En Chartreuse, l’entreprise Raidlight a créé la première « station européenne de trail » en plein parc naturel régional. Après avoir applaudi la nouvelle, les Chartrousins ont aujourd’hui tendance à déchanter.

Connaissez-vous le « trail » ? Non, je ne vous parle pas de moto, mais de course à pied. Le trail est une discipline en plein essor, consistant à parcourir le plus rapidement possible des tracés de plusieurs dizaines de kilomètres sur des sentiers en pleine nature (forêt,  montagne, chemins côtiers,...). Depuis la fin du siècle dernier, les épreuves de « trail » ou « d’ultratrail » (la version plus longue, supérieure à 40 kilomètres) fleurissent un peu partout dans nos montagnes et les amateurs se comptent désormais en dizaines de milliers. Et Savoie, certains résistent à cette vague, ne croyant pas que courir ainsi en montagne permette d’établir une relation respectueuse et même intime avec la nature (voir notre reportage). Mais à Saint-Pierre-de-Chartreuse, petite bourgade de 800 habitants jouxtant la frontière entre le Dauphiné et la Savoie, la première « station européenne de trail » vient toute juste d'être créée. Enquête de nos confrères du Postillon.



En Chartreuse, les autochtones sont agriculteurs, restaurateurs, sylviculteurs, éleveurs, hébergeurs, artisans,... ou vont pointer à la ville pour gagner de l’argent. Car, dans ce genre d’endroit, il est bien difficile de développer ce qui fait l’essence de la vie moderne, c’est-à-dire une activité économique. Ici, pas de grandes entreprises, pas de grands noms, à part l’ancestral Monastère de la Grande Chartreuse, producteur de la célèbre liqueur éponyme.  Alors quand une entreprise de plus de 25 salariés, répondant au doux nom de « Raidlight », propose de venir s’y installer, personne ne reste insensible. Voilà, le décor est planté. Laissez-moi maintenant vous raconter la suite, une histoire d’apparence anecdotique, mais qui en dit long sur notre époque, les fameuses « nouvelles pratiques de la montagne » et les efforts des uns et des autres pour essayer de rentabiliser ces territoires désespérément non-productifs que sont les espaces montagnards. 

Raidlight, une entreprise dynamique

L'engouement autour du trail a créé des vocations économiques et l’entreprise Raidlight s’est engouffrée dans la brèche dès 1999 en proposant divers équipements spécialisés pour les « traileurs » : maillots, chaussettes, sac à dos, cuissards, boxers, porte-gourdes, coupe-vents, bâtons, tentes, etc. Les prix sont  élevés (50€ le short) mais, quand on court, on ne compte pas. Le charismatique patron et fondateur de cette boîte est un dénommé Benoît Laval, se définissant par ailleurs sur son site comme un « très bon coureur de trail français (vice-champion de France) ». Entrepreneur dynamique à défaut d’être modeste, il a obtenu avec fierté le « Trophée du chef d’entreprise de la Loire 2009 ». Car jusqu’à cette année, Raidlight était implantée dans la Loire, dans la bourgade de Saint-Genest-Malifaux. Un endroit bucolique, propice au trail, mais pas suffisamment dynamique pour Benoît Laval : les élus du coin n’ont pas su être assez conciliants et réactifs face à ses grands projets (nouveaux locaux plus grands et création de la première « station européenne de trail »), impliquant notamment le déclassement d’un espace protégé. 

La Chartreuse plutôt que les Bauges

Alors Benoît Laval est parti à la recherche d’un lieu plus accueillant. Hésitant entre les Bauges, le Vercors et la Chartreuse, il est finalement conquis par ce dernier massif et les bras grands ouverts de ses élus. Charmées par la perspective de l’implantation d’une entreprise de plus de 25 salariés, la mairie de Saint-Pierre-de-Chartreuse et la communauté de communes lui déroulent le tapis vert et font tout pour répondre - rapidement - à ses exigences. Le premier contact est pris en mars 2010. En juillet, le permis de construire est accordé. En août le chantier débute. Et en février 2011, le bâtiment de Raidlight ouvre ses portes. Des délais fulgurants combinés avec quelques arrangements : le terrain, dernière parcelle non bâtie dans le centre du village et appartenant à la mairie, a été cédé à Raidlight à un prix défiant toute concurrence : 30 € le m2 (les Domaines l’avaient évalué à 80€, déjà bien en dessous des prix du marché). 


