique alors pas... donc la Savoie n'est plus française depuis cette date. » A l'époque, selon Colette Biguet, qui a à coeur de réhabiliter la résistance savoisienne dans l'histoire, la Savoie ne voulait pas rester française et l'a fait savoir : « Thiers enverra ses troupes et décimera plusieurs milliers de Savoisiens pour que la Savoie reste la propriété de la France. » Il y aurait ensuite eu un second rebondissement, le 10 juin 1940 : « l'Italie, de par Mussolini, déclare la guerre à la France. Le Traité de Turin déjà caduc est suspendu ! La Savoie n'est officiellement plus française. » Puis un troisième, avec la notification de la France à l'Italie, selon le traité de Paris du 10 février 1947, d'une demande de remise en vigueur du Traité de Turin. Un traité qui « entre alors en complète opposition avec la Charte des Nations Unies que la France a pourtant signée en 1945, car reconnaissant que ce Traité de cession (1860) est devenu au fil des ans un Traité d'annexion par les armes (1871) ». Dès lors, le peuple de l'Etat de Savoie aurait le droit à l'autodétermination, nous dit le GPESE, citant la « Charte des Nations Unies articles 1&2 signée par la République française et par la Confédération helvétique ».

« La Savoie ne pourra pas se libérer toute seule »

Pour obtenir ce processus d'autodétermination et la reconnaissance de l'Etat de Savoie, le GPESE compte s'appuyer sur l'intervention d'états étrangers. Pierre Biguet ne voit pas d'autres solutions : « la Savoie ne pourra pas se libérer toute seule. Nous ne devons pas nous replier sur nous-même, mais nous ouvrir sur les autres peuples de montagne. Nous avons une racine commune historique, ils savent ce que nous vivons. » Le salut viendrait désormais de nos voisins suisses et d'un parti politique du canton de Genève, le Mouvement citoyen de Genève (MCG). Exit donc désormais la piste libyenne de Kadhafi – en même temps vu la situation là-bas, il serait difficile de faire autrement... Ainsi, Éric Stauffer – le président du MCG va déposer le 18 mai prochain un texte parlementaire pour que « le gouvernement genevois reconnaisse les textes en vigueur qui ne sont pas appliqués et ainsi reconnaître que la Savoie est un pays libre et non annexé par la France ». Viendrait ensuite un référendum pour que les Savoyards décident de leur avenir. « Une fois que nous aurons repris notre pays par le droit international, ce sont les gens qui voteront. Nous devons les convaincre un à un qu'une Savoie libre est viable. Il faut aller les chercher, ils sont le coeur de la Savoie », souligne Colette Biguet. 

« Pas besoin de révolution violente »

Dans la salle, on s'interroge plutôt sur la question du recours à la violence. C'est que, récemment, plusieurs savoisiens ont eu à faire face aux forces de l'ordre pour des histoires de plaque d'immatriculation de voitures, et pas toujours de façon cordiale. Colette Biguet coupe court à la discussion : « Nous n'avons pas besoin d'une révolution violente pour avoir la démocratie, nous avons le droit international avec nous. La violence, elle provient de l'Etat français qui a peur de nous. Résistons et utilisons notre coeur pour mettre une idée au-dessus de nos têtes. Nous n'avons pas besoin de prendre nos fusils. » Leur nouvelle arme, ce sont des sites internet et Facebook... sans oublier le traditionnel attirail du parfait savoisien : plaque d'immatriculation, carte d'identité, timbre postal, permis de conduire... Le discours politique évolue lui aussi. Pour le GPESE, plus question de défendre une Savoie souveraine repliée sur elle-même. Cette Savoie libre, il se verrait bien la réinscrire dans la Savoie historique, via une Confédération alpine regroupant la Suisse Romande, le Val d'Aoste et le Piémont. Pierre Biguet nous assure que de l'autre côté des Alpes, on aspire aussi à cela : « ils veulent relever la tête et s'associer à la Savoie pour reconstituer ce territoire historique. » C'est le sens de la « deuxième rencontre internationale de l’État de Savoie » que le gouvernement provisoire organise le 12 juin prochain à Aix-les-Bains. Les Savoisiens attendent près de 500 personnes et espèrent ainsi réaliser un nouveau coup de force, six mois après celui d'Albertville. Normalement, nous devrions être conviés à cette réunion où seront également présentées officiellement les tenus et les cartes de la police de l'état de Savoie. Et oui, la Savoie aura bientôt sa police. Les Français ont intérêt à se tenir à carreau !

