La question du loup revenant dans l'actualité, La Voix republie un débat entre un éleveur et un défenseur du prédateur qui tombèrent d'accord pour délocaliser le problème en région parisienne.
C’était en 2007, l’année où le loup a fait le plus de dégâts dans les troupeaux savoyards. En terrain neutre, à Pontcharra, nous avions donné rendez-vous à deux hommes a priori pas fait pour s’entendre. D’un côté, Luc Etellin, éleveur ayant perdu cet été-là la moitié de son troupeau lors d’un dérochement consécutif à une attaque de loup. Il est aujourd’hui président du syndicat des éleveurs ovins. Face à lui, Michel Olivier, délégué Dauphiné-Savoie et membre du conseil d’administration de la principale association de défense des grands prédateurs, Ferus. On pouvait craindre un dialogue de sourds. Mais une heure après s’être posés sur un banc, tout près de la statue du chevalier Bayard, ils avaient imaginé ensemble un moyen inattendu de régler le problème : délocaliser les loups dans la région parisienne. Serait-ce finalement la solution pour préserver la biodiversité dans les Alpes ?
C’est que le pastoralisme est nécessaire au maintien des milieux ouverts, et donc à la sauvegarde de la faune et de la flore qu’ils abritent. Or ce petit monde est menacé. Et pas pour des problèmes de filière, car l’agneau d’alpage savoyard est depuis maintenant des années très demandé, notamment dans les circuits courts par lesquels Luc Etellin écoule toute sa production sans qu’elle quitte la Maurienne. Non, c’était bien la présence du loup qui faisait dores et déjà reculer l’élevage ovin dans nos montagnes. Et alors que les attaques repartent à la hausse cette année bien qu'un nouveau décret permette des tirs de prélèvement très encadrés, une question redevient une fois de plus d’actualité : le loup doit-il encore être protégé dans nos contrées ?
LVA : Luc Etellin, quelle est votre situation après l’attaque de cet été ?
Luc Etellin : J’ai du mal à m’en remettre. Je me pose beaucoup de questions pour l’avenir. Je suis resté en alpage pour faire activer le tir de prélèvement qui vient d’être décrété par le préfet. Mais pour quel résultat ? Car si l’on regarde les chiffres pour les quatre loups qui ont été prélevés à la suite d’une décision préfectorale, tuer un loup, ça représente 300 journées de travail d’agents publics. Bon, ils y vont à sept ou huit, mais au total, ça fait 1 200 journées pour tuer quatre loups, ce qui coûte quand même beaucoup d’argent. On pourrait opérer plus vite, avec des moyens infrarouges. Mais ça, c’est freiné au comité loup par les associations écologistes.
LVA : Michel Olivier, vous refusez que, une fois prise la décision de tuer un loup, on le fasse avec un fusil à infrarouges ?
Michel Olivier : Des collègues ne seront peut-être pas d’accord, mais je pense qu’il vaut mieux que le tir soit efficace. Le principe de tirer sur un loup ne m’enchante pas, mais à Ferus, on a été les premiers à dire oui au tir et à l’autodéfense. On est conscient des difficultés au niveau du pastoralisme, mais on estime que la cohabitation est possible en prenant certaines mesures.
LE : On nous a dit de nous protéger et, aujourd’hui, 80% des troupeaux de l’arc alpin sont protégés. Mais la prédation augmente toujours.
LVA : La protection, ça ne marche pas ?
LE : Elle a ses limites. La brebis restera toujours la proie la plus facile, même avec des chiens patous.
MO : Tout à fait.