Soucieux de construire son « bâtiment à ossature bois » au pas de course, Benoît Laval a préféré travailler avec une grande entreprise d’Orléans (et ses sous-traitants) plutôt qu’avec des locaux. Ce qui n’est pas la meilleure façon de « s’intégrer dans le tissu local », surtout quand le résultat ne correspond pas à la promesse d’un « bâtiment à ossature bois » : s’il y a bien quelques poutres en bois sur la devanture, elles servent avant tout à faire joli, l’ossature véritable étant constituée de poutres métalliques. Une manipulation grossière quoique fréquente, en ces temps où le « développement durable » est dans toutes les bouches et la recherche de profit dans toutes les têtes. Ces épisodes ont commencé à faire déchanter les Chartrousins, qui avaient presque tous applaudi à l’arrivée de Raidlight (en juin 2010), réjouis par les perspectives d’embauche, de commerce avec ses salariés, d’afflux touristique et de publicité pour le massif. 

Faire buzzer la Chartreuse

Le maire, Christophe Sestier s’était ainsi félicité de l’ « apport d’image avec plus de 650 000 citations/an de la Chartreuse et Saint Pierre de Chartreuse » (Journal municipal, Juin 2010). Aujourd’hui même les espaces montagnards sont dans la quête effrénée d’« apport d’images », de buzz sur leur nom, et des 650 000 citations annuelles. Bienvenue dans le monde de Google. Un an plus tard, l’euphorie est retombée. Seulement trois Chartrousins ont été embauchés par Raidlight et encore – parmi eux on trouve la compagne du maire. C’est que Raidlight recrute des profils assez particuliers : « motivés, spécialisés, et à compétence égale pratiquant les activités outdoor concernées (Trail, Rando, Alpinisme) » et pour qui « le salaire ne devra pas être la motivation première ». Pas vraiment le profil des habitants qui, comme tout un chacun, sont plus intéressés par un salaire que par la défonce marathonienne. 


Mais ce qui cristallise actuellement les tensions, c’est le déploiement de la « station de trail », première du nom dans toute l’Europe. Le concept : « des parcours dédiés au trail (rando-trail, kilomètre vertical, et ateliers d’entraînements du stade de trail), une base d’accueil (avec douches, vestiaires, tapis roulants, sauna, fauteuils de relaxation, animateur),  un site internet permettant d’enregistrer ses chronos, et de se comparer aux autres trailers ». Benoît Laval a créé une association « Station de Trail » impliquant, outre Raidlight, la commune de Saint-Pierre-de-Chartreuse, le Parc Naturel Régional de Chartreuse et le bureau des accompagnateurs de moyenne montagne de Chartreuse, Cartusiana. Une manière de mouiller tout le monde, de diluer les responsabilités et de faire croire, à travers une forme associative, que le projet est à « but non lucratif ». Mais comme le hasard fait bien les choses, le centre de la station de trail est le bâtiment de l’entreprise à but lucratif Raidlight. Et pour que les choses soient bien claires, le président de l’association est un dénommé... Benoît Laval. 

Un territoire bradé pour faire de l'argent

Pour créer les parcours, Benoît Laval et ses partenaires n’y sont pas allés par quatre chemins. Après les avoir hâtivement dessinés sur une carte, ils ont fait poser à la hâte des panneaux pour flécher les parcours. Problème : ils n’ont pas du tout consulté les agriculteurs, propriétaires de certains des endroits traversés. Et certains n’ont vraiment pas apprécié. Christophe, agriculteur, nous raconte : « Je suis exploitant des terres au-dessus du monastère de la Grande Chartreuse et l’autre jour, en faisant des clôtures, je me suis aperçu qu’il y avait une piste tracée dans la prairie. C’est un endroit que j’utilise pour le pâturage. Les Pères n’étaient pas au courant. Rien n’a été demandé à personne. J’ai tout enlevé. On n’est pas propriétaire chez les autres. Si vous voulez passer, vous venez, vous demandez mais vous ne faites pas comme ça vous arrange. Eux travaillent à l’envers. Le projet de station de trail n’est pas honnête parce qu’il fait passer des pistes dans des endroits sans autorisation et sans rien demander ». Un avis partagé par Phillipe, lui aussi agriculteur : « Ce qui me pose problème, c’est que la mairie ait bradé le territoire pour quelqu’un qui va se faire de l’argent dessus. De la randonnée pédestre, pourquoi pas ? Je ne suis pas forcément contre. Mais quand derrière, il y a des gens qui font des profits, non. (…) C’est tout l’inverse de ce que dit le Parc normalement. Raidlight, c’est quand même une entreprise qui fait fabriquer la plupart de ses produits en Tunisie ou au Vietnam, pour des coûts ridicules, et qui se fait plein de marges dessus ». Pour lui, Benoît Laval est un « bulldozer » qui avance à sa guise, sans se soucier des autres. 