Un mouvement des citoyens de Savoie

Sans attendre la libération du territoire national qu'ils estiment pourtant imminente, les Savoisiens ont décidé de franchir un cap – ce qu'ils s'étaient toujours refusés à faire – en créant un véritable mouvement politique, avec une charte qui s'apparente à une esquisse de programme. « Nous avons décidé de nous prendre en main en proposant notre vision de la Savoie. Cette charte servira également de base pour les responsables politiques qui souhaiteraient nous rejoindre. » Ce mouvement, qui porte le nom de Mouvement des citoyens de Savoie (MCSE), est en fait une déclinaison savoisienne du MCG de nos voisins suisses, comme il en a été créé plusieurs récemment : le Mouvement Citoyens Vaudois (MCVD), le Mouvement Citoyens Neuchâtelois (MCNE) et le Mouvement Citoyens Romand (MCR). « Cette création n'a rien à voir avec Éric Stauffer, nous assure pourtant Pierre Biguet. Nous nous inscrivons juste dans la même unité politique. » D'ailleurs, au printemps dernier, une délégation savoisienne emmenée par le porte-parole du GPESE avait participé à une manifestation organisée par le MCG à Moillesullaz (Genève), « pour dénoncer la destruction programmée de la Suisse et pour soutenir les gardes-frontière »

« Je ne suis ni de gauche ni de droite, je suis d'ici »

Tout comme son grand frère genevois – dont les idées sont assimilées à l'extrême droite par ses opposants -, le MCSE affirme se placer hors des schémas idéologiques traditionnels  –  « je ne suis ni de gauche ni de droite, je suis d'ici » – et explique mettre le citoyen au centre de ces préoccupations. « Nous défendons une démocratie directe où les élus votent sur des mesures qu'ils ont présentées lors de la campagne électorale. Dans le cas contraire, on demande l'avis aux citoyens par référendum. Le respect et l'éthique du citoyen ont une place centrale dans notre projet pour la Savoie », explique t-on lors de la réunion en préambule de la présentation du programme politique. Pour le reste, le MCSE propose quinze mesures très variées dans sa charte. « Nous comptons aussi nous appuyer sur la constitution de Savoie d'avant 1860, évidemment en la réactualisant avec notre époque. Mais il faut savoir qu'on y trouve encore aujourd'hui des droits qui ont toujours 150 ans d'avance. La remettre au goût du jour constituerait un vrai progrès », ajoute Pierre Biguet. 

Et voilà le programme

Si l'on regarde la charte du MCSE de plus prêt, nous retrouvons plusieurs propositions politiques qui pourraient très bien être portées par les régionalistes du Mouvement région Savoie (MRS) aujourd'hui installés au sein d'Europe-Ecologie Les Verts région Savoie, voir pour certaines par la gauche radicale. Par exemple : « favoriser la construction de logements en privilégiant la réhabilitation de l’existant ; rétablir l’enseignement de l’instruction civique et de l’histoire de Savoie dans les établissements scolaires ; promouvoir les énergies non polluantes pour la protection de l’environnement ; soutenir l’éducation, la formation et la recherche ; déployer une protection efficace des services publics. » Le MCSE veut aussi remettre l'économie des sports d'hiver dans les mains des Savoyards : « aujourd'hui, seulement 3 ou 4% de la population de Savoie en profite alors que cela représente 50% de notre PIB. Et en plus, les gens du pays ne peuvent plus vivre dans la montagne, ils sont obligés de descendre dans les vallées du fait de la pression foncière. Tout ça doit changer. »