LE : Alors nous, les éleveurs, on commence à en avoir marre de débattre, car ça fait dix ans qu’on débat. Nos représentants sont allés aux comités loup nationaux, mais aujourd’hui, ils le boycottent car quand on nous accorde le tir de défense, c’est avec des fusils à portée de trente mètres. A chaque fois, on obtient des broutilles. Le tir de défense, comme ça, ça ne sert à rien. Des gens formés pour ça mettent 300 jours pour tuer un loup avec une carabine à lunette, alors comment voulez-vous que nous, on en tue un avec un fusil à portée de trente mètres ? Nous sommes vraiment très remontés, d’autant qu’à cause de nos patous la population nous tombe sur le dos. Des éleveurs commencent même à se faire traîner devant les tribunaux. Nos chiens, c’est vrai, aboient contre les gens. Si vous courez, certains sautent les filets pour vous pincer les fesses. Et c’est à nous de gérer ça. Alors aux gens qui me reprochent l’attitude de mes chiens, je dis : vous avez voulu du loup, il faut supporter le patou. Si vous ne voulez plus de patou, enlevez les loups.
LVA : Mais qui a voulu du loup ?
MO : C’est l’ensemble de l’opinion de publique. A 70%, elle est favorable à la présence du loup sur le territoire français.
LE : A condition qu’il ne leur crée pas de dommage. Mais quand le patou commence à leur en créer...
LVA : La plupart des gens vivent en ville. C’est facile de vouloir le loup quand on est loin de son territoire…
MO : C’est quand même un animal qui représente beaucoup de choses et qui a une utilité dans un équilibre écologique. Après, vous avez l’écolo du dimanche, mais je ne me qualifie pas d’écolo, car à un moment, l’écolo devient extrémiste. Nous, on n’est pas des extrémistes du loup. On est là pour essayer de trouver des solutions avec les éleveurs.
LE : Dès le départ, on a dit : la protection, c’est bien gentil sur le papier, mais ça va se passer autrement. Et on est en train de vivre exactement ce qu’on avait prévu. Avec un autre gros souci consécutif aux mesures de protection. On doit ramener tous les soirs les bêtes à proximité des chalets, et pour aller pâturer, il faut marcher de plus en plus loin en traversant des zones difficiles. Ces marches excessives provoquent un manque de fertilité chez les brebis, un manque de poids sur les agneaux. Et puis on abîme la flore, car on doit regrouper les bêtes et les faire toujours dormir au même endroit, ce qui provoque un excès d’azote avec les crottes. Elles dorment à des endroits exposés au vent, à la pluie, où elles n’iraient jamais naturellement. On les force à être là où elles ne sont pas bien. On perturbe la bonne marche du troupeau et cela n’est pas pris en compte. Arrivé à l’automne, ça nous pénalise, car si on faisait auparavant tuer début août des agneaux montés en alpage, aujourd’hui, on ne peut approvisionner le marché qu’en septembre. Le volume d’agneau se réduit et l’éleveur perd une plus-value.
LVA : Vous parlez d’utilité du loup. Mais ici, c’est quoi son utilité ?
MO : Beaucoup disent encore que le loup a été réintroduit. Or il est prouvé qu’il a recolonisé l’arc alpin depuis les Abruzzes en passant par les Apennins. Il est revenu naturellement, donc cela veut dire que l’on retrouve certains équilibres écologiques.
LE : Vous êtes convaincus que le retour du loup est naturel, moi, je dis peut-être. Je me suis entretenu avec des scientifiques et il y a quand même des comportements anormaux : voir des loups en plein jour, les voir traverser des pistes de ski. Je suis persuadé qu’il y a une part de retour naturel et une part de réintroduction de loup de captivité.
MO : Effectivement, il y a peut-être des bêtes qui ont été lâchées. Mais quand vous parlez des scientifiques, ce sont des gens qui ne pouvaient pas admettre que le loup ait changé. Il revient, un siècle après, dans des territoires où l’homme est partout. Il s’habitue à cette présence et change ses comportements. Quand on a commencé à parler de surplus killing, les scientifiques ont dit : impossible, le loup ne fonctionne pas comme ça. Mais pourquoi se priverait-il de tuer dix bêtes quand il a un garde-manger artificiel ? A Ferus, quand des éleveurs nous ont dit qu’un loup avait tué trente brebis, on a dit que c’était possible. Mais les scientifiques disaient que non car il devait se contenter de prélever une bête ou deux.