Le Parc et la mairie mouillés dans l'histoire

Au téléphone, Laval se défend d’avoir tracé illégalement chez les autres et dit avoir respecté le PDIPR (Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée). Il affirme avoir finalement renoncé – dans sa grande bonté - à passer sur les terrains des agriculteurs récalcitrants (qui affirment n’avoir pas signé le PDIPR) et insiste sur cet « aspect très important : la gestion du balisage est effectuée par la mairie et le parc et n’est pas à l’initiative sauvage de sociétés privées. Ils ont toutes les autorisations ». En mouillant le Parc et la mairie, Benoît Laval a réussi un coup de maître. Voilà ces deux institutions coincées le cul entre deux souches, obligées de satisfaire toutes les exigences de celui censé dynamiser l’attractivité économique. Le Parc se retrouve à faire installer des centaines de pancartes « Station de trail », souvent clouées sur les arbres (à faible distance car les coureurs n’ont pas le temps de chercher leur chemin), alors qu’en temps normal, il ne tolère aucun autre panneau que les petits jaunes (indiquant directions et distances). La course au développement économique et touristique permet tout, même d’enfreindre les règles de protection des espaces naturels. Mais cette allégeance à une société privée fait de plus en plus grincer de dents en Chartreuse. Certains habitants regrettent amèrement que la mairie n’ait pas fait preuve du même volontarisme pour aider la dernière scierie du village ou pour installer un jeune menuisier, parti finalement à Saint-Christophe-sur-Guiers, où il a créé 6 emplois... 

Des opposant qui veulent retourner à « l’âge des cavernes »

Derrière les précipitations, passages en force et autres détails de l’installation de Raidlight, se pose la question  centrale de nos contrées pentues : que faire des espaces montagnards ? Ou plutôt : comment gagner de l’argent dans ces terres ingrates ? Le business de l’or blanc s’évaporant progressivement après chaque hiver doux et sec, les planificateurs tentent de trouver d’autres sources de revenus. C’est la fameuse « diversification » dont le trail fait partie. Comme le ski, ces activités s’inscrivent dans une logique consommatrice de la montagne, transformée en parc d’attractions où l’avis de ceux qui utilisent le territoire (agriculteurs, forestiers, alpagistes,...) a moins de poids que le porte-monnaie des touristes potentiels. Ceux qui rejettent le développement touristique au profit d’activités agricoles sont sans cesse renvoyés à « l’âge des cavernes ». Et Benoît Laval ne s’en prive pas : « Pour tout projet, il y a toujours des gens qui craignent des choses, qui critiquent. J’appelle ça des gens parfois rétrogrades. Les susceptibilités, les conflits d’intérêt personnel, micro-politico, etc, moi ça ne m’intéresse pas, je suis là pour regarder l’avenir et les histoires vieilles ne m’intéressent pas. Quand j’entends certains dire qu’il y a peut-être trop de tourisme, qu’il faudrait peut-être revenir en arrière sur le tourisme...  ils ont le droit de donner leur avis, ils ont le droit de penser ça. Moi, ce n’est pas le mien et cela ne me semble pas être celui de la grande majorité des habitants à St Pierre de Chartreuse. Il y aura toujours des râleurs, qui parleront sans savoir, qui seront grande gueule, mais il faut faire la part des choses, et je la fais une nouvelle fois : je ne rejette personne, tout le monde a le droit de dire ce qu’il veut. »

Si Benoît Laval se préoccupe peu des avis divergents, c’est parce que pour l’instant, en Chartreuse, ils n’ont pas entravé le développement de Raidlight. Pas comme à son précédent emplacement  : « Dans la Loire, il était impossible d’acheter un terrain. Parce qu’en Chartreuse les agriculteurs sont minoritaires dans leur avis, alors que dans la Loire ils étaient majoritaires. » Reste à voir cet automne, à la fin de la première saison de la « station de trail », si les agriculteurs seront toujours minoritaires ou si Benoît Laval aura réussi à se mettre à dos la plupart des utilisateurs de ces terres montagnardes (notamment les chasseurs ou les bergers, qui ne vont sans doute pas apprécier de voir les traileurs traverser leurs troupeaux en courant).

