Sept éleveurs ayant refusé de faire vacciner leur cheptel contre la FCO et les six caissières d'ED grévistes du dimanche se sont retrouvés devant le tribunal à Chambéry. L’occasion de faire front commun.

Alors qu'elles sont toujours en grève chaque dimanche pour obtenir le droit au repos dominical (voir notre dernier reportage), ampoule les six caissières du supermarché ED d'Albertville étaient le 15 mars devant le juge, pharmacy à Chambéry. Elles étaient à nouveau poursuivies par leur employeur pour avoir bloqué l'accès au magasin dans le cadre de leur mobilisation hebdomadaire, treat la direction d'ED ayant fait appel de la décision du tribunal d'Albertville du 7 septembre 2010 qui donnait raison aux salariées (voir notre reportage). Au même moment et au même endroit, ce sont sept éleveurs savoyards qui étaient convoqués au tribunal pour avoir refusé de faire vacciner leur cheptel contre la fièvre catarrhale ovine. Un procès faisant suite à celui de l'éleveur mauriennais qui s'était tenu le 8 février à Albertville (voir notre reportage).

A la veille des élections cantonales, viagra 40mg Christian Monteil est dans La Voix pour nous parler de son projet pour la Yaute, treatment des JO, and mais aussi de la fusion 73-74, la grande absente de la campagne. Interview.

On ne s’en rend peut-être pas vraiment compte, mais, dans trois jours, c’est le premier tour des élections cantonales qui vont renouveler la moitié de nos conseils généraux. Le président de la Yaute, Christian Monteil, ne se présentera pas devant ses électeurs car son canton n’est pas concerné par l’élection cette année. Mais il fait campagne dans le 74 pour tenter de conserver sa confortable majorité de 31 conseillers généraux sur 34. Un petit coin de paradis pour une droite aujourd’hui malmenée. Sera-t-elle dans la même situation dans dix jours d’Annecy à Chamonix ? C’est la question du jour, mais nous avons aussi souhaité interroger le président Monteil sur le projet des JO, emblématique pour son département, ainsi que sur le rapprochement avec le 73 qui semble le sujet oublié de cette campagne. Ce ne serait pourtant pas le moment d’en parler ?

Pour finir notre tour d’horizon - non-exhaustif - des cantonales, price voici un candidat pas comme les autres, pills Sylvain Rochex. Semeur de bordel et partisan de la décroissance. Maintenant, recipe à vous de voter, ou pas.

Il est des êtres humains qui intègrent vite les coutumes de la région qui les accueille. Ainsi, bien qu’Isérois d’origine, le jeune homme que j’attends s’applique à donner tout son sens au fameux « quart d’heure savoyard ». J’en serai quitte pour poireauter un bon moment au soleil d’une terrasse du vieux Chambéry. Au bout d’une demi-heure, alors que je renonce définitivement à finir mon expresso devenu froid, sa silhouette déboule enfin, traînée par un gros chien beige. « Désolé, j’ai voulu prendre le bus, mais au moment de monter le chauffeur m’a dit que c’était interdit aux chiens.  Sauf pour les aveugles, bien sûr… En fait, il aurait mieux valu que je sois aveugle. » (Sic) Petite barbe proprette, visage mince et regard profond, un sweat posé sur les épaules, ce roi de la blagouse c’est Sylvain Rochex, candidat aux cantonales sous la bannière du parti de la décroissance.

L’homme de Neandertal a-t-il été exterminé car il était trop intelligent ? Environ 30 000 ans plus tard, sickness les Bogdanoff se demandent si Cro-Magnon n’était pas vert de jalousie devant cette grosse tête.

Neandertal : un nom taillé dans la roche. Un visage osseux, order massif, impossible. Cet être qui n’est ni un singe ni vraiment un homme est pourtant le premier “Européen” apparu sur notre continent il y a environ 350 000 ans. Cette créature trapue, dotée d’une musculature impressionnante, est longtemps passée pour une brute sans pensée. Avec sa face déformée vers l’avant, ses yeux profondément enchâssés derrière une véritable forteresse osseuse, les préhistoriens du siècle dernier l’ont trouvé d’une telle laideur qu’il leur a d’abord semblé impensable que cet être puisse figurer parmi les ancêtres de l’homme. Et pourtant, cet “homme singe”, cet “animal debout”, recèle un secret extraordinaire. Quelque chose que les premiers anthropologues ont occulté sans même le vouloir, tant cette “chose” leur paraissait invraisemblable : le cerveau de Neandertal est nettement plus gros que le nôtre.

Les écolos doivent-ils forcément s’allier avec les socialistes ? Le régionalisme a-t-il sa place dans l’union de la gauche ? Réponse de Bernard Juillet, rx le meilleur représentant du MRS aux cantonales.