LE : Chez moi, en 2004, ils attaquaient quinze bêtes pour en consommer la moitié d’une…
MO : On l’a admis et on s’en rend de plus en plus compte. De la même manière qu’on peut aujourd’hui les voir en plein jour, traverser des routes et aller d’un bout à l’autre d’un massif. C’est un animal qui a muté. Au siècle dernier, quand il tuait un ongulé ou une brebis, il nourrissait sa meute. Tandis qu’aujourd’hui il s’en donne à cœur joie. C’est ça le surplus killing, le plaisir de tuer, quoi. Nous l’avons assimilé avant les scientifiques qui, après des tas d’expertises, ont compris que le loup a modifié ses comportements.
LE : Les éleveurs font les cobayes avec le retour du loup. Certains s’amusent sur notre dos car ils savent qu’il y a des problèmes. Mais nous ne sommes pas des indiens dans les montagnes et nous n’allons pas supporter les loups chez nous. Un jour, je vais me débrouiller pour en trouver et je vais les emmener ailleurs en France. Et vous verrez qu’il y aura vite des problèmes. On en est là. Si on n’arrive pas à enlever ces loups de nos zones d’élevage, on va devenir hors la loi. Je ne sais pas comment, mais on va le devenir. On a quand même des familles. Notre vie de couple en prend un coup quand on se fait attaquer par le loup, car on n’a plus que ça en tête. Avant, l’alpage, c’était notre période de relâche sur le troupeau. On conduisait les bêtes bien plus en liberté. On soufflait un peu. En mettant un berger, on pouvait même envisager de partir en vacances. Ce n’est plus possible. On vit désormais dans l’angoisse et ça nous ronge petit à petit.
MO : Je comprends parfaitement.
LE : Mais les extrémistes de l’écologie veulent certaines choses. Dans leur tête, tout va bien, il y a du loup en France. Mais quand on fait son footing ou son VTT, il ne faut pas qu’un chien patou nous poursuive. Il ne faut surtout pas en voir les conséquences. En Savoie, on a beaucoup d’éleveurs qui ont des petites troupes, de 100 à 200 brebis, soit en double activité, soit en complément de production. Ils ont un petit troupeau sur un coin de montagne, d’accès difficile, pentu, où on ne peut pas mettre de bovins. Ce troupeau était par tradition dans ces coins de montagne ou sur les sommets d’alpage au-dessus des bovins. Il ne demandait pas de travail l’été. Les gens surveillaient les moutons aux jumelles et leur rendaient visite une fois par semaine. A l’automne, ils descendaient leurs bêtes et vendaient leurs agneaux. Il y avait un complément de revenu et cela entretenait un espace de montagne. Mais quand ces gens-là sont confrontés au loup, ils arrêtent. Je peux donner des noms. Quant à notre génération d’éleveur avec de grosses troupes, on a essayé de s’adapter, mais ça ne marche pas bien. Et quand je vois mon gamin de quatorze ans devant ces attaques, alors qu’il semblait s’intéresser au métier, je me dis que, avec la problématique du prédateur, on ne va pas renouveler les générations d’agriculteurs dans la production de mouton.
MO : C’est dommage, car maintenir le pastoralisme en montagne, c’est aussi maintenir les milieux ouverts. C’est une nécessité.
LVA : Si l’alpage est abandonné à cause du loup, surprotéger ce prédateur ne devient-il pas une aberration écologique vu son impact sur les équilibres naturels et humains ?
MO : C’est difficile de répondre car cela peut effectivement être complètement contradictoire. Mais un loup, on ne peut pas le cantonner.
LE : Mais là, il est surprotégé, c’est le terme exact de la convention de Berne. Donc il faut revoir cette convention car tant que le loup ne changera pas de statut, ce sera très difficile de se battre. Le monde paysan le demande, mais pas le gouvernement français.
LVA : D'autres pays le demandent-ils au niveau gouvernemental ?
MO : Oui, la Suède, la Finlande et d’autres pays du nord. C’est peut-être une des solutions qui pourraient aérer cette problématique en permettant de réguler le loup. On est prêt à accepter qu’on en tue, dès l’instant où on a atteint un seuil de viabilité. Et le seuil pour cette espèce, c’est cinquante individus. En France, elle n’est donc plus en danger car on est à plus de 100 loups, à peu près 120 selon les derniers chiffres officiels.