Des tensions ignorées par les traileurs

Début juin, des centaines de traileurs sont venus inaugurer la station de trail, pour la plupart ignorant tout de ces tensions. Car quand on court, on ne s’intéresse pas à la vie d’à côté. Si les traileurs disent apprécier les paysages, qu’ont-il à faire de vulgaires paysans, qui ne produisent ni « stick de boisson énergétique », ni « barres énergétiques », ni « gel énergétique Haute Performance », les carburants de tout bon traileur ? Le trail est finalement une activité assez représentative de notre époque. Où tout doit aller très vite, où l’on doit se défoncer, sans s’arrêter pour réfléchir, et courir, courir, courir. Sans cesse.

Le Postillon

Cet article est le deuxième volet de notre collaboration avec nos confrères du Postillon, journal local indépendant dans la cuvette grenobloise. Vous pouvez trouver leur canard dans tous les bons kiosques dauphinois, et si vous cherchez bien, il y a aussi des points de vente en pays de Savoie. Plus simple encore, vous pouvez vous pouvez vous abonnez (6 numéros par an pour 12 euro) en envoyant un chèque à : Le Postillon, 59 rue Nicolas Chorier, 38 000 Grenoble. Comme à La Voix des Allobroges, leur rédaction est bénévole et le journal ne reçoit aucune subvention ni publique ni privée.

 

Commentaires  

 
0 #41 flo 10-10-2011 18:26
tres tres light cet article!!! en un mot navrant... il n'y rien d'etayer plein d'aproximations une catastrophe....
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-1 #40 LAVAL Benoit 11-08-2011 12:40
en réponse à Thomas:

_________________________ _______________
De : Benoit Laval RAIDLIGHT
À :
Envoyé le : Mercredi 6 Juillet 2011 10h39
Objet : Station de Trail
Bonjour,

Comme vous me l’avez proposé,
quand êtes vous disponible pour avoir une nouvelle présentation, et un débat, autour de nos activités ?


Sincères salutations sportives.
Benoit LAVAL

-----------------------------------------
De : Le Postillon [mailto:lepostillon@yahoo .fr]
Envoyé : mercredi 6 juillet 2011 11:22
À : Benoit Laval RAIDLIGHT
Objet : Re : Station de Trail

Bonjour,

J'ai dit être "ouvert aux discussions contradictoires" mais ne croit pas vous avoir proposé une discussion. Je pense qu'il est plus pertinent que vous discutiez avec les chartrousins remontés contre l'aide de leur commune et du parc à votre entreprise qu'avec moi (notre journal est d'ordinaire centré sur Grenoble, l'article sur Raidlight était dans le cadre d'un numéro d'été où on parlait un peu des alentours - tout ça pour dire que nous n'allons pas parler de la Chartreuse dans chaque numéro). Et puis je doute que nous arrivions à une "discussion constructive", mon "boulot" ne consistant pas à vous faire de la com' (d'autres le font d'ailleurs très bien) et le votre ne consistant pas à aider un journal satirique.
Ceci dit, pourquoi pas ? Cet été, ce n'est pas possible, mais la prochaine fois que je monte (en courant...) en chartreuse, je passe à votre bureau...
Cordialement,

Basile Pévin
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0 #39 Thomas 11-08-2011 11:06
Bonjour,

Je suis cette histoire depuis le début car l'histoire de Raidlight m'intéresse un peu : je possède plusieurs articles "Made in France" offerts par de la famille qui vit dans le Pilat, je suis un ancien orienteur/raideur (CO), je consomme le plus local/bio possible et puis... J'aime bien mon pays (avec le nom de "Savoie" ou "Isère", rien à faire...). Tout ça pour dire que je suis neutre !