« L'immigration ? C'est la montagne qui va faire le tri »

Mais, très vite, une des quinze propositions de la charte – à savoir : « développer la croissance économique en garantissant une redistribution sociale équitable » – nous éloigne du projet politique porté par les régionalistes. C'est qu'il y a quelques semaines, Noël Communod, le président du MRS, nous expliquait, alors en pleine campagne des élections cantonales, qu'il souhaitait « mettre en place des politiques locales favorisant une transition de notre modèle de développement et rompant avec l'idéologie de la croissance comme solution à tous les problèmes ». Une remise en cause du dogme de la croissance, déjà portée par les autonomistes savoyards il y a une trentaine d'années, qu'il nous assurait portée aujourd'hui par « la majorité des membres du MRS ». Le MCSE marque donc ici clairement sa différence. Et alors qu’il nous répète que le clivage français gauche/droite n'a pas sa place en Savoie, trois propositions du tout jeune mouvement politique savoisien tendent à le rapprocher, tant sur la rhétorique que sur le fond politique, des propositions discriminatoires du Front national. Ainsi, le MCSE veut « accorder la priorité de l’emploi aux « citoyens chômeurs » à qualifications égales ». Une déclinaison savoisienne de la « préférence nationale » du FN ? Ce n'est pas si évident que cela, la réalité étant sans doute plus complexe que la caricature. Et si l'on regarde à nouveau de l'autre côté du lac Léman, nous y retrouvons une étrange similitude avec les propositions du MCG sur le sujet, que le parti genevois résume dans son slogan : « «Genève et les Genevois d'abord !» Le MCSE veut aussi « lutter contre « les exploiteurs des prestations sociales » de tout genre  ; désamorcer l’immigration clandestine et le flux de requérants économiques. » Sur ce dernier point, Pierre Biguet précise : « l'immigration ? C'est la montagne qui va faire le tri, comme elle l'a toujours fait ».

Un terreau fertile

Vu les excellents récents résultats électoraux de son grand frère genevois il y a deux semaines (près de 20% des suffrages), le MCSE a de beaux jours devant lui s'il arrive à se structurer dans les prochains mois. D'autant plus qu'ici, en pays de Savoie, il a un terreau fertile sur lequel pousser : le fort sentiment identitaire des Savoyards, la destruction massive de nos montagnes et l'augmentation croissante des inégalités sociales. Aussi et surtout, parce que la gauche et la droite préfèrent emmener les Savoyards droit dans le mur avec leur projet de Sillon Alpin qui n'a jamais autant été d'actualité. Quant à la gauche radicale, elle reste encore bien souvent incapable de penser cette question contemporaine du régionalisme dans son projet de société, ou tout du moins d'en faire un point central... et ce, alors même qu'il y a trente ans elle portait ces aspirations autonomistes dans nos montagnes. Décidément, les temps ont bien changé.

Mikaël Chambru

 

Commentaires  

 
+7 #53 serpico 04-06-2014 15:09
Lorsqu'un viol est commis, qui doit être condamner?
Violation des traités internationaux!1815,1860
Violation des droits d'un pays et de son peuple!

Je peux ajouter: Violation d'un vote du peuple Français sur l'Europe par Nicolas Sarkozy...

Il y en a d'autre...

Alors la France est-elle si belle que ça?
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+17 #52 22-10-2013 07:56
Citation en provenance du commentaire précédent de Gneeee :
Arrêtez de vous prendre pour des victimes "On nous a forcés de votés olol on n'avait pas le choix". Est-ce que vous étiez nés en 1860 ? Non. Est-ce que les français emmerdent les allemand parce que "olol les nazis il étaient méchants ils ont tués plein de gens on est choqués" ? Non.