LE : C’est un minimum.
MO : Ce qui est vraiment souhaitable, c’est que des éleveurs continuent à aller en estive dans ces zones montagneuses. Car, si un jour la montagne est désertée, les milieux vont se refermer. Et du fait de l’emprise forestière, c’est l’entretien de la montagne qui est en péril.
LVA : Le départ des alpages des éleveurs qui jettent l’éponge dérègle déjà des équilibres naturels…
MO : Peut-être bien, mais on ne l’a pas voulu de cette manière. Maintenant, le loup est revenu. C’est comme ça. S’il n’était pas là, peut-être que je ne me porterais pas plus mal, sachant que ce n’est pas une espèce en voie de disparition. Et qu’ici, dans ce contexte, il n’a pas son utilité.
LVA : Il peut même sembler nuisible...
MO : C’est un super prédateur, donc, à part l’humain, il n’a pas de prédateur et règne en maître. Quand il chasse dans des milieux sauvages, il va éloigner une bête plus faible dans le troupeau. Et neuf fois sur dix, une bête un peu isolée a du mal à suivre parce qu’elle est blessée ou malade. Le principe même du système écologique est que le loup va faire la prédation sur cet animal qui, s’il est contaminé par un virus ou une saloperie, peut contaminer d’autres bêtes.
LE : Sauf que là, on est hors présence du mouton. C’est pour ça que nous, on veut bien du loup, mais hors des zones de présence du pastoralisme.
MO : Mais c’est le loup qui choisit. Il ira où il voudra et, dans peu de temps, il y aura des loups en Sologne, dans l’Orléanais et dans les Ardennes. Et pas dans dix ans. Il va prendre possession de certains territoires et, à partir de là, il s’autorégulera. Et il y aura du prélèvement, avec peut-être des mesures beaucoup plus draconiennes.
LE : Vous êtes d’accord que, sans la main de l’homme, on n’arrivera pas à réguler son nombre.
MO : Oui.
LE : Alors nous, ce qu’on demande, c’est qu’on le chasse de nos alpages. Qu’on nous laisse vivre du métier qu’on a choisi dans les mêmes conditions qu’avant. Et laissons le loup prospérer dans des forêts où il y a de la faune sauvage.
MO : A la limite, vous dites : laissez-nous le chasser.
LE : Non, je ne suis pas un chasseur de loups. J’ai autre chose à faire.
MO : Ce que je souhaite, c’est qu’on puisse adopter des positions qui permettent de faire plus d’effarouchement. Le loup est un animal qui sait s’adapter. Et peut-être qu’il fuira des zones où il se sentira hyperchassé pour des lieux qui le protègeront davantage, où il n’y aura pas forcément de l’élevage.
LE : En France, aujourd’hui, l’élevage est partout. Il n’y a pas que le mouton. C’est la proie la plus facile, mais si vous mettez le loup à un endroit où il n’y a que du bovin, il s’y attaquera, même s’il en tuera peut-être moins. Mais c’est quand même bizarre qu’on ait verrouillé le loup juridiquement avant qu’il ne revienne. On a signé cette convention de Berne quand il n’était pas sur le territoire. Ce retour a bien été programmé et on nous a caché beaucoup de choses. Déjà, dans les premières années, pourquoi l’Etat nous cachait ses attaques ? Ce n’était jamais le loup.
MO : C’est vrai, c’était une erreur.
LE : On a cherché à gagner du temps. On cherche toujours à gagner du temps. Vous, aujourd’hui, vous vous battez en disant que la survie de l’espèce n’est pas assurée avec 120 loups…
MO : Non, à Ferus, on a été les premiers à dire que cinquante individus suffisaient.
LE : Alors faisons un premier pas dans les alpages du style de ceux d’en face en Belledonne, chez moi ou dans d’autres endroits où il y a des attaques répétées. Débarrassons les alpages de ce loup. Car aujourd’hui, il est urgent de faire quelque chose. Sinon, on va avoir un drame ou il va se passer n’importe quoi dans la montagne. N’importe quoi.