Je note que :
- Le journaliste (du Postillon, attention au procès d'intention du dernier commentaire) n'a pas été très fin vers la fin de son article, ce qui le discrédite un peu, dommage... On a le droit d'avoir un partie pris mais il me semblait que la ligne éditoriales des 2 canards tendaient plutôt vers l'impartialité
- Benoît Laval s'est bien mal défendu en attaquant sur un pseudo problème d'anonymat au lieu de répondre directement au fond du problème, puis en assénant des faits plus ou moins véridiques...
- du coup les commentateurs s'est donnent à cœur-joie pour défendre leur sport et/ou ferait passer B. Laval pour un martyre !

Bref, un article "mise au point" avec les deux parties serait bienvenu ! Parce que là c'est à celui qui parlera le plus fort ou en dernier...
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+3 #38 stef 29-07-2011 20:04
Même pas la peine de relever cet article, ce journaliste parle du trail et des traileurs, mais je pense qu'il n'a même pas à chercher à nous connaitre.... Perso, je suis né en Isère à Voiron il y a 36 ans, j'ai toujours été en montagne, la montagne, c'est ma vie. Le trail est une approche différente, mais tout aussi noble....Ce journaliste est peut être déçu de ne pas avoir la station de trail en savoie ???? tant mieux, Raidlight est ici, en Isère et c'est cool pour nous.... de tout façon, ces nouveaux articles style Zemmour, sans aucun fondement, en attaquant plus les personnes que les faits sont communs aujour'hui et c'est certainement le seul moyen à ce journaliste de se faire mousser........BRAVO RAIDLIGHT ET A BIENTÔT A ST PIERRE POUR COURIR ET BOIRE UNE BIERE CHEZ LES COMMERCANTS LOCAUX.....
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+2 #37 benoit le nestour 29-07-2011 17:11
accusé raidlight levez vous ...
je pense que vous etes completement à coté de la plaque !!! pour ma part je suis avant tout amoureux de la nature, plutôt ecolo, j'aime les gens et le terroire, le partage la convivialité et je suis depuis toujours randonneur avant tout.
mais rajouter trailer à mes passion et ca y est je suisrendu à un energumene sans cerveau qui ne respecte rien !!! votre article tout simplement iréel !

vous avez peut etre croisé 2 ou 3 trailers con ou abrutis, il y en à partout et d'ailleurs on est toujours le con de quelqu'un !

rencontrez les trailer avant de raconter de grosse betise !!!
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+5 #36 jymm 13-07-2011 17:07
ben zut!! ... je passe par là par hasard, en suivant bêtement un fil comme la rubalise en trail ...c'est vrai que je réfléchi pas beaucoup ...mais le comble, c'est qu'en plus que je cours pas vite ...je marche même ..qu'elle honte ..je trail en faisant des photos .. je fais l'ultra du ventoux en buvant du gigondas ..me gave de tripoux sur le 100 de l'Aubrac... me fais une petite semaine en gite dans le massif de la clape avant le 50kms du phébus et randonne avec ma petite femme à la rencontre de mon terroir ...depuis les citadelles, je suis passionné de l'Histoire des cathares..
mais le pire dans tout çà ,partout ou je vais user mes baskettes; ce que j'adore le plus, c'est partager avec les autres, et les gens avec qui j'ai partagé un moment .. c'est pas forcément des trailers ...

j'avais pas une grosse envie de tester ce "trailand "..mais si en plus aux dires des journalistes locaux ,les braves gens du coin veulent pas nous recevoir .....
ben...
comme à chaque fois ,je viendrai voir par moi même!!!je suis sur que je trouverai des gens formidables !! ...

allez... moi aussi j'adore les stéréotypes... tous pareil ces journalistes!!beaucoup de mots lâchés tout azimut sans grande réflexion, ...(j'espère que mon frère va pas me lire )
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+26 #35 Frédéric 05-07-2011 21:16
Monsieur Basile Pévin,
J'habite St Pierre depuis 15 ans et suis un peu stupéfait par votre article dont j'ai un peu de mal à bien saisir le fond! Un beau mélange de coups de fusil contre le maire, Benoit Laval, le trail ou l'activité économique de montagne….Je n'ai vraiment pas le sentiment que ce que vous relatez est le sentiment de la majorité des Chartrousins. (Je tiens juste à préciser que je ne connais pas Mr Laval)
Vous dites que votre travail n'est pas de "citer sans vérifier", alors permettez moi de faire quelques corrections de votre papier, des informations que vous citez mais que vous n'avez sans doute pas vérifié:
-le nombre d'employé embauché par Raidlight n'est pas de 3, de mon coté j'en compte plus.
- la municipalité qui a laissé fuir la scierie et la menuiserie est l'ancienne mairie…donc rien à voir avec la municipalité actuelle.
-lorsque vous citez "Philippe" qui dit que les produits sont fabriqués au Maroc et au Vietnam, vous oubliez de mentionner la gamme de produit "made in France" de Raidlight qui, comme son nom l'indique, est fabriquée en France.
-lorsque vous citez "Christophe" qui se plaint que, en temps qu'exploitant des terres du monastère, ni lui, ni les pères n'ont été prévenus, sachez que le propriétaire des terres du monastère est l'état, c'est donc vers l'ONF qu'il aurait fallu vous diriger pour avoir une réponse sur l'autorisation de passage!