Dimanche dernier, order Bernard Juillet a été le régionaliste qui a réalisé le meilleur score aux cantonales avec 18% recueillis dans le canton d’Alby sur Chéran. Pas suffisant néanmoins pour se retrouver au deuxième tour. L’homme a pourtant bénéficié du soutien du parti socialiste local qui n’a pas présenté de candidat dans ce canton où les sans-étiquettes, order plutôt de droite quand même, ont raflé la mise. Le signe que le report de voix socialiste/écologiste n’est pas automatique, car s’il avait pu additionner les voix écolos et socialos des dernières élections, Bernard Juillet aurait fait un bien meilleur score. Cela invite à s’interroger sur la pertinence des alliances à la veille du second tour, si ce n’est à la veille d’un renouveau savoyard écolo…

Bernard Juillet, vous qui avez été soutenu par le PS, que pouvez-vous nous dire sur la situation entre Europe Ecologie et les socialistes avant le deuxième tour des cantonales ?

Dans mon canton, on m’avait proposé de me soutenir dès  le premier tour et je l’ai accepté. Mais c’était vraiment un soutien local. Au niveau du département, ce n’est pas la même chose. Il faut dire que sur la Haute-Savoie, Europe Ecologie est devant le PS, qui le supporte assez mal. Il n’y a donc pas eu d’accord avec eux pour le deuxième tour.

Qui a refusé l’accord ?

Le PS était demandeur et se prévalait de l’accord national. Ils estimaient ainsi qu’ils pouvaient se passer de notre avis et annonçaient avoir le soutien d’Europe Ecologie, ce qui était faux. Il y a eu des accords in extremis à Annecy et Faverges, mais, que je sache, il n’y en a pas à Thonon.

Pourquoi ?

Il n’y a pas de soutien quand nous ne sommes pas d’accord avec les positions défendues par les candidats socialistes. Cela concerne leur position sur les JO ou, à Thonon, sur la 2x2 voies et le stade de foot. C’est vraiment des problématiques locales.

Du coup, c’est assez compliqué…

Oui, et ce n’est pas du tout la même configuration dans le 73 où ils sont arrivés à un accord sur le programme. Mais nous restons attachés au principe de subsidiarité et au droit de décider au plus près du terrain. Paris n’a pas à nous imposer ses choix.

La différence de position entre les deux départements peut aussi s’expliquer par une situation politique et des enjeux différents.

En Haute-Savoie, il est vrai qu’on est nettement devant le PS. En Savoie, c’est très différent. Et puis là-bas, il y a peut-être une possibilité de prise de contrôle du conseil général, ce qui n’est pas le cas en Haute-Savoie. Mais pour nous, au MRS, la question du basculement à gauche du conseil général n’est pas un enjeu primordial. Cela pourrait même être dangereux pour la région Savoie car les socialistes n’ont pas du tout les mêmes idées que nous sur le sujet. A mon avis, s’associer automatiquement avec PS est à éviter. Pour qu’ils nous respectent, on doit négocier avec eux au cas par cas.

On peut se dire que, du côté d’Europe Ecologie, l’optique de la prise de pouvoir invite à mettre ses divergences avec les socialistes de côté, par exemple sur la question du régionalisme…

Il est tout de même intéressant de voir que l’on a vraiment réussi à imposer un point de vue régionaliste sur la ligne politique locale d’Europe Ecologie. Chez les Verts, cette vision était déjà présente, mais de nouveaux membres d’Europe Ecologie n’étaient pas du tout sensibles à cela. Certains essaient d’ailleurs de supprimer la structure région Savoie pour rentrer dans Rhône-Alpes. Mais la grande majorité des membres d’Europe Ecologie en Haute-Savoie est néanmoins régionaliste. Maintenant, je crains qu’avec la présidentielle et les législatives qui arrivent l’année prochaine, tout ceci soit balayé. Avec un retour fort au clivage droite gauche et le barrage au Front National, que restera-t-il du régionalisme ?

Faudrait-il en fait se démarquer nettement de la droite et de la gauche et ne pas chercher d’alliance ? Finalement un peu comme le FN, qui s’impose comme une force indépendante, mais en défendant une position écologiste et régionaliste.

L’alliance demeure valable si elle s’appuie sur une vision et des projets communs. Nous attendons donc d’alliés une vraie prise en compte de nos propositions. Reste que des écolos qui se rallient systématiquement au PS au deuxième tour, ce n’est pas bon pour l’électorat, qui peut avoir envie de voter écologiste mais pas pour le PS. Tous les candidats du MRS étaient sur cette logique, mais ce n’est pas le cas de tout le monde à Europe Ecologie et il faut faire avec cette réalité.

Propos recueillis par Brice Perrier

 

Notre fil twitter

Vos produits savoyards

Bannière