MO : Ce serait vraiment regrettable. Et c’est pour ça que je préfère qu’on donne vraiment les moyens de faire une régulation.
LE : Vous le dites parce qu’on est entre nous, mais vos représentants nationaux sont bien plus durs à convaincre.
MO : Je parle au nom de Ferus. Des gens me désapprouveront peut-être, mais ne voyez pas en Ferus un ennemi. Au départ, quand l’Etat a caché la situation, on a été les premiers à le regretter.
LE : Eh bien je vais dire à mes responsables agricoles savoyards que Ferus est d’accord pour qu’on prélève plus de loups, surtout dans les montagnes difficiles. Si on y arrive, ça sera déjà une grosse avancée. En y mettant les moyens, on peut aller jusqu’à les endormir et les emmener dans les forêts parisiennes. Les Parisiens seront contents, ils auront les loups à côté de chez eux.
MO : Pourquoi pas ? Ça ne me choque pas. Peut-être qu’il faut se mettre autour d’une table avec des gens comme vous et se dire : il est proposé qu’on prélève des individus et qu’on les mette ailleurs. Comment fait-on ? On les tire avec des flèches hypodermiques et on les déplace ?
LE : Notre souhait serait qu’il n’y ait plus de loups dans les Alpes françaises. Alors si cinquante suffisent à tenir l’espèce, dans les grandes forêts parisiennes ou en Sologne, ça pourrait aller.
MO : Est-ce que c’est réalisable ? On n’en sait rien car on n’a pas essayé. Mais moi, ça ne me gênerait pas qu’ils soient dans la forêt de Fontainebleau. Et si ça permet de résoudre le problème, je suis pour à 100%. Je veux bien qu’on essaie de prélever les loups pour les mettre en région parisienne.
LE : Oui, chaque fois qu’on a un problème dans un alpage, on prélève le loup et on le met là-bas.
Entretien : Brice Perrier
Article publié dans le numéro 14 de la VDA (automne 2007)
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Commentaires
Faut mieux lire Mat, la moitié du troupeau est morte suite à un dérochement (un saut de falaise si c'est plus clair pour vous) consécutif à une attaque de loup. Le loup n'a pas mangé 470 moutons, mais il est à l'origine de leurs morts.
Moi je pense qu'il faut lancer un appel national genre ( toutes les personnes se trouvant dans un périmètre proche des Alpes doivent rester cloîtrées chez elles, LA BETE DU GEVAUDAN EST DE RETOUR AHAHAHHAAHH)
Moi, je crois que l'éleveur doit faire ci, ça... Quelles sont vos connaissances de la réalité de l'élevage ? Yaka, fokon, c'est trop facile.
Le comportement du loup a changé par rapport aux connaissances scientifiques, il ne craint plus l'homme (filiation de loups de zoo ?), il "sur-kille", qui nous dit qu'il ne s'attaquera pas à l'homme ?
Ah oui, autre chose, j'ai aussi entendu lors d'une réunion, que des loups avaient mangé une petite vielle en Maurienne; Le mec, il ne riait pas, hein. Mais on sait que les loups n'attaquent pas l'homme. En avez déjà vu un? J'ai plus peur d'un chien, à la vérité.
Et la question de Jean-Pierre est pertinente.
Je ne pensais pas M.O avec un tel sens de l'humour, pour une fois que je lui reconnais une qualité. ..
Yeti 05, berger en estive.
Pour l'instant, ils n'ont pas eu de problèmes mais il y a toujours cette crainte d'attaques que Luc a connu en
2007. Une attaque des prédateurs où il a perdu 470 bêtes sur 950. Et depuis, aucune décision importante prise.
Alors, vous comprendrez pourquoi chaque emmontagnage se fait dans la hantise.
C'est la 25ème année qu'il monte à la Lauzière au-dessus de Montsapey en Maurienne.
Nous le soutenons dans sa mission de préservation des espaces déboisés.
Les Politiques n'ont pas remis en cause
les décisions de Berne de 1979malgré moultes rencontres !
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