Permettez moi aussi de compléter votre article avec un point que vous avez "oublié" de mentionner:
-la poste du village qui est en passe d'être sauvée par le trafic que lui procure Raidlight et cela satisfait les villageois.

Bref un beau papier digne de la rédac' de TF1, avec un seul point de vue point exprimé, celui d'une poignée d'habitants et une belle mise en scène en N&B à la Gala pour fournir de la sensation au lecteur, de bien belles références journalistiques ;o) !
Sportivement,
Fredéric
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+2 #34 fabrice 05-07-2011 13:05
désolé Laurent, mais la conclusion de l'article attaque les "trailers", nous faisant passer pour des personnes qui ne réfléchissent pas, qui ignorent tout de la vie pastorale, du respect de la Nature, du travail des hommes..je suis issu d'une famille de "vulgaires" paysans! je sais ce que représente la vie des agriculteurs, je les respecte bien plus que d'autres...oui, je me sens aggressé!! comment un journaliste peut il faire l'amalgame? ce n'est pas du journalisme...L'article dénigre, juge, or le travail du journaliste est d'informer en ayant vérifié et obtenu des explications des différentes parties...je suis énervé de lire autant de stéréotypes... Citation en provenance du commentaire précédent de Laurent :
Fabrice, calme toi
Je pense qu'il ne faut pas en venir à de tels propos. C'est un peu délicat d'attaquer aussi aggressivement quelqu'un qui a oser critiquer sa pratique sportive. Pour ma part, je fais du trail, du VTT, du Ski de Rando et je ne suis nullement attaqué ou mis en cause dans mes pratiques. La critique est toujours positive et doit permettre de faire prendre du recul sur ses activités. Dans toute pratique sportive (et même dans la vie), il y a des gens qui ne respectent rien, c'est un fait et il en existe dans le trail comme dans tous les autres sports.
Le fond du problème n'est pas sur la pratique du trail mais plutôt sur les modalités d'implantation d'une entreprise (qui a d'ailleurs déjà fait parlé d'elle dans le Pilat : il paraît que là-bas les élus et le Parc ne sont pas gentils car ils n'ont pas voulu brader leur territoire à tout prix comme en Chartreuse, question de priorité).
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+8 #33 François 05-07-2011 12:39
M'enfin !!

C'est tout de même dingue de reprocher à BL de chercher à mettre en avant sa personne et son entreprise. On lui reproche de chercher des subventions ou des terrains pas chers ? Mais je rêve, là !! Aux dernières nouvelles il n'a ni obligé St-Pierre à l'accueillir ni masqué son activité ?

Si certains ont des trucs à dire, très bien, mais à ce moment-là c'est aux responsables publics. Ce sont eux les représentants de la population, pas BL et Raidlight (qu'on peut ou pas apprécier).

Dans l'article tout est mélangé : jugements sur BL, sur Raidlight, du concept station de trail, des élus, du trail lui-même... Un sacré mélange des genres.
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-13 #32 indien du pilat 04-07-2011 20:31
Citation en provenance du commentaire précédent de Benoit LAVAL :



Chacun a le droit de penser ce qu'il veut, mais laissons place à la démocratie et à la majorité.


Ah ! ben
tu nous avais caché le principal
la station de ski --- ah zut --- de trail
est là pour assurer ta notoriété
bien utile aux prochaines élections du coin coin .
Heu -- la raison , le bon sens , et la sagesse font pas toujours bon ménage avec les majorités démocratiques ---- et bien sur pour l'humilité on ira se ravitailler
chez les papous , en plus ils me semble qu'ils n'ont rien à foutre de la majorité .
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