Arrêtez de vous prendre pour le centre du monde, est ce que les bretons, les basques, l'Alsace-Lorraine sont des états indépendants (depuis le temps qu'ils le veulent) ? Non, alors vous non plus.


Dit le grand colonisateur....

facile de dire après coup "Acceptez votre destin de peuple colonisé et inférieur. Oubliez votre peuple, votre histoire qui vous êtes et les crimes dont vous avez été victimes"

Je vous conchie.
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-18 #51 13-10-2013 14:57
Citation en provenance du commentaire précédent de Gneeee :
Arrêtez de vous prendre pour des victimes "On nous a forcés de votés olol on n'avait pas le choix". Est-ce que vous étiez nés en 1860 ? Non. Est-ce que les français emmerdent les allemand parce que "olol les nazis il étaient méchants ils ont tués plein de gens on est choqués" ? Non.

Arrêtez de vous prendre pour le centre du monde, est ce que les bretons, les basques, l'Alsace-Lorraine sont des états indépendants (depuis le temps qu'ils le veulent) ? Non, alors vous non plus.


J'ajouterais que je commence même a me demander qui c'est les gens les plus cons, les Genevois, qui sont narcisiques, égoistes,
hautains et qui se sentent trop fièrs avec leur fric, ou les savoisiens ?
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-7 #50 13-10-2013 14:50
Arrêtez de vous prendre pour des victimes "On nous a forcés de votés olol on n'avait pas le choix". Est-ce que vous étiez nés en 1860 ? Non. Est-ce que les français emmerdent les allemand parce que "olol les nazis il étaient méchants ils ont tués plein de gens on est choqués" ? Non.

Arrêtez de vous prendre pour le centre du monde, est ce que les bretons, les basques, l'Alsace-Lorraine sont des états indépendants (depuis le temps qu'ils le veulent) ? Non, alors vous non plus.
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+5 #49 27-05-2013 09:56
Citer :
je ne crois pas que la savoie raporte beaucoup d'argent à la france.Niveau commerce c'est tres faible en savoie.


un début de réponse :
http://www.inegalites.fr/spip.php?article1466&id_mot=109
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-13 #48 26-01-2013 08:38
je ne crois pas que la savoie raporte beaucoup d'argent à la france.Niveau commerce c'est tres faible en savoie.
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+8 #47 24-01-2013 18:09
Bonne question !

Parce que la Savoie rapporte beaucoup d'argent, et secondement quand on est un état membre fondateur de l'ONU comme la France, on a peu de risque de se voir appliquer des dispositions coercitives d'application du Droit international.
Le Droit international est en théorie supérieur au droit français art 55 de la constitution française.

On pourrait donner Mayotte comme autre exemple. La France est le seul état du monde (ou presque) à considérer que Mayotte c'est la France. Pour tous les autres, c'est (ou devrait être) une île de la république des Comores. En tordant le bras au droit international et en utilisant son droit de veto à l'ONU, la France a fait passer la pilule en force.
NB : Mayotte rapporte rien mais a un intérêt militaire notoire.

C'est le statut et les méthodes habituelles de la France qui empêchent l'application stricte du Droit international. Ce qui est un comble pour la nation qui se vante d'avoir octroyé les droits de l'Homme (dont le droit des peuples fait partie) au monde entier.
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-6 #46 20-01-2013 08:09
alors expliquer moi pourquoi la savoi n'est pas encore un etat libre
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+9 #45 18-01-2013 09:35
Vous vous méprenez. La France reconnait que le plébiscite a été truqué.

Le Dossier pédagogique de l’Education Nationale produit par Mme Pascale DUBOIS Professeur Agrégée sous l’égide des Archives Départementales de la Savoie en janv. 2010, exprime clairement que le plébiscite a été truqué. Ce document est validé par la France.

De surcroît 99% à une consultation populaire..c'est évidemment truqué.

Il faut être sacrément bête et sans instruction pour prétendre le contraire.
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-9 #44 14-01-2013 17:07
je crois pas
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