Alors que la Biennale du livre savoyard fête ses 25 ans, Michel Duret, président des Amis de Viuz-Faverges, nous présente le programme de ce rendez-vous culturel devenu incontournable.

Ce week-end, à Faverges, se tiendra la 13e biennale du livre savoyard. Un événement qui rassemblera 57 exposants, à savoir 42 auteurs, 12 éditeurs, 14 associations et un libraire-bouquiniste. Un beau panel représentant la richesse de notre culture savoyarde, une culture que s’attache à défendre et à promouvoir l’association des Amis de Viuz-Faverges, l’organisatrice de cet événement. Nous avons invité son président à nous en parler afin de vous présenter ce salon du livre pas tout à fait comme les autres. Amoureux de notre patrimoine et de notre histoire, Michel Duret est un instituteur retraité qui a durant toute sa carrière enseigné à ses élèves que 70 et 90 se prononcent ici septante et nonante. « J’utilisais aussi beaucoup de mots savoyards, car je ne savais pas comment les dire en français ! », ajoute-t-il. C’est néanmoins sans chercher ses mots dans la langue de Molière qu’il nous dévoile le programme de cette 13e biennale.

Michel Duret, vous fêtez cette année les 25 ans de la première journée du livre savoyard organisée à Faverges. Quelle est l’origine de cette manifestation ?

Cela remonte à une époque où commençaient à fleurir des salons du livre typés savoyards. Il y en avait notamment eu un organisé à Bonneville. L’idée était alors d’alterner entre les deux départements pour sa tenue, et Valloire devait prendre en charge la deuxième édition. Mais cela ne s’est finalement pas fait et, avec l’association des Amis de Viuz-Faverges, nous nous sommes proposés pour reprendre le flambeau. Finalement, il est resté ici et au bout de deux ans, nous avons décidé de passer au rythme d’une biennale pour laisser aux auteurs le temps de se renouveler

Quelle était votre intention en organisant ce salon ?

Nous faisons partie des sociétés savantes savoyardes et nous voulions leur offrir une vitrine pour présenter leurs revues et leurs travaux au public, tout en profitant de l’occasion pour se retrouver. On a donc démarré principalement avec ces sociétés, mais avec le temps, nous avons laissé de plus en plus de place aux auteurs indépendants. Aujourd’hui, ils représentent les deux tiers des stands, le reste étant occupé par les sociétés savantes et des éditeurs.

Parmi tous les salons du livre savoyards, la biennale de Faverge a-t-elle une particularité ?

Ce qu’on nous dit toujours, c’est qu’ici on ne fait pas d’ostracisme. Tout le monde est le bienvenu, du moins tous les auteurs savoyards et ceux venant d’ailleurs quand ils parlent de la Savoie dans leurs écrits. Est également apprécié le fait qu’il y a une très bonne ambiance. Il faut dire qu’on a fidélisé les gens depuis le début et qu’ils prennent plaisir à se retrouver, d’autant qu’on ne fait rien payer, ni aux auteurs ni aux visiteurs. Car notre but est avant tout de montrer que des gens savent écrire et font des recherches dans nos deux départements.

Vous proposez aussi des animations et des conférences.

Oui, et cette année le programme est très chargé, à l’occasion des 40 ans de notre association des Amis de Viuz-Faverges. Il y aura ainsi une exposition qui va durer trois semaines, intitulée La Savoie, la Sardaigne, l’Unité italienne. Elle va présenter ce qui a fait l’unité italienne, de 1848 à 1918, date à laquelle celle-ci s’est achevée avec l’arrivée du Sud Tyrol dans l’état italien.

Sont également au programme des reconstitutions historiques et militaires. De quoi s’agit-il ?

Avec des copains, on a voulu faire un petit campement militaire. Un groupe a recomposé un régiment de Savoie, et a fait venir des amis. On aura donc notamment des zouaves pontificaux, des fantassins russes et des artilleurs suisses.

Avec tout ça, vous devez vraiment être d’attaque pour cette biennale !

Oui, mais ça ira mieux lundi quand ça sera fini ! C'est qu'il y a beaucoup de boulot pour la préparation... Maintenant, on a surtout hâte d’être dimanche matin où toutes les troupes vont défiler en ville avant l’inauguration. On vous y donne rendez-vous.

Propos recueillis par Brice Perrier

 

Commentaires  

 
+2 #1 27-08-2012 10:55
dommage que je tombe sur cette article le 27, j'aurai bien voulu y aller